Richard FLANAGAN

    Richard FLANAGAN

     

    Né en 1961 en Tasmanie, Richard Flanagan est resté viscéralement attaché à cette terre. Il n'a cessé d'en revisister l'histoire et la mémoire au fil de son œuvre. Après cinq romans récompensés par de nombreux prix et traduits en 26 langues, dont Le Livre de Gould (Flammarion, 2005 ; Babel n°1361), La Route étroite vers le Nord lointain, Man Booker Prize 2014, lui apporte la consécration internationale.

     

     

     

    La Route étroite vers le Nord lointain

    Traduit de l'anglais (Australie) par : France CAMUS-PICHON

     

    Man Booker Prize 2014

     

    En 1941, Dorrigo Evans, jeune officier médecin, vient à peine de tomber amoureux lorsque la guerre s’embrase et le précipite, avec son bataillon, en Orient puis dans l’enfer d’un camp de travail japonais, où les captifs sont affectés à la construction d’une ligne de chemin de fer en pleine jungle, entre le Siam et la Birmanie.
    Maltraités par les gardes, affamés, exténués, malades, les prisonniers se raccrochent à ce qu’ils peuvent pour survivre – la camaraderie, l’humour, les souvenirs du pays.
    Au coeur de ces ténèbres, c’est l’espoir de retrouver Amy, l’épouse de son oncle avec laquelle il vivait sa bouleversante passion avant de partir au front, qui permet à Dorrigo de subsister.
    Cinquante ans plus tard, sollicité pour écrire la préface d’un ouvrage commémoratif, le vieil homme devenu après guerre un héros national convoque les spectres du passé.
    Ceux de tous ces innocents morts pour rien, dont il entend honorer le courage.
    Ceux des bourreaux, pénétrés de leur “devoir”, guidés par leur empereur et par la spiritualité des haïkus.
    Celui d’Amy enfin, amour absolu et indépassable, qui le hante toujours.
    Les voix des victimes et des survivants se mêlent au chant funèbre de Dorrigo, se répondent et font écho. À travers elles, la “Voie ferrée de la Mort”, tragédie méconnue de la Seconde Guerre mondiale, renaît sous nos yeux, par-delà le bien et le mal, dans sa grandeur dérisoire et sa violence implacable.
    Porté par une écriture d’une rare intensité poétique, La Route étroite vers le Nord lointain est un roman puissant sur l’absurdité de la condition humaine, une méditation ombreuse sur l’amour et la mort, un cri contre la précarité de la mémoire et l’inacceptable victoire de l’oubli.

     

    Lire un extrait

     

     

    Dans la presse


    « La narration n'est pas linéaire, épousant les mouvements de la mémoire du vieil homme. Alliant le souffle de l'épopée à l'épure poétique, La Route étroite vers le Nord lointain est un roman vaste et dense sur l'expérience humaine, l'héroïsme, les blessures inscrites dans les corps et les têtes des victimes et de leurs descendants. Dorrigo Evans est un Ulysse moderne, qui poursuit inlassablement son rêve de retour vers son Ithaque »

    Sophie Joubert, L'Humanité

    « L’art console mais ne sauve pas du mal, nous dit l'auteur, pas plus qu'il ne répare l'injustice, sauf peut-être celle de l’oubli. (…) Ne subsiste que l'espoir, fragile mais invincible lueur que l'écrivain a le mérite de traquer sans relâche. Où la chercher sinon dans l'amour, celui d'un ami, d'un frère ou d’une femme - la belle Amy, dont le souvenir ne quittera jamais Dorrigo ? »

    Jeanne Ferney, La Croix

    « Des images du « Pont de la riviere Kwai » surgissent au fil des pages, maîs l'Histoire est plus cruelle et l' écriture de Richard Flanagan si puissante que l'on ne ressort pas indemme de cette épopée qui est aussi un cri contre l’oubli. »

    Madame Figaro, O. Mauriac

    « Surtout, la belle idée de Flanagan est de nous faire partager l’intimité de son héros, dont l'histoire personnelle rend la captivité encore plus effroyable : juste avant de se retrouver embarqué dans ce conflit, Dorrigo Evans est tombé éperdument amoureux de la femme de son oncle avec qui il vivait une passion flamboyante et secrète. Sans cesse les liens entre cet amour perdu et les pertes occasionnées par ce voyage au coeur des ténèbres se mêlent dans ce roman puissant et amer… »

    Renaud Baronian, Le Parisien

    « « La Route étroite vers le nord lointain » est aussi dense que la jungle siamoise. D'une intense humanité, ce roman foisonnant et poétique dépeint des hommes, des individualités émouvantes livrées à d’atroces tourments par des bourreaux qui deviendront victimes à leur tour. Car l’histoire humaine avance à jamais dans un tourbillon de violence et d'oubli. Flanagan nous emmène au-delà du bien et du mal, au coeur de lavie, même quand celle-ci ne semble plus avoir aucun sens. »

    F. Humblot , Les Échos

    « Une prose grandiose !  »

    Kerenn Elkaim, Le Vif L’Express

    « Richard Flanagan tisse une ou plusieurs histoires passionnantes, émouvantes, poignantes, remuantes, bouleversantes. Dans un style simple et intense, qui exige la participation active du lecteur, l'écrivain de Tasmanie a façonné un grand roman qui englobe l'amour et le pouvoir, la mort et l'oubli, la mémoire et la littérature. »

    Jean-Claude Vantroyen, Le Soir

    « C’est un roman ample et ambitieux, à l'écriture puissante, que nous offre Richard Flanagan. L'absurdité de la guerre, les limites de la condition humaine, l'alchimie de l'amour, les ténèbres de la solitude, les ressorts de la bonté, la violence qui traverse les âges sont au coeur de ce qui est aussi une formidable méditation sur la mémoire. (...) Fragment d'histoire, certes, mais la résonance que lui donne Richard Flanagan lui confère une autre stature. »

    Geneviève Simon, La Libre Belgique

    « Dorrigo Evans est capable de traverser les flammes pour sauver sa femme et ses enfants. Il ne sait même pas pourquoi. Nous, oui. C'est simplement pour le très vif, et égoïste, plaisir du lecteur. »

    Claire Devarrieux, Libération

    «  La Route étroite vers le Nord lointain est une fresque forte et audacieuse. (...) Le lecteur se laisse emporter par le souffle incroyable dont fait preuve Richard Flanagan. Lequel éblouit avec son sens de la scène. Sa manière de parler des plaies qui ne finissent jamais de saigner. »

    Alexandre Fillon, Lire

    « La violence démentielle est le thème de ce beau roman, (…), dans lequel les hommes s'interrogent davantage sur leur foi en l'humanité que sur Dieu. »

    Gilles Heuré, Télérama

    « La description du calvaire des camarades de Dorrigo Evans évoque, par son dégré de précision parfois insoutenable, les grandes pages de la littérature concentrationnaire. (...) La Route étroite vers le Nord lointain emprunte d'ailleurs son titre au vers d'un haïku, c'est-à-dire au point de vue de l'autre, fidèle en cela à la tradition du roman humaniste dans laquelle s'inscrit résolument Richard Flanagan. »

    Sabri Louatah, Le Monde des livres

    « C'est un terrible réquisitoire contre la curauté que l'on découvre dans ce roman de Flanagan qui, au passage, rappelle le calvaire vécu par ses propres compatriotes, des spectres rassemblés autour du docteur Dorrigo Evans. »

    André Clavel, Le Temps

    « C'est que La Route étroite vers le Nord lointain a l'envergure d'une superproduction internationale. (...) Comme à son habitude, Richard Flanagan procède par bifurcations, allers et retours dans le temps et l'espace, montage de points de vue. On dirait, dans les trente première pages, qu'il vole, Tarzan de la la prose (...). Dorrigo Evans est capable de traverser les flammes pour sauver sa femme et ses enfants. Il ne sait même pas pourquoi. Nous, oui. C'est simplement pour le très vif, et égoïste, plaisir du lecteur. »

    Claire Devarrieux, Libération

    « Douze années de recherches et d'écriture auront été nécessaires pour composer cette imposante fresque, achevée le jour du décès du père de l'auteur, auquel elle rend hommage. »

    Laëtitia Favro, Le JDD

    « Dès les premières pages de La Route étroite vers le Nord lointain, un air sifflé par des centaines d'hommes, puis un flot d'images submergent le lecteur un tant soit peu cinéphile. (...) Richard Flanagan se refuse à juger, s'attachant tout au contraire à tenter de comprendre - sans pour autant pardonner - comment et surtout pourquoi les hommes, bons ou mauvais, font ce qu'ils font. »

    Alexis Liebaert, Le Magazine littéraire

    « En mettant ces questionnements au cœur d'un livre dont le souffle et l’ampleur évoquent les fresques romanesques du XIXème siècle, Flanagan affiche simultanément son scepticisme fondamental et sa foi absolue dans les pouvoirs de la fiction. »

    Bruno Juffin, Les Inrockuptibles

    « Un roman du virtuose Richard Flanagan. Une superbe épopée. »

    Emmanuel Hecht, L’Express

    « La meilleure fiction de l'année, déjà ? Peut-être bien ! La Route étroite vers le Nord lointain, le sixième roman de l'Australien Richard Flanagan (né en 1961 en Tasmanie), est ce type de livre rare qui vous fait pousser des jurons d’admiration. Qui vous fait sourire de bonheur. Qui achève de vous convaincre du pouvoir de la littérature, tout à la fois évasion, refuge et consolation. (...) Nous n'oublierons pas de sitôt ce magnifique roman des voix et des ténèbres, de la folie et de l’amour, de la mémoire et de l’oubli. »

    Bruno Corty, Le Figaro Littéraire

    « Man Booker Prize 2014, Richard Flanagan, flirte avec le chef-d’œuvre (…). Selon l’écrivain, l’amour et la guerre nous révèlent aux autres et à nous-mêmes. (…). Richard Flanagan parvient brillamment à les saisir dans ce roman impressionnant. »

    Kerenn Elkaim, Livres Hebdo

    « Un grand roman de guerre et d'amour qui interroge ce qu'il reste de l'humain lorsque celui-ci est rendu à son animalité. (...) En suivant le destin de Dorrigo jusqu'à sa mort, cette fiction historique, impeccablement documentée, infiltre non seulement chaque nuance de l'instint de survie, mais également les petits arrangements des survivants avec ce qu'ils ont subi ou commis. »

    Béatrice Arvet, La Semaine de Nancy

     

     

    Dans la collection Babel


     

     

    Le Livre de Gould

    Roman en douze poissons

    Par un matin d’hiver, le faussaire australien Sid Hammet découvre dans une brocante un vieux manuscrit illustré d’une douzaine d’aquarelles de poissons. L’enchantement qu’il éprouve à la lecture de ce Livre des Poissons est tel que, le jour où l’ouvrage disparaît mystérieusement, Sid Hammet n’hésite pas à réécrire de mémoire la formidable et monstrueuse histoire qu’il contient.

    Cette histoire, c’est celle de William Buelow Gould, un peintre forçat incarcéré au xixe siècle sur l’île Sarah, ancienne colonie pénitentiaire de la Terre de Van Diemen aujourd’hui appelée Tasmanie. Dans son journal de bagnard, celui-ci relate les événements extraordinaires dont il aurait été témoin au moment où l’île Sarah, sous l’égide d’un Napoléon des mers du Sud à l’imagination démente, a cru pouvoir, d’île-prison qu’elle était, s’élever au rang de nation capable de rivaliser avec l’Europe…

    Servi par une prose hypnotique et débordant d’humour noir, Le Livre de Gould est un chef-d’oeuvre d’inventivité et de transgression narrative.


    Association du méjan

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