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En quête d'une terre à soi


En 1956, Gao Ertaï a vingt ans, il enseigne le dessin dans un lycée de Lanzhou, dans l’Ouest de la Chine. C’est à cette époque qu’il compose et publie son essai intitulé Sur le beau, qui ne cadre pas avec l’idéologie officielle et lui vaudra l’année suivante d’être étiqueté droitiste. S’ouvre alors une période de vingt ans au cours de laquelle alterneront les séjours de rééducation, notamment dans le terrible camp de Jiabian-gou, et les périodes de semi-liberté où il exerce son métier de peintre, participant à la restauration des célèbres fresques de Dunhuang. Mais en 1989, sa mauvaise réputation le rattrape et il est à nouveau détenu, avant de parvenir à quitter la Chine grâce à l’aide de militants hongkongais.


Récit de toute une vie, depuis l’enfance jusqu’à l’exil aux États-Unis, testament intellectuel d’un fin lettré amoureux de l’art et de la poésie, cette autobiographie est aussi un bouleversant témoignage et un hommage rendu à d’autres destins brisés, dont celui de la propre fille de l’auteur. Poétique par moments, émouvant à d’autres, d’une constante retenue face aux réalités les plus choquantes, cet ouvrage d’une force exceptionnelle est un véritable condensé de l’histoire et de la culture chinoise contemporaine, autant qu’une analyse remarquablement lucide du mécanisme des mouvements politiques.


Le texte a été traduit d’après la version taïwanaise intégrale et non censurée.

avril, 2019
14.50 x 24.00 cm
752 pages

Langue : chinois
Mathilde Nyan Shi CHOU

ISBN : 978-2-330-05595-0
Prix indicatif : 26.80€



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C’est un témoignage de l’intérieur que livre Gao Ertai. Celui d’un citoyen en désaccord avec la ligne du Parti à un moment où la politique règne en maître. Ce récit autobiographique est d’autant plus intéressant qu'il éclaire à sa manière des pans de la Chine actuelle. Les dénonciations, la surveillance politique dans les entreprises et le système de reconnaissance faciale ramènent à ces moments de la Révolution culturelle.

Michel De Grandi, Les Échos

La première qualité, éclatante, du pavé de Gao Ertai, qu’il faut lire avec attention, notes comprises, est en effet le sentiment d’authenticité qui en émane. Sentiment auquel contribuent, pour une très grande part, l’absence totale de chiqué, l’art des évocations, qui ne sollicite jamais l’émotion du lecteur par un pathos de basse cuisine, la précision (l’œil du peintre) des descriptions de lieux et de personnages, sur fond d’un refus constant de la surenchère.

Maurice Mourier, En attendant Nadeau

Ces pages sont autant de coups de poing assenés par l’auteur à la terre entière mais aussi à lui-même, ce qui rend le livre encore plus attachant et convaincant.

Frédéric Lemaître, Le Monde des livres

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