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Sakari traverse les nuages


Un jeune homme, Sakari Ekman, approche de la fontaine de la place du Marché de Turku, petite ville de Finlande. Il est midi. Le soleil est au zénith. Nu, Sakari entre dans la fontaine. Le temps est suspendu à l’éclat de lumière qui se reflète sur la lame du couteau qu’il porte à la main. Il murmure qu’il est un ange.

Petri, le policier appelé sur les lieux, tente de le raisonner tout en s’approchant lentement de lui. Il a sorti son arme et ne comprendra que trop tard qu’il a tiré, tuant le jeune homme sur le coup. Petri a-t-il agi en légitime défense ? Kimmo Joentaa, chargé de l’affaire, devra le déterminer.

Pendant l’enquête, un incendie se déclare dans la maison voisine de celle de la famille Ekman et un des enfants qui y habitait disparaît. Kimmo se lance alors à sa recherche.

Dans une langue d’une beauté hypnotique, et une atmosphère d’une douceur qui contamine chacune des relations entre les personnages et chaque scène, Jan Costin Wagner parvient une nouvelle fois à redéfinir les codes du roman policier.

octobre, 2018
12.50 x 19.50 cm
256 pages

Langue : allemand
Marie-Claude AUGER

ISBN : 978-2-330-11334-6
Prix indicatif : 22.00€



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Heureux ceux qui ne connaissent pas encore Jan Costin Wagner, et ils sont nombreux. Car si les aficionados du polar ont déjà validé l’auteur allemand qui situe ses livres dans la Finlande de son épouse et où il vit en partie, c’est à un challenger qu’on a affaire. Un challenger volontaire, assumé, qui se tient bien éloigné des autoroutes du genre, "cliffhangers" et compagnie. Si bien que partager l’expérience d’avoir lu Wagner donne lieu à des conversations particulières : où il est plus questions d’effets, de sensations, de sentiments, que d’intrigue ou de rebondissements. Où ce qui passe entre les lignes est tout aussi important que ce qui est écrit.

Limpidité mystérieuse, fausse simplicité, fatalisme solaire, empathie tourne-cœur qui peut se cristalliser sur une recette de spaghettis à la tomate : ce beau Sakari traverse les nuages est emblématique de la force poétique de Jan Costin Wagner.

Sabrina Champenois, Libération

L’Allemand Jan Costin Wagner continue d’explorer le deuil, la mort et la perte, dans ce 6e roman avec son héros qui n’en est pas un. Ici aucun meurtre, et pas de véritable enquête. C’est beau, parfois à pleurer, tant la douleur transpire des situations, et tant la bienveillance est perceptible chez Kimmo Joenta.

Caroline de Benedetti, Fondu au noir

Un roman dense et étonnant.

Blog Les rêveries d’Isis

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