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La malchimie


Récit d’un empoisonnement, La malchimie témoigne de l’affection d’une sœur ayant perdu son frère, ouvrier agricole mort de la nocivité des produits phytosanitaires qu’il a manipulés pendant des décennies sans protection, autant que de l’urgence à combattre le tout-chimique. Un récit emporté par la force incandescente d’une romancière qui a su bâtir de livre en livre un univers rare et complexe.


Sylvain et moi traçons notre sillon de chaque côté d’une ligne de démarcation qui s’est creusée malgré nous. Je suis étudiante, il conduit le tracteur de son patron, laboure, ensemence, moissonne les champs de son patron et les “traite”. “Traiter”, il a commencé jeune. On traite contre les maladies, pour les rendements, la propreté. On traite dans la plaine de façon préventive, curative, et intensive toujours. On traite, c’est radical et ça rapporte. Les engrais, les produits phytosanitaires, la terre absorbe tout cela.

G.B.

mars, 2019
10.00 x 19.00 cm
256 pages


ISBN : 978-2-330-11860-0
Prix indicatif : 22.00€


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Prix Maurice Genevoix -

La force du récit de Gisèle Bienne tient dans le contrepoint entre interrogations terribles sur « ces produits de guerre en temps de paix », souvenirs d’enfance et amour tendre qui la lie à son frère. La souffrance nourrit autant l’affection que l’engagement.

Simone Wehrung, Les Dernières Nouvelles d'Alsace

La Malchimie contribue à combattre « le monstre [...] qui détruit le monde commun » et à « promouvoir l’âge du vivant » (Corine Pelhichon, Éthique de la considération, Seuil, 2018). La force de La Malchimie tient à la position de la narratrice et de son frère : les ravages produits par la « malchimie » sur un corps vivant sont montrés de l’intérieur ; elle tient aussi à la qualité poétique de l’écriture, au plus près des sensations et des émotions, avec pudeur. Le roman oppose deux espaces (le pré et la chambre stérile), deux époques (l'agriculture d’avant l’agrochimie et celle d’aujourd’hui), mais c’est dans l’écoute de l’enfant, dans son rapport au monde, que s’enracine sa capacité de révolte contre un ordre économique et politique destructeur. (…)

Colette Camelin, Revue Europe

Récit bouleversant sur la perte d’un être cher, La malchimie est également un indispensable cri d’alarme sur la destruction de notre environnement et de notre santé.

Bernard Lehut, On l'a lu

L’alchimie de l’écriture est essentielle face à ces menaces et pour construire un monde où chaque « sujet » compte dans sa singularité, un monde où la vie d’un Sylvain et l’immense chagrin de sa sœur et de ses proches pèsent plus qu’un « dollar de business ». Elle nous rend lucides « face à l’apocalypse », sans craindre les affects dits « négatifs » — la peur devant la toute-puissance de l’industrie soutenue par les gouvernements, l’indignation, la révolte, la colère. Mais aussi l’empathie envers ceux qui souffrent, les victimes et leurs proches…

Le blog de Colette Camelin / Mediapart

Quel titre puissant et bien trouvé, mélange de malchance et d’alchimie, de maladie et de chimie, mot-valise gravé sur ce beau livre-tombeau que l’auteure a écrit pour son frère agriculteur, […]. La preuve que la littérature est l’amie des moments difficiles. Avec La Malchimie, Gisèle Bienne élargit le cercle des compagnons d’infortune, et tend une main solide et solidaire à tous les indignés.

Marine Landrot, Télérama

Un récit emporté par la force incandescente d’une romancière qui a su bâtir de livre en livre un univers rare et complexe.

C'est Demain

S’ils sont les cibles, les gros bras de l’agro-chimie ne sont pourtant pas le cœur du livre, qui se lit d’abord comme un hommage vibrant et magnifique au frère disparu.

Gilles Grandpierre, L'Union

Où Gisèle Bienne a-t-elle trouvé la force d’écrire sur le cynisme mercantile des grandes firmes chimiques qui ont assassiné son frère ? De sa révolte mais pas seulement. Son récit fait entrer autant de fureur que de poésie, autant de rage que de grâce d’aimer. Ce réquisitoire n’en est que plus bouleversant.

Elisabeth Barillé, Le Figaro Magazine

Où Gisèle Bienne a-t-elle trouvé la force d’écrire sur le cynisme mercantile des grandes firmes chimiques qui ont assassiné son frère ? De sa révolte mais pas seulement. Son récit fait entrer autant de fureur que de poésie, autant de rage que de grâce d’aimer. Ce réquisitoire n’en est que plus bouleversant.

Elisabeth Barillé, Le Figaro Magazine

La mort approche, inexorablement portée par ce témoignage bouleversant. Un « j'accuse », terrible, véritable plaidoyer pour une prise de conscience contre la « malchimie », celle qui empoisonne les champs, l'air, l'eau et les gens.

Lucie Servin, Rebelle Santé

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