Paul Auster | Excursions dans la zone intérieure

    Pourquoi ce petit gars du New Jersey appelé Paul Auster, né dans une famille où on ne lisait pas, est-il devenu cet impressionnant, ce magnifique écrivain américain que, nous, nous lisons depuis les années 1980 ? Dans Excursions dans la zone intérieure, il y a mille réponses. Dans ce livre, il n'y a pas de réponse. »

    Bernard Pivot

     

    Excursions dans la zone intérieure
    Paul Auster || Excursions dans la zone intérieure

    Traduit de l’américain par Pierre Furlan

    Paru en mai 2014

     

    Après avoir, dans Chronique d’hiver, revisité son passé sous l’angle du corps et de la sensation, Paul Auster s’attache ici à arpenter le paysage mental de son enfance peuplé d’objets doués de vie, d’éclectiques héros de romans, de créatures cinématographiques, de prodigieux joueurs de base-ball, et parfois hanté par un Dieu fréquemment courroucé et toujours culpabilisant. D’illuminations en incertitudes, de longues rêveries en moments d’exaltation, un jeune garçon s’initie au monde tandis que son identité d’adulte se façonne sous le double signe de l’imaginaire et de l’environnement socioculturel des États-Unis de la seconde moitié du xxe siècle, dont plus de cent illustrations sélectionnées par l’écrivain viennent, en fin de volume, incarner figures tutélaires et temps forts.
    Outre la reconstitution a posteriori d’un itinéraire intellectuel et des chemins singuliers qu’une vocation d’écrivain dessine sur la carte du monde, une capsule temporelle où sont restituées les lettres jadis adressées par Paul Auster à sa future première épouse – la romancière Lydia Davis – donne à entendre dans toutes ses harmoniques la voix de ce jeune homme solitaire et obstiné qui, n’ayant cessé d’obéir aux impérieuses injonctions de la création, a bâti l’œuvre littéraire d’exception qui l’a imposé comme l’un des écrivains les plus remarquables de sa génération.

     

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    Chronique d'hiver
    Paul Auster || Chronique d'hiver

    Traduit de l’américain par Pierre Furlan

    Paru en mars 2013

     

    Trente ans après L’Invention de la solitude, Paul Auster pose sur son existence le regard du sexagénaire qu’il est devenu. Bien loin, cependant, du journal intime ou du classique récit autobiographique, cette Chronique d’hiver aborde la méditation sur la fuite du temps sous l’angle du compagnonnage que tout individu entretient avec son propre corps.
    C’est en effet de respiration, de sensation, de jouissance ou de souffrance, d’épiphanies charnelles ou de confrontations plus ou moins traumatiques avec la matière du monde qu’il est question à travers l’évocation, à la deuxième personne, d’un simple petit Américain du nom de Paul Auster, né dans l’immédiat après-guerre, et requis d’apprivoiser les espaces et le temps qui lui ont été impartis.
    Dans ces pages aussi sincères que retenues, Paul Auster se décrit moins en littérateur qu’en acteur convoqué sur la scène troublée de l’existence pour y incarner, à son tour, toute l’ardeur des passions humaines.

    De cet homme-cicatrice dont le corps exulte ou somatise, de ce fils hanté par la mort prématurée de son père et tourmenté par le destin chaotique de sa mère, de l’heureux citoyen de Brooklyn, époux et père aujourd’hui comblé, de cet héritier d’une lointaine Europe, amateur de baseball, fumeur invétéré et romancier fécond, de cet homme, enfin, qui souffre de ne pouvoir ou de ne savoir pleurer, le lecteur entendra ici le “grain de la voix” surgissant du savant puzzle où se déconstruit toute représentation univoque du moi afin que se produise, sous le signe d’une humanité partagée, la plus loyale des rencontres.

     

     

    Paul Auster

    Paul Auster est un écrivain américain né en 1947 à Newark dans le New Jersey.
    De 1965 à 1970, il étudie les littératures française, anglaise et italienne à Columbia University où il obtient un Master of Arts. Il publie à cette époque, des articles consacrés essentiellement au cinéma dans la Columbia Review Magazine, et commence l’écriture de poèmes et de scénarios pour films muets.
    De 1971 à 1975, il s’installe à Paris et, en connaisseur attentif de notre langue, il traduit Dupin, Breton, Jabès, Mallarmé, Michaux et Du Bouchet. Unearth, son premier recueil de poèmes paraît aux Etats-Unis en 1974, puis en France, en 1980, aux éditions Maeght.
    Sa Trilogie new-yorkaise, constituée de Cité de Verre (1987), Revenants (1988) et La Chambre dérobée (1988), paraît aux éditions Actes Sud et connaît un succès immédiat auprès de la presse et du public.
    Suivront des essais, des recueils de poésie et de nombreux romans, dont Moon Palace (1990) ou encore Léviathan qui obtient en 1993 le Prix Médicis étranger.
    Paul Auster a aussi écrit des pièces de théâtre dont Laurel et Hardy vont au paradis qui a été joué au Théâtre de La Bastille en 2000. Cité de verre qui a été adapté en bande dessinée par David Mazzucchelli en 1995. En 1993, La Musique du hasard a fait l’objet d’un film réalisé par Philip Haas.
    Passionné depuis toujours par le cinéma, Paul Auster réalise Smoke et Brooklyn Boogie en collaboration avec Wayne Wang. En 1996, ces deux films sont diffusés sur les écrans internationaux. Smoke obtient le Prix du meilleur film étranger au Danemark et en Allemagne.
    En 1998, Paul Auster écrit et réalise Lulu on the bridge, avec Harvey Keitel, Mira Sorvino et Willem Dafoe, film sélectionné à Cannes dans la catégorie “un certain regard”.
    Il poursuit son activité de cinéaste en réalisant La Vie intérieure de Martin Frost d’après un scénario composé à partir de l’une des intrigues de son roman, Le Livre des illusions, en 2007.

    En France, toute l’œuvre de Paul Auster, traduite en trente-cinq langues, est publiée chez Actes Sud. Il est membre de The Academy of Arts and Letters et a reçu le Prix du Prince des Asturies en 2006 (entre autres distinctions prestigieuses).
    Paul Auster vit à Brooklyn avec sa femme, la romancière Siri Hustvedt.

    Derniers ouvrages parus : Seul dans le noir (2009 ; Babel n° 1063), Invisible (2010 ; Babel n° 1114), Sunset Park (2011) et Chronique d'hiver (2013).

     


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