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J'ai couru vers le Nil


Le Caire, 2011. Alors que la mobilisation populaire est à son comble sur la place Tahrir, Asma et Mazen, qui se sont connus dans une réunion politique, vivent leurs premiers instants en amoureux au sein d’une foule immense. Il y a là Khaled et Dania, étudiants en médecine, occupés à soigner les blessés de la manifestation. Lui est le fi ls d’un simple chauffeur, elle est la fille du général Alouani, chef de la Sécurité d’État, qui a des yeux partout, notamment sur eux. Il y a là Achraf, grand bourgeois copte, acteur cantonné aux seconds rôles, dont l’amertume n’est dissipée que par ses moments de passion avec Akram, sa domestique. Achraf dont les fenêtres donnent sur la place Tahrir et qui, à la suite d’une rencontre inattendue avec Asma, a été gagné par la ferveur révolutionnaire. Un peu plus loin, il y a Issam, ancien communiste désabusé, victime de l’ambition de sa femme, Nourhane, présentatrice télé, prête à tout pour gravir les échelons et s’ériger en icône musulmane, qu’il s’agisse de mode ou de mœurs sexuelles.

Chacun incarne une facette de cette révolution qui marque un point de rupture, dans leur destinée et dans celle de leur pays. Espoir, désir, hypocrisie, répression, El Aswany assemble ici les pièces de l’histoire égyptienne récente, frappée au coin de la dictature, et convoque le souffle d’une révolution qui est aussi la sienne. À ce jour, ce roman est interdit de publication en Égypte.

septembre, 2018
14.50 x 24.00 cm
432 pages
Coédition L'Orient des livres

Langue : arabe (Égypte)
Gilles GAUTHIER

ISBN : 978-2-330-10904-2
Prix indicatif : 23.00€



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Prix Transfuge du Meilleur roman arabe -

Un grand livre, qui se lit d'une traite, avec, à la fin de chaque chapitre, une surprise relançant l'intérêt. Un roman, chronique romancée de la révolution, plein de personnages auxquels on s'attache ou qu'on aime détester un livre rempli d'émotions, de luttes et de drames, de tendresse de vie, de sexe et de violence politique.

Guy Duplat, La Libre Belgique

L’un des plus grands écrivains contemporains, mieux, le pharaon des lettres en personne [...] un roman haletant et plein d’une ironie salutaire. [...] J’ai couru vers le Nil est aussi un roman à la drôlerie féroce, contestataire.

Christophe Ono-dit-Biot, France Culture Le temps des écrivains

Roman d’une ambition folle.

Conteur extraordinaire, Alaa El Aswany réussit ici le grand roman de la révolution égyptienne.

Yasmine Youssi, Télérama

L’un des plus grands écrivains contemporains, mieux, le pharaon des lettres en personne.

Un roman formidable.

A la fois portrait en mosaïque d'une révolution, hommage à la jeunesse, aussi, qui y a cru, ce roman est aussi un brûlot contre ceux qui, des militaires aux religieux ont cassé les espoirs de cette jeunesse. Mais c’est de surcroît un roman haletant et plein d’une ironie salutaire.

J’ai couru vers le Nil est aussi un roman à la drôlerie féroce, contestataire, puisque l’écrivain y pourfend les hypocrisies du pouvoir, politique, religieux, dans tous ses aspects, même dans son rapport à la sexualité.

Christophe Ono-dit-Biot, France Culture Le temps des écrivains

On retrouve le meilleur d’Alaa El Aswany.

Un roman extrêmement réussi

Sandrine Treiner, France Culture Les matins

Alaa El Aswany, le chroniqueur de L’immeuble Yacoubian, est devenu l’un des porte-paroles de la Révolution de Tahrir.

Jean Lebrun, France Inter « La marche de l’Histoire »

Alaa El Aswany est l’écrivain égyptien le plus important actuellement. Il est aujourd’hui le porte-parole de son peuple dans le monde.

J’ai couru vers le Nil rend compte avec beaucoup de réalisme et de transparence de la révolution de 2011. Avec détermination il a écrit sa version des faits.

Catherine Fruchon-Toussaint, RFI « Littérature sans frontières »

Avec Alaa El Aswany, le roman étreint l'Histoire à bras le corps.

En un style limpide, diablement efficace, il peint avec un grand luxe de détails une stupéfiante galerie de portraits.

Muriel Steinmetz, L’Humanité

C’est un Brave.

Un roman choral, absolument foisonnant, magnifique.

Elisabeth Quin, Arte 28’

Le Victor Hugo du Nil, Le Balzac du Caire.

Son grand roman consacré à la Révolution Egyptienne.

Bernard Lehut, RTL Laissez-vous tenter

Un écrivain exceptionnel

Yves Calvi, RTL Laissez-vous tenter

J’ai couru vers le Nil est à la révolution égyptienne ce que L’immeuble Yacoubian fut à la société de son pays. Le portrait mosaïque d’une révolution, un miroir tendu à ses concitoyens de tous horizons qui s’y sont croisés, battus, aimés, et dont les reflets toucheront les lecteurs du monde entier.

Un hommage à la jeunesse qui y a cru, un brûlot contre ceux qui, des militaires aux religieux en passant par les anciens marxistes désillusionnés, ont cassé ses espoirs, contre le pouvoir, qui a torturé et tué ces jeunes défenseurs de la liberté .

Un roman haletant, construit selon sa technique feuilletonesque, au suspens quasi théâtral. Et habité, comme il sait si bien le faire, par des personnages magnifiques qui peu à peu sont reliés.

Valérie Marin la Meslée, Le Point

Dans cette œuvre de fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes n'est pas tout à fait fortuite. Le réel - avec ses bouffées d'espoir, ses amours naissantes, son hypocrisie sans borne et sa féroce inhumanité - est tapi sous chaque page

Marie Verdier, La Croix

Un livre courageux et efficace.

Le roman vibre de la sombre urgence des illusions meurtries, mais pas tout à fait perdues.

Clémence Boulouque, Transfuge

Une composition romanesque aussi radieuse qu’effroyable sur l’infiltration d’un poison nomme contre-révolution.

Huber Artus, Lire

Le grand écrivain égyptien donne voix aux acteurs du mouvement de la place Tahrir, toutes classes sociales confondues.

J'ai couru vers le Nil est le roman d'un tremblement de terre politique.

El Aswany s'interdit de connaître l'histoire mieux que ses personnages : il les accompagne à chaque instant, avec leur fraicheur ou leur noirceur, leur naïveté, leur fragile clairvoyance.

Philippe Garnier, Philosophie Magazine

LE roman de la révolution de 2011

Olivia Gesbert, France Culture La Grande Table

C’est un grand roman.

C’est un grand écrivain égyptien, c’est un immense écrivain.

Guillaume Erner, France Culture Les matins

C’est un texte puissant dans la veine des grands romans sociaux russes ou sud-américains qu’Alaa El Aswany vient de publier.

J’ai couru vers le Nil met en scène une fantastique galerie de personnages au moment du printemps arabe en Egypte.

Un écrivain de grand talent, un homme rare dont le courage n’est pas que littéraire.

Mohammed Aissaoui, Le Figaro Littéraire

Alaa El-Aswany magnifie les espérances du peuple égyptien, réprimées dans le sang.

Jean Claude Perrier, Livres Hebdo