Aller au contenu principal

Changer le monde, changer sa vie

Sous-titre
Enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France


Cinquante ans après Mai 1968, que sont les militants devenus ? Après avoir jeté toutes leurs forces dans la bataille, cru souvent en l’imminence d’une révolution, suspendu longtemps leurs investissements scolaires, professionnels, voire affectifs pour “faire l’histoire”, comment ont-ils vécu l’érosion des espoirs de changement politique ?

La force de ce livre tient à un triple déplacement du regard – de Paris aux régions, des têtes d’affiche aux militants ordinaires, de la crise de mai à la séquence historique  1966-1983 – autant qu’à la richesse du matériau exploité : un dépouillement d’archives le plus souvent inexplorées, comme les documents déclassifiés des Renseignements généraux et des centaines de récits de vie recueillis à Lille, Lyon, Marseille, Nantes et Rennes auprès de militants des syndicats ouvriers, des gauches alternatives et du mouvement féministe.

Cette mosaïque d’histoires constitue la chair de ce livre et permet de brosser un portrait non impressionniste des soixante-huitards, de leur carrière professionnelle, de leur vie affective, de la continuité de leurs engagements, apportant des réponses enfin étayées aux questions sui vantes : la vie des soixante-huitards a-t-elle été bouleversée ou simplement infléchie par le militantisme corps et âme des années 1970 ? En ont-ils tiré profit ou le déclassement social fut-il le prix à payer ? Face aux convictions politiques d’antan, les militants font-ils figure d’apostats ou sont-ils toujours ancrés dans un rapport critique au monde social ? Peut-on dire qu’il existe une génération 68 ou n’est-ce qu’un mythe recouvrant d’un voile épais une hétérogénéité de personnes plus grande qu’on ne l’imaginait ?

mars, 2018
14.00 x 20.50 cm
1120 pages


ISBN : 978-2-330-09684-7
Prix indicatif : 28.00€



Où trouver ce livre ?
Ce livre existe également en version numérique

ll a fallu du temps pour que Mai 68 devienne un objet de recherche légitime. (…)

Plusieurs ouvrages d'historiens, de sociologues et de politologues restituent toute la palette des acteurs dans sa diversité. Citons notamment (…) Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et militants des années 68 en France ou Mai 68 par celles et ceux qui l'ont vécu. Ces travaux sont unanimes : la notion de génération homogénéise une réalité plurielle.

Marion Rousset, Anne Chemin , Le Monde

L'extraordinaire travail d'équipe des sociologues reconstitue comme un puzzle oublie des "vraies vies" des militants des années chaudes Une recherche déclinée à Lille, Nantes, Marseille, Lyon et Rennes.

Hervé Nathan, Marianne

Fruit de cinq années d'enquêtes menées par une trentaine de politistes et de sociologues, Changer le monde, changer sa vie, que publient ce 22 mars les éditions Actes Sud, dresse le portrait inédit de la France militante des années 70, loin de Paris, à travers cinq villes : Lille, Marseille, Lyon, Rennes, Nantes. Plus de 300 militants, actifs

entre 1966 et 1983, ont été interviewés. Ce qu'ils disent de 68 et de leur engagement dresse un portrait type sensiblement différent du soixante-huitard jusqu'ici véhicule.

Cécile Daumas et Sonya Faure, Libération

Des ouvrages collectifs comme Changer le monde, changer sa vie (Actes Sud, 1120 p , 28 euros) ou Mai 68 par celles et ceux qui l'ont vécu (L'Atelier, 480 p. , 29,90 euros) montrent l'intérêt grandissant pour l'enquête à l'échelle individuelle : on aspire à reconstituer la puissance de l'événement a hauteur d'hommes et de femmes.

Julie Clarini, Le Monde

Outre les témoignages et récits de vie, la force de l'ouvrage tient également à la richesse du matériau exploité: un dépouillement d'archives le plus souvent inexplorées, comme les documents déclassées des Renseignements généraux. Cette mosaïque d'histoires constitue la chair de ce livre et permet de brosser un portrait « non impressionniste » des soixante-huitards. Il n'existe pas de génération 68. Il a existé une hétérogénéité de personnes plus grande qu'on ne l'imaginait.

Irène Lopez, Liaisons Sociales

Un livre somme et un document aussi passionnant qu'émouvant. Syndicalistes, féministes, gauchistes, ils ont rêvé d'un autre monde et la plupart d'entre eux savent qu'ils ont perdu. Mais point d'amertume, un peu de tristesse, voilà tout.

Maurice Szafran, Challenges

A Lille, Lyon, Marseille Nantes et Rennes, une trentaine de chercheurs ont interrogé 400 acteurs qu'ils ont repartis en trois groupes syndicalistes, féministes et gauchistes alternatifs

(Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et militants des années 68 en France ) Surprise parmi ces derniers «40% sont passés par le scoutisme 43 % par la JEC et 20% par la JOC» énumère lsabelle Sommier.

Anne-Bénédicte HOFFNER, La Croix

Du même auteur