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Les Réponses


À New York, aujourd’hui, Mary se retrouve au centre d’une curieuse expérience « scientifique », menée par une superstar du cinéma qu’elle est probablement la seule au monde à ne pas connaître. Le but : rien moins que décortiquer la mécanique du sentiment amoureux, pour mieux l’induire et, surtout, le rendre plus praticable, plus durable.

Au départ, la jeune femme cherche à financer une thérapie furieusement alternative qui, malgré ses réticences, se révèle aussi efficace qu’hors de prix. Car, comme la société qu’elle peine tant à apprivoiser, Mary est assaillie par une foultitude de maux mystérieux qui ont fait de sa vie un chemin de croix.

Artiste du décalage, surfeuse de marges et funambule de sa très personnelle logique, Catherine Lacey porte sur le monde contemporain, ses symptômes et ses impasses, un regard d’une précision et d’une acuité glaçantes. Il y a chez elle une familiarité troublante avec la folie des hommes, les batailles des femmes et une intuition intime de son époque, qu’elle exerce sans filtre mais aussi sans jugement, parvenant à nous inquiéter et à nous réconforter dans un seul et même geste littéraire, insolite et réjouissant.

mars, 2019
11.50 x 21.70 cm
368 pages

Langue : anglais (États-Unis)
Myriam ANDERSON

ISBN : 978-2-330-11852-5
Prix indicatif : 22.80€



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Un roman tout à fait intrigant, fantaisiste et d’une belle quoique cruelle acuité sur les rapports humains.

Flore Delain, Quatre sans Quatre

De manière très fine Catherine Lacey observe les folies et les angoisses contemporaines, la peur panique de l’échec amoureux dans une société de la réussite, la précarité psychologique et matérielle de femmes contraintes de jouer les cobayes pour surnager. [...] Porté par une écriture subtile que restitue la belle traduction de Myriam Anderson, ce voyage au bout de l’absurde est d’abord l’odyssée intime et incertaine d’une jeune femme d’aujourd’hui qui gagne sa liberté en acceptant de laisser ses questions sans réponses.

Sophie Joubert, L’Humanité

Si Personne ne disparaît donnait ainsi un visage à ce que certains psychologues nomment le “mal du siècle”, cette volonté d’absence
à soi-même et aux autres, Les Réponses lui façonne un corps. (...) Les Réponses est un drôle de roman et un roman très drôle, conte des folies ordinaires qui (…) ensorcelle autant que son prédécesseur. Car il laisse entendre, derrière les délires de ses personnages loufoques, la voix singulière d’une écrivaine sensible, qui sait répondre aux âmes en peine.

Yann Perreau, Les Inrokuptibles

Lacey excelle à décrire le rapport douloureux, physique et psychique au quotidien : sommeil, travail, vie sentimentale. (...) Balancement à la Virginia Woolf, dans cette métaphore d’une conscience qui cherche à se retenir au bord du vide. Faut-il passer par une telle expérience pour aimer un autre que soi ? C’est dans cet inlassable questionnement du sentiment amoureux que Les Réponses touche à son noyau incandescent.

Oriane Jeancourt, Transfuge

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