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Platine


Platine est l’histoire d’Harlean Carpenter, dite Jean Har­low, l’actrice aux seins parfaits, la “Bombe” à la chevelure sans pareille, l’inspiratrice de Marilyn Monroe, premier sex-symbol du cinéma, qui tourna une vingtaine de films en à peine vingt-six ans d’existence, étoile montante fau­chée en pleine gloire par la maladie, et constamment au cœur de scandales.

Son emprisonnement, sa vie durant, dans une effrayante relation fusionnelle à sa mère, adepte de la Science chré­tienne, les exactions dont elle fut victime de la part d’un beau-père mi-incestueux mi-proxénète ne furent pas les seules aberrations de sa courte existence, ballottée d’af­faires de mœurs en coups et blessures, des bras du richis­sime Howard Hughes à ceux de Clark Gable, son dernier partenaire sur le tournage de Saratoga, en 1937.

Une vie de star ou l’effroyable jeunesse d’une belle femme trop convoitée qui voulait tenter de s’aimer et jouir de son propre corps malgré les diktats des maquilleurs et le feu des projecteurs qui lui crevassait la peau.

À travers le destin de cette comédienne broyée, comme des centaines d’autres, par les nababs des majors, et dont on ne cessa de dire, durant la cérémonie funéraire, qu’elle était aussi belle morte que vivante, Régine Detambel grave au scalpel l’impitoyable et flamboyant blason de l’oppression des femmes.

mai, 2018
10.00 x 19.00 cm
192 pages


ISBN : 978-2-330-10413-9
Prix indicatif : 16.50€



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Platine, le nouveau roman de Régine Detambel, est un plaidoyer pour Jean Harlow, la plus sexy et la plus maudite des stars d’Hollywood.

Philippe Azoury, Grazia

Comme si elle se jetait, et nous avec elle, dans la course folle d’une trop courte existence, Régine Detambel ne relâche jamais la bride d’un récit cavalcade qui ne force pas un instant le trait. Un roman très tendre, très doux.

Isabelle Spaak, Le Figaro Littéraire

Une biographie puissante à l'écriture fine et singulière.

Héloïse Goy, Télé 7 Jours

Aidée par les outils de la fiction, Régine Detambel libère la petite fille de Kansas City de son statut de fantasme national.  […] Tout en respectant une base de faits réels, l'auteure réinjecte dans cette courte vie brisée des gestes et des pensées intimes. Elle précise ses luttes intérieures, son courage muet face à la maladie. Elle imagine son désarroi docile face aux exigences des puissants. Comme on redresserait une plante qui ploie, elle lui fabrique une armature tressée d'espoirs et de colères.

Salomé Kiner, Le Temps

Alors que l'industrie du cinéma commence tout juste son tardif processus de moralisation, le texte de Régine Detambel résonne bien plus puissamment qu'une simple biographie. II est, lui aussi, un manifeste politique, contemporain, salvateur.

Léonard Billot, Les Inrockuptibles

Régine Detambel palpe et ausculte cette chair crucifiée, cette peau de neige brûlée par les éclairagistes, narration en avalanche qui emporte sur son passage balbutiements de l'usine à rêves, William Faulkner, Charles Lindberg, grande dépression, arrivée du Technicolor. Pages effervescentes, phosphorescentes. Le scintillement éphémère de Jean Harlow fascine l'auteure, qui lustre sa courte vie avec une imagination éblouie.

Sandra Benedetti, L’Express

Un récit court mais dense, charnel, poétique et émouvant.

Juliette Arnaud, France Inter dans l’émission « Par Jupiter »

Ce roman retrace l’histoire du cinéma, avec le début du parlant en octobre 1927 qui fut une période fatale pour bien des actrices et acteurs du cinéma muet. Régine Detambel va d’un personnage à un autre avec, sous la lumière des projecteurs, Jean Harlow qui se débat avec son rapport difficile à la vie. Grâce à cette écriture tourbillonnante, l’auteur évoque les différents évènements mondiaux du début du 20ème siècle. Les allers-retours entre personnages, évènements, périodes de vie sont aussi rapides que le passage fulgurant de Jean Harlow.

Les images littéraires de Régine Detambel nous enchantent toujours autant pour rendre avec une émotion décuplée la force du propos.

Brigitte Aubonnet, Encres vagabondes

Portée par une écriture incandescente, Régine Detambel réussit un portrait organique de cette star magnétique […].

Sandrine Poissonnier, Paris Normandie

"D'une carrière dans le cinéma, on ne revient jamais en un seul morceau ", écrit Régine Delambel qui, à travers ce portrait sans pathos de victime d'un système, en appelle à toutes les femmes bafouées, humiliées, instrumentalisées, abusées.

Jacques Lindecker, L’Alsace