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Platine


Platine est l’histoire d’Harlean Carpenter, dite Jean Har­low, l’actrice aux seins parfaits, la “Bombe” à la chevelure sans pareille, l’inspiratrice de Marilyn Monroe, premier sex-symbol du cinéma, qui tourna une vingtaine de films en à peine vingt-six ans d’existence, étoile montante fau­chée en pleine gloire par la maladie, et constamment au cœur de scandales.

Son emprisonnement, sa vie durant, dans une effrayante relation fusionnelle à sa mère, adepte de la Science chré­tienne, les exactions dont elle fut victime de la part d’un beau-père mi-incestueux mi-proxénète ne furent pas les seules aberrations de sa courte existence, ballottée d’af­faires de mœurs en coups et blessures, des bras du richis­sime Howard Hughes à ceux de Clark Gable, son dernier partenaire sur le tournage de Saratoga, en 1937.

Une vie de star ou l’effroyable jeunesse d’une belle femme trop convoitée qui voulait tenter de s’aimer et jouir de son propre corps malgré les diktats des maquilleurs et le feu des projecteurs qui lui crevassait la peau.

À travers le destin de cette comédienne broyée, comme des centaines d’autres, par les nababs des majors, et dont on ne cessa de dire, durant la cérémonie funéraire, qu’elle était aussi belle morte que vivante, Régine Detambel grave au scalpel l’impitoyable et flamboyant blason de l’oppression des femmes.

mai, 2018
10.00 x 19.00 cm
192 pages


ISBN : 978-2-330-10413-9
Prix indicatif : 16.50€



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Régine Detambel donne un nouveau souffle à cette figure quasiment oubliée. Son récit jongle entre des faits froidement exposés, comme dans les tabloïds, et des passages plus personnels, comme des témoignages à vif.

Le lecteur est troublé par la violence de ce monde où les secrets malsains et destructeurs sont camouflés comme les bleus sous les couches de fond de teint. On pense à l'affaire Weinstein. Régine Detambel livre un récit troublant, d'une écriture qui parvient à donner corps au caractère presque schizophrénique d'une vie de sex-symbol.

Isabelle Verlingue de la Librairie Maruani Paris 13, Page des libraires

Aidée par les outils de la fiction, Régine Detambel libère la petite fille de Kansas City de son statut de fantasme national.  […] Tout en respectant une base de faits réels, l'auteure réinjecte dans cette courte vie brisée des gestes et des pensées intimes. Elle précise ses luttes intérieures, son courage muet face à la maladie. Elle imagine son désarroi docile face aux exigences des puissants. Comme on redresserait une plante qui ploie, elle lui fabrique une armature tressée d'espoirs et de colères.

Salomé Kiner, Le Temps

Les pages incandescentes de Régine Detambel épousent la trajectoire fulgurante de la bombe platine, adulée et si mal aimée.

Frédérique Bréhaut, Le Maine Libre/Le Courrier de L’Ouest/Presse océan

Un récit court mais dense, charnel, poétique et émouvant.

Juliette Arnaud, France Inter dans l’émission « Par Jupiter »

Le court hommage que consacre Régine Detambel à Jean Harlow n'est une biographie qu'en apparence. L'auteur ne cherche pas à rassembler avec précision toutes les dates de sa courte et fragile existence. Mais sous sa plume, c'est toute une époque, celle du Hollywood tout-puissant de l'entre-deux-guerres, qui renaît. Une machine à rêves redoutable qui, derrière le champagne à profusion et le glamour des costumes, broyaient ceux qui n'en étaient que des rouages : les stars. Une magnifique évocation, loin de toute nostalgie.

Rémi Bonnet, Le populaire du Centre, Le journal du Centre, Le Berry républicain

"D'une carrière dans le cinéma, on ne revient jamais en un seul morceau ", écrit Régine Delambel qui, à travers ce portrait sans pathos de victime d'un système, en appelle à toutes les femmes bafouées, humiliées, instrumentalisées, abusées.

Jacques Lindecker, L’Alsace

Une biographie puissante à l'écriture fine et singulière.

Héloïse Goy, Télé 7 Jours

[…] Platine analyse dans une langue simple […] ce qui fascine chez ces « blondes » des heures fastes de Hollywood aux destins tragiques.

Nicolas Naizy, Trends-Tendances (Belgique)

Régine Detambel palpe et ausculte cette chair crucifiée, cette peau de neige brûlée par les éclairagistes, narration en avalanche qui emporte sur son passage balbutiements de l'usine à rêves, William Faulkner, Charles Lindberg, grande dépression, arrivée du Technicolor. Pages effervescentes, phosphorescentes. Le scintillement éphémère de Jean Harlow fascine l'auteure, qui lustre sa courte vie avec une imagination éblouie.

Sandra Benedetti, L’Express

Mais au-delà de son caractère sulfureux, Platine décrit aussi un combat : celui d'une femme désirant reprendre le contrôle de son corps, accaparé par les studios et par des hommes qui n'auront de cesse de vouloir le remodeler, se l'approprier pour mieux en faire l'objet et non le sujet de leurs convoitises.

À travers Jean Harlow, l'auteure dépeint également une société machiste, obsédée par l'image et encore hantée par la crise de 1929. L'empathie face au désir ou l'étrange imbrication de ces deux sentiments, voilà ce qui donne toute sa force à ce portrait charnel, farouchement féministe, mais qui ne cède jamais aux sirènes du discours pur.

Ilan Ferry, Lire