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La Maison Golden


Le jour de l’investiture de Barack Obama, un énigmatique millionnaire venu d’un lointain Orient prend ses quartiers dans le bijou architectural des “Jardins”, une communauté préservée nichée au cœur de Greenwich Village, à New York. Flanqué d’une jeune maîtresse russe, la sulfureuse Vasilisa, Néron Golden est accompagné de ses trois fils adultes, aussi brillants que névrosés : Petronius, dit Petya, l’agoraphobe génie de l’informatique, Lucius Apuleius, dit Apu, l’artiste mystique, et Dionysos, dit D., l’indéfini sexuel.

Parmi les demeures qui ceignent les Jardins se trouve celle de René Unterlinden, jeune cinéaste putatif, traumatisé par la récente disparition de ses parents dans un accident. Quand les Golden emménagent, René, comprenant que ces fascinants nouveaux voisins seront son remède et sa muse, fait leur connaissance, devient leur familier et calque l’écriture du scénario de son film sur les événements qui secouent cette maisonnée dont bien des secrets, passés, présents et futurs, lui échappent encore.

Le passé ? C’est l’Inde que Néron Golden a fuie mais qui va les rattraper, lui et les siens.

Le présent, ce sont les huit années du mandat Obama, l’Amé rique des grandes espérances de 2008 et leur progressive dégradation, tandis qu’en embuscade un Joker aux cheveux teints s’apprête à accéder au pouvoir…

L’avenir, c’est celui, obscur, d’un monde contemporain livré au doute, mais dont l’éblouissante imagination de Salman Rushdie transcende les peurs, les rêves et les égarements.

août, 2018
14.50 x 24.00 cm
416 pages

Langue : anglais
Gérard MEUDAL

ISBN : 978-2-330-10891-5
Prix indicatif : 23.00€



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La pensée bondissante du romancier charrie dans son flux les anecdotes autant que les pensées, les descriptions comme les intentions cachées dont les personnages eux-mêmes n'ont parfois pas encore conscience.

Pierre Maury, Le Soir

À la fois conte envoûtant, roman hyperréaliste, script de film, ce livre est un récit inclassable aussi éclaté et divers que notre monde globalisé, incarné ici par les métropoles que sont New York et Bombay.

Les notes bibliographiques

Un conte cruel et réjouissant.

Ariane Bois, Service littéraire

À l'heure des "vérités alternatives ", ce conteur hors pair ne se lasse pas de croire dans la force de l'imagination et du récit pour retrouver le sens du réel.

Marie Chaudey, La Vie

C'est un livre puissant dont la trame romanesque se mêle à la politique et à la société américaine.

Florence Reyre - Librairie Du côté de chez Gibert , Page des libraires

Tout en étant terriblement actuel, La Maison Golden a la saveur captivante des grands romans du XIXe siècle. Sa force réside également dans l'ambition de Salman Rushdie d'allier culture populaire et savoir académique pour prendre le pouls d'une Amérique qui s'apprête à élire Trump.

Camille Bernasconi, La Liberté

Avec l'érudition qu'on lui connaît, beaucoup de classe dans l'écriture et la composition, Salman Rushdie nous plonge au cœur d'une famille mystérieuse, marquée par un passé sulfureux en Inde et un futur incertain aux États-Unis.

Femme Actuelle Senior

Si Salman Rushdie signe là son roman le plus réaliste, et sans doute le plus américain, il n'en a pas perdu son goût du burlesque et de la satire des ambitieux.

Oriane Jeancourt Galigani, Transfuge

Le célèbre auteur des Enfants de minuit éblouit une fois de plus avec son talent de conteur. Comme il parsème son récit de nombreuses références sur le cinéma, il donne à son livre les couleurs d’un film de gangsters indien autant que d’un conte russe.

LDC, La Gruyère (Suisse)

Salman Rushdie signe un roman foisonnant aux airs de fable. Il y est question d’identité, des années Obama, de New York, des traditions indiennes, de trahison et de rêves. La petite musique typique de l’écrivain est bien là, même si dans son cas, il serait plus juste de parler de symphonie baroque.

Nicolas Aguirre, Télé Star Jeux

Le récit déploie de nombreuses formes narratives : monologue intérieur ou narration omnisciente qui, telle une caméra, donne à voir et à penser.

Marie Lienard-Yeterian, Études

Un récit très entraînant, passionnant, métaphorique plein de digressions littéraires et cinématographiques.

Guy Duplat, La Libre Belgique

Le roman s'articule autour de personnages de fiction travaillés, qui croisent des personnages existant ou ayant existé. L'imagination de Salman Rushdie, associée à son érudition, lui permet de bâtir une histoire complexe, où la vérité prend des chemins de traverse.

Pascale Fauriaux, La Montagne

C'est exaltant et épuisant, classique et pop, lent et rapide, sérieux et drôle, comme si Rushdie voulait composer, avec ce roman fou, une sorte de grimoire magique pour enfermer une époque qui l'est tout autant, folle et magique, et dans laquelle nous crawlons tous sans savoir si l'horizon sera le rivage, ou bien le contraire.

Christophe Ono-dit-Biot, Le Point

Un roman éblouissant.

Didier Gourin, Ouest-France

Salman Rushdie n'a jamais écrit un roman aussi grand public, moderne, fluide et enlevé. Rushdie aborde des thèmes aussi variés que le Bien et le Mal, le genre sexuel, la religion, les réseaux sociaux... Le roman d'un jeune homme de 71 ans.

Renaud Baronian, Le Parisien/Aujourd’hui en France

C’est un récit somptueux où la littérature se mêle à la vie, les mythologies anciennes aux préoccupations sociales et politiques contemporaines, Sophocle, Truffaut, Calvino à la culture populaire des Etats-Unis où se déroule l’essentiel de l’action de ce livre.

Avec ce roman éblouissant d’inventivité, d’érudition et d’intelligence, Salman Rushdie signe sans doute l’un de ses livres les plus aboutis.

Tirthankar Chanda, RFI

Le roman de Salman Rushdie est ébouriffant, débridé, brillant, entre la farce et la tragédie shakespearienne.

Bernard Lehut, RTL

Avec La Maison Golden, Salman Rushdie signe l'un de ses meilleurs livres, à la fois tragique, comique et haletant.

Alexis Liebaert, Marianne

Rarement aura-t-on senti Salman Rushdie aussi enjoué, aussi à l'aise, comme s'il avait dû, pour en arriver là, livrer un combat intérieur, et vaincre cette intelligence trop brillante afin de s'adonner enfin au pur plaisir de la narration. Embrassant avec un rare brio l'histoire politico-culturelle du monde depuis vingt ans, Rushdie multiplie références et citations, choses vraies et choses vues, et met en scène, comme s'il les accueillait chez lui, une brochette de personnalités marquantes, horrifiques ou remarquables, bien vivantes ou décédées depuis des lustres : Gorbatchev et Chesterton, Klaus Kinski et Obama, Borges et Spinoza.

Didier Jacob, L’Obs

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