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À son image (EPUB)



Par une soirée d’août, Antonia, flânant sur le port de Calvi après un samedi passé à immortaliser les festivités d’un ma­riage sous l’objectif de son appareil photo, croise un groupe de légionnaires parmi lesquels elle reconnaît Dragan, jadis rencontré pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Après des heures d’ardente conversation, la jeune femme, bien qu’épuisée, décide de rejoindre le sud de l’île, où elle réside. Une embardée précipite sa voiture dans un ravin : elle est tuée sur le coup.

L’office funèbre de la défunte sera célébré par un prêtre qui n’est autre que son oncle et parrain, lequel, pour faire rempart à son infinie tristesse, s’est promis de s’en tenir stric­tement aux règles édictées par la liturgie. Mais, dans la four­naise de la petite église, les images déferlent de toutes les mémoires, reconstituant la trajectoire de l’adolescente qui s’est rêvée en photographe, de la jeune fille qui, au milieu des années 1980, s’est jetée dans les bras d’un trop séduisant militant nationaliste avant de se résoudre à travailler pour un quotidien local où le “reportage photographique” ne sem­blait obéir à d’autres fins que celles de perpétuer une collec­tivité insulaire mise à mal par les luttes sanglantes entre clans nationalistes.

C’est lasse de cette vie qu’Antonia, succombant à la tenta­tion de s’inventer une vocation, décide, en 1991, de partir pour l’ex-Yougoslavie, attirée, comme tant d’autres avant elle, dans le champ magnétique de la guerre, cet irreprésentable.

De l’échec de l’individu à l’examen douloureux des apories de toute représentation, Jérôme Ferrari explore, avec ce roman bouleversant d’humanité, les liens ambigus qu’entre­tiennent l’image, la photographie, le réel et la mort.


11,5 x 21,7 cm
208 pages


ISBN : 978-2-330-10945-5
Prix indicatif : 13.99€



Où trouver ce livre ?

Prix Littéraire Le Monde -
Prix Méditerranée -

La beauté et la réussite de ce roman tiennent à l’émotion qui s’en dégage ; malgré le tragique des situations, il rayonne d’une lumière envoûtante, porté par une écriture sobre, dépouillée du moindre effet lyrique mais fortement imprégnée de religieux ; c’est d’autant plus remarquable que l’auteur se définit comme non-croyant ; l’un de ses personnages principaux n’en est pas moins un prêtre catholique aux cas de conscience bernanosiens gouvernés par le spectre du péché ;  et la composition du roman est architecturée par  une messe de Requiem.

Pierre Assouline, La République des livres

Magistral.

Arnaud Laporte, Grazia

Il y a autant de violence que de poésie dans le nouveau roman du prix Goncourt 2012.

Amélie Cordonnier, Femme actuelle

Le lauréat du Prix Goncourt 2012 pour Le Sermon sur la chute de Rome livre une analyse profonde sur le rapport des Hommes à l'image, sur leur souci permanent de documenter jusqu'à leurs pires exactions, et ce malgré la vacuité d'une telle démarche.

François Perrin, Focus Vif

Une véritable réussite.

Etienne de Montety, « La Dispute » - France Culture

On retrouve chez l'auteur sacré par le prix Goncourt en 2012 des thèmes récurrents, mais surtout l'influence de sa terre natale corse et les interrogations métaphysiques chères à ce professeur de philosophie à la plume âpre et puissante.

Pauline Sommelet, Point de vue

Ce roman exige à l’évidence un effort du lecteur et l’oblige à réfléchir aux notions de péché, de culpabilité, de responsabilité morale. Il confirme l’importance de Ferrari dans la production romanesque contemporaine.

Jean-Pierre Castellani, Diacritik

En reconstituant la vie brève d’une jeune photographe qu’on enterre, Jérôme Ferrari délivre un roman d’une intensité soutenue où se retrouvent les thèmes d’une œuvre tendue par une quête sans fin.

Thierry Guichard, Le Matricule des anges

Goncourt 2012 pour Le Sermon sur la chute de Rome, Jérôme Ferrari pousse plus loin sa réflexion sur le mal et une possible rédemption dans le magnifique À son image.

Laurent Dandrieu, Valeurs actuelles

Jérôme Ferrari signe une fiction mystique et politique, un récit puissant dont on sort sonné, des images plein les yeux.

Nicolas Marc, Théâtre(s)

Métaphorique, musical et absolument bouleversant.

Valérie Gans, Madame Figaro

C'est la première fois que Jérôme Ferrari met au centre de son roman une figure de femme. C'est touchant, nerveux, et on retrouve ses préoccupations majeures : la Corse, l'indépendantisme et cette question : est-ce que l'on meurt pour rien ?

Christophe Ono-dit-Biot, France Culture Papiers

Mort, culpabilité, nationalisme constituent trois piliers de ce sombre et délicat portrait au féminin, d’une jeune photojournaliste en quête d’héroïsme.

Benjamin Favier, Le Monde de la Photo

Usant de longues focales ou de plans rapprochés pour dessiner le portrait bouleversant et fragmenté de son héroïne, Jérôme Ferrari signe une fiction enracinée dans l’Histoire contemporaine - interrogeant brillamment les connexions ambivalentes entre l’image, le réel et la mort -, mais aussi un récit familial magnifié par une puissante écriture.

Patrick Beaumont, La Gazette Nord-Pas-de-Calais

Ce roman laisse le lecteur stupéfait.

François Hugenin, Aleteia.org

Un récit ample et puissant.

Yves Harté, Sud-Ouest

Une grande maîtrise du temps et du récit.

Angélique Moreau, RCF en Berry

Le lauréat du Goncourt 2012 pour Le sermon sur la chute de Rome signe encore une fois un roman au vertige mystique.

Sean Rose, revue Études

Jérôme Ferrari réussit un livre complexe et bouleversant, hanté par le doute.

Sophie Joubert, L’Humanité

Un requiem à plusieurs voix, puissant et poignant, qui tisse, de la Corse à l'ex-Yougoslavie, une histoire universelle où les failles intimes percutent la violence des grands drames mondiaux.

Dominique Fidel, Simple things