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L'Homme Coquillage


Une jeune chercheuse en physique nucléaire est invitée dans le cadre d’un séminaire sur l’île de Sainte-Croix, aux Caraïbes. Très rapidement cette jeune Turque choi­sit d’échapper à ce groupe étriqué rassemblé dans un hôtel de luxe, afin d’explorer les alentours en errant sur les plages encore sauvages et totalement désertes. Ainsi va-t-elle croiser le chemin de l’Homme Coquillage, un être au physique rugueux, presque effrayant, mais dont les cicatrices l’attirent immédiatement.

Une histoire d’amour se dessine, émaillée d’impossi­bilités et dans l’ambiguïté d’une attirance pour un être inscrit dans la nature et la violence.

Premier roman d’Aslı Erdoğan, ce livre est d’une profondeur remarquable. Déjà virtuose dans la description de l’inconnu, qu’il soit géographique, social ou humain, la romancière aujourd’hui reconnue met en place dès ce tout premier ouvrage la force étrange de son person­nage féminin toujours au bord de l’abîme, flirtant avec la mort et la terreur, toisant la peur.

mars, 2018
11.50 x 21.70 cm
208 pages

Langue : turc
Julien LAPEYRE DE CABANES

ISBN : 978-2-330-09733-2
Prix indicatif : 19.90€



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Ce livre existe également en version numérique

Sensuel et romantique.

Un magnifique chant de liberté, sombre et sinueux.

Estelle Lenartowicz, Lire

Est-ce son écriture poétique, presque hallucinée ? ou son obstination indomptable à s’élever, dans ses romans comme dans ses articles, contre les hontes de son pays : la torture, l’oppression des Kurdes, les violences faites aux femmes, le génocide arménien ?

Grande voix de la littérature turque, physicienne de formation, Asli Erdogan dérange.

Qui a lu Le Bâtiment de pierre, roman magnétique et incantatoire sur la prison, ou La Ville dont la cape est rouge, récit autobiographique de ses années d’errance morbide au Brésil, reste à jamais marqué par son écriture libre, intrépide, à fleur de peau.

Marine Landrot, Télérama

Dans ce roman palpitant, où la narratrice blanche tombe amoureuse d’un homme noir, on retrouve toute la lave de ce caractère volcanique, habité par la nécessité de résister à toute privation de liberté … et d’amour, fût-il impossible.

Gilles Chenaille, Marie-Claire

Teinté d’humour noir et d’un lyrisme limpide, ce tango entre deux êtres vacillants pose les jalons des thèmes qui traversent l’œuvre d’Asli Erdogan : l’enfermement mental, le mal-être, la violence et la douleur.

Kerenn Elkaïm, Livres Hebdo

Ce n’est pas racler les fonds de tiroirs que de sortir de premier roman d’Asli Erdogan de l’oubli. C’est lui offrir une juste lumière, mesurer sa clairvoyance, honorer sa ténacité, saluer son exigence.

La sensibilité exacerbée, la détermination visionnaire, l’esprit de résistance : tout ce qui fera la valeur inestimable d’Asli Erdogan déjà contenu dans ce récit d’apprentissage autobiographique, implanté au fin fond des Caraïbes.

Asli Erdogan a l’art de découper des scènes au scalpel, de les arracher du présent magnétique, pour les jauger ensuite avec un recul éclairé, et recevoir leur enseignement inépuisable. Cela s’appelle l’acuité au monde.

Marine Landrot, Télérama

Malgré ses airs d’amourette de vacances, cette histoire n’a rien de léger. L’héroïne oscille entre la fascination pour les habitants de l’île, l’attirance sexuelle, l’angoisse et la terreur de la mort. Asli Erdogan arrive grâce à une écriture poétique à nous parler de sujets tels que le climat social et politique des Caraïbes tout en décrivant une scène de baignade sous les cocotiers.

Flavie Gauhtier, Le Soir

Ce premier roman, tour à tour lyrique, impudique et ironique, est l’un des plus bouleversants de la grande écrivains turque Asli Erdogan.

Un hymne à l’altérité et à la passion.

Marc Semo, Le Monde des Livres

Une histoire forte et rebelle, lucide et libre, ironique et sans tabous, sensuelle et universelle, un roman intense au style fluide et parfois très poétique, qui paraît à point nommé pour se souvenir que derrière le porte-drapeau et symbole de résistance au régime turc de son homonyme Erdogan, il y a une écrivaine.

Valérie Marin La Meslée, Le Point.fr

Impressionnant de maturité.

Lisbeth Koutchoumoff, Le Temps

Asli Erdogan, dès ce premier roman, fait montre d’un sens immense de la profondeur du récit, des sentiments … L’homme coquillage, délicatement écrit, c’est l’attirance de l’inconnu. Un roman où l’on est en permanence en équilibre incertain, là tout au bord du gouffre.

Serge Bressan, Le quotidien du Luxembourg

Un superbe chant de liberté, sombre et sinueux.

Estelle Lenartowicz, L'Express

C’est une réflexion sur l’inégalité entre pays riches et pays pauvres, sur le racisme ordinaire, sur la contrition des occidentaux et le désir de revanche des anciens colonisés. Mais où se situent les Turcs sur cet échiquier de la souffrance ? C’est ce qu’Asli Erdogan tente de comprendre dans ce roman des occasions perdues.

Didier Jacob, L'Obs

Plein d'intelligence et de sensualité.

Guy Dupat, La Libre Belgique

Certains livres laissent des traces indélébiles. Le premier roman d'Asli Erdogan, aujourd'hui traduit en français, est de ceux-là.

Adeline Fleury, Le Parisien Week-End

Le lecteur est effrayé par l'inconscience de la narratrice autant que séduit par sa farouche volonté de saisir la grâce sous la laideur, la fraternité sous les rapports pipés de classe, de races, de condition.

Sophie Creuz, L'Echo

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