Aller au contenu principal

Les Nuits d'Ava


Rome, août 1958. Ava Gardner s’ennuie sur un tournage. Hors champ, elle invente la dolce vita avant Fellini. Par une nuit arrosée, la star entraîne son chef opérateur, le timide Giuseppe Rotunno, dans une séance photo inspirée des grands nus de l’histoire de l’art. Dont un scandaleux tableau de Courbet… peint d’après photographie.

Les Nuits d’Ava raconte ce moment de bascule où Ava Gardner a?ronte l’érosion de sa propre image en s’adonnant à toutes les dérives. Et l’obsession parfois distraite d’un certain Jacques Pierre, historien fantasque, qui s’improvise détective sur les traces des quatre clichés produits cette nuit-là.

Avec une aisance joueuse et impertinente, Thierry Froger circule des cimes du glamour hollywoodien aux questionnements de l’adolescence provinciale, des vertiges de la gloire aux gou?res de la solitude, et slalome gracieusement entre les débats idéologiques agitant deux générations françaises et les coulisses crapuleuses du pouvoir américain des années 1950 à 1970.

Roman-tourbillon, enquête et rêverie, Les Nuits d’Ava orchestre une ré?exion amusée et mélancolique sur notre rapport à l’image et aux icônes. On y explore les aléas de la construction et de la déconstruction de soi, l’invention de l’histoire et de notre modernité. Le tout dans la légère sensation d’ivresse des amitiés naissantes.


« JE CROIS AIMER LES IMAGES PAR-DESSUS TOUT, qu’elles soient peintures, photographies, projections tremblantes sur un drap blanc. Je les aime minuscules ou grandes, vives ou fatiguées. Je les aime quand, cherchant à mieux les voir, j’ai l’impression qu’elles me regardent un bref instant avant de s’évanouir.
Car me ravissent plus que toute autre les images fantômes : celles entrevues en songe, celles des films non tournés ou brûlés, les tableaux volés ou bien voilés, les dessins effacés à la gomme, les chefs-d’œuvre inconnus, invisibles, les photographies perdues.
Je pense souvent à cette phrase de Pascal Quignard : “L’homme est celui à qui une image manque” et il me semble que Les Nuits d’Ava raconte cette histoire : un homme se met à la recherche d’une image manquante qu’il désire et qui l’effraie.
Embarqué dans cette quête des origines qu’il mène comme une enquête moins policière que rêveuse, le narrateur navigue à vue. Il est vite ballotté entre les époques et les continents, entre sa petite histoire et celle des grands de ce monde, entre ses souvenirs et ses fantasmes, en premier lieu desquels sa vieille obsession pour Ava Gardner. Celle-ci – ou plutôt l’image impossible de celle-ci – traverse tout le livre au fil des naufrages et des épiphanies. Elle nous interroge sur ce que nous voyons, croyons voir, ou voulons voir, puisque juste en-deçà et au-delà de l’image, il y a l’imaginaire – c’est-à-dire ce bref instant où Ava Gardner nous regarde avant de s’évanouir comme une apparition. »

T. F.

août, 2018
11.50 x 21.70 cm
304 pages


ISBN : 978-2-330-10863-2
Prix indicatif : 20.00€



Où trouver ce livre ?
Ce livre existe également en version numérique
Prix Castel du roman de la nuit -

Un tâtonnement délicat comme un effleurement, comme un éclat de lumière ou de peinture.

Les nuits d’Ava est un exemple de fluidité et de rythme, de récits entrelacés et serrés pour n’en faire plus qu’un ? d’Ava Gardner, on ne découvrira finalement que peu de choses nouvelles – et du modèle de l’Origine du monde, on ne saurait être vraiment sûr. Mais qu’importe : du talent de Thierry Froger, on ne peut définitivement plus douter.

Nils Ahl, Le Monde des livres

Les nuits d’Ava est un roman magnifique sur l’ambivalence des images, sur ce qu’elles disent et ne disent pas. Il nous donne à penser sur notre capacité à percevoir, à être fasciné, et surtout évoquant un trésor d’images cachées, interdites, il nous donne à rêver.

Revue 303

Grâce à une narration à plusieurs voix mêlant différentes époques, Thierry Froger tisse avec adresse un récit passionnant autour de la construction des icônes.

Héloïse Rocca, Version Femina

La liberté et ses obstacles composent la matière inflammable de ces ouvrages qu’exploite joliment Thierry Froger. Ses Nuits d’Ava mêlent bribes de la vie d’Ava Gardner avec mai 68, les révolutions, la routine d’une vie à Nantes et le récit du fameux tableau érotique de Courbet, L’Origine du monde. Une circulation virtuose dans les époques.

Stéphane Koechlin, A nous Paris

Roman-tourbillon, enquête et rêverie, Les Nuits d’Ava orchestre une réflexion amusée et mélancolique sur notre rapport à l’image et aux icônes. On y explore les aléas de la construction et de la déconstruction de soi, l’invention de l’histoire et de notre modernité. Le tout dans la légère sensation d’ivresse des amitiés naissantes.

London Macadam

Où est le vrai du faux, donc ? Le mystère, à la fin, reste entier mais le lecteur, lui, est comblé.

Blandine Hutin-Mercier, La Montagne

Roman de l'image et du fantasme, brillant et drôle. Un tourbillon magnifique.

Page des libraires

Tel un détective, le narrateur se retrouve chahuté entre trois époques, entre sa petite histoire et celle des grands de ce monde, entre souvenirs et fantasmes. Ava - ou plutôt l'image impossible de celle-ci - traverse tout le livre au fil des naufrages et des épiphanies.

Closer HS

Les images défilent qui en appellent d'autres. Froger se fait son cinéma pour le plus grand plaisir du lecteur. Ses personnages ? Courbet, Hemingway, Lacan, Visconti, Huston... Comment procède-t-il ? Par plans-séquences et flash-back. Froger mène une enquête à travers ses souvenirs et ses fantasmes. Il traque des épiphanies. Il sait que « juste en deçà et au-delà de l'image, il y a l'imaginaire - c'est - à dire ce bref instant où Ava Gardner nous regarde avant de s'évanouir comme une apparition.

Vincent Roy, Art Press

Vous aimez le cinéma ? Ces images sont pour vous. Vous aimez l’art ? Ces nuits vont vous intriguer. Vous aimez les romans ? Ce récit va vous enchanter.

Thierry Froger, (...), dirige son plateau-roman avec une habileté fiévreuse. Son récit, bourré d’anecdotes, d’impressions, de tableaux fait sauter joyeusement les frontières entre réalité, fiction, fantaisie. Sous sa plume, Ava est là. Lumineuse et fêlée comme une étoile.

Bernard Géniès, L’Obs

Les entrées multiples du livre, les portraits subtils de figures légendaires (...) ou de gens moins connus (...), le goût de la divagation dans l’enquête, tout cela concourt à une sensation de tourbillon, de vertige. Où les couleurs et les parfums, les souvenirs et les fantasmes se télescopent dans une érudition joueuse, pleine de dérision. Le livre est truculent, empreint aussi d’une mélancolie tendre sur la filiation et la jeunesse enfuie. Et puis il y a Ava, (...). De son image découle ici un imaginaire foisonnant.

Jacques Morice, Télérama

Thierry Froger mène la recherche sur cette comédienne hantée par l'idée de vieillir, (...). ll y a de l'enquête, de la rêverie...

Serge Bressan, Le Quotidien du Luxembourg

Thierry Froger jongle avec les époques, les personnages et se met lui-même en scène dans ce ballet de dupes, avec un style drôlatique et maîtrisé, ironique et chatoyant. Un roman séduisant, virevoltant, sur les sortilèges et les pièges de l'image.

Jean-Claude Raspiengeas, La Croix

Sa quête le mènera des bords de la Loire à ceux du Tibre, où on le suit avec plaisir dans ce roman plein de fantaisie et de poésie.

Télé Loisirs

Thierry Froger publie son deuxième roman jubilatoire et sexy.

Presse Océan

Tissage serré de trois plans narratifs à l'intérieur même des chapitres, les Nuits d'Ava sont une magnifique plongée dans la fabrique des images et leur pouvoir de séduction vénéneux.

Dans ce captivant deuxième roman, Thierry Froger fait de l'image fantôme un puissant stimulant pour I’imaginaire.

Sophie Joubert, L’Humanité

Le nouveau roman de Thierry Froger est une sorte de rêverie cinématographique, teintée de la mélancolie de ne pouvoir fixer pour toujours ce qui est irrémédiablement fugace la vie.

Focus Vi

Thierry Froger nous offre une balade d’une intense mélancolie, doublée d’une élégante réflexion sur le pouvoir des images et le crépuscule des idoles.

Minh Tran Huy, Madame Figaro

Au terme d'un long et onirique voyage, cinéphile, érudit, romanesque, cette éblouissante variation nocturne sur la force de ce que l'on désire voir, le deuxième roman de Thierry Froger parvient à réconcilier l'inconciliable le désir et la vérité.

Olivier Mony, Le Figaro Magazine

Thierry Froger ouvre quantité de dossiers et jongle entre eux avec virtuosité et humour.

Virginie Bloch-Lainé, Libération

Du même auteur