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Débâcle


À Bovenmeer, un petit village flamand, seuls trois bébés sont nés en 1988 : Laurens, Pim et Eva. Enfants, les “trois mous­quetaires” sont inséparables, mais à l’adolescence leurs rap­ports, insidieusement, se fissurent. Un été de canicule, les deux garçons conçoivent un plan : faire se déshabiller devant eux, et plus si possible, les plus jolies filles du village. Pour cela, ils imaginent un stratagème : la candidate devra résoudre une énigme en posant des questions ; à chaque erreur, il lui faudra enlever un vêtement. Eva doit fournir l’énigme et ser­vir d’arbitre si elle veut rester dans la bande. Elle accepte, sans savoir encore que cet “été meurtrier” la marquera à jamais. Treize ans plus tard, devenue adulte, Eva retourne pour la première fois dans son village natal. Cette fois, c’est elle qui a un plan…

Véritable coup de tonnerre dans le paysage littéraire aux Pays-Bas et en Belgique, immense succès de librairie qui a valu à son auteur les plus grands éloges, Débâcle est un roman choc, servi par une écriture hyperréaliste et intransigeante. Une expérience de lecture inoubliable.

février, 2018
14.50 x 24.00 cm
432 pages

Langue : néerlandais (Belgique)
Emmanuelle TARDIF

ISBN : 978-2-330-09265-8
Prix indicatif : 23.00€



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Lize Spit livre ici une fable d’une incroyable cruauté sur l’amitié et l’adolescence. On ressort de ce livre bousculé, un peu nauséeux, presque honteux d’avoir assisté, impuissant, à des scènes d’une telle violence.

« Le roman est construit sur ce rythme de balancier entre le présent, qui défile d’heure en heure, et l’été 2002, où tout a basculé. Ce qui pourrait n’être qu’un procédé monotone devient un habile moyen de faire monter la tension et d’accélérer le suspense jusqu’à une fin d’une noirceur magistrale.

La scène centrale du livre est un véritable coup de maître qui a dû demander à son auteure une endurance et une maîtrise incroyable.

« La lecture de Débâcle est éprouvante, dérangeante, tant les scènes sont décrites avec réalisme et précision. Son ton est totalement détaché, d’un cynisme glaçant parfois. Lize Spit n’a peur de rien. Et nous, nous tremblons.

Leïla Slimani, Le Monde des Livres

Alimenté par la violence et tourmenté par les épreuves, le récit fait la part dure à l’espoir. Il reste pourtant que cette tragédie intime a une portée retentissante. Universelle. Cri désespéré, Débâcle est une rébellion contre le pouvoir discrétionnaire et doit être entendu comme la revendication d’une existence libre pour les femmes.

Yannick Marcoux, Le Devoir

C’est une plongée fascinante dans l’univers de ces ados qui voudraient devenir des adultes, avec leurs craintes, leurs angoisses, leur détermination, leurs hésitations, leur fragilité, leurs fantasmes, leur désir de sexe, leur cruauté, le souci, en tout cas pour Eva, de leur apparence.

Hypnotisant.

Un roman tragique, drôle, impitoyable. Éblouissant. Sans aucun doute un des meilleurs livres de ce début d’année.

Jean-Claude Vantroyen, Le Soir

C’est un premier roman, et c’est un KO debout.

Un premier roman percutant.

On sort de ce livre impressionné par la langue, les fulgurances, sidéré par l’hyperréalisme.

Marie de Tilly, Le Point

Débâcle […], objet littéraire une brutalité magistrale.

Ceinte dans une langue acérée et implacable, dans ce corps de jeune fille sacrificielle, son Eva spectrale hantera longtemps encore les pages de cette Débâcle et ceux qui les lurent.

Anne-Françoise Moyson, Le Vif Weekend

On tombe dans ce livre comme dans un puits sans fond. Un roman à la noirceur fascinante.

Débâcle est un roman sur l’adolescence comme j’en ai rarement lu : manipulation, perversion et drame familial. La découverte de la sexualité est racontée de manière très crue. Cette histoire vous captive, vous horrifie et vous hante.

Marie-Laure Turoche, Librairie Coiffard, Nantes, Page des libraires

Lize Spit épouse à la perfection les contours toxiques du drame dans ce qu’il possède de plus ordinaire, offrant une sorte de fable sur la cruauté.

Bruxelles Culture

Débâcle est un premier roman aux accents de conte cruel.

Débâcle ne relève pas du genre fantastique mais le lecteur relit souvent certains passages, tant leur noirceur sort des limites auxquelles il est habitué. Et il en retient d’autres, qui saisissent remarquablement bien l’essence de l’adolescence, l’intensité des sensations à cet âge, la solitude, la mélancolie qui monte alors en nous.

Virginie Bloch-Lainé, Libération

Impossible de passer à côté du premier roman de Lize Spit (quasi sosie de Virginia Woolf, tant dans son apparence et sa posture d’écrivain) sans être interpellée, voire carrément choquée.

Nicky Depasse, ELLE Belgique

Un « premier roman époustouflant de maîtrise ».

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle sait découper une histoire, mettre en perspective et faire se répondre les scènes en ménageant un véritable suspens. En plus de savoir écrire avec une grâce et une poésie qui transfigurent le quotidien et font écho aux silences intérieurs. Le moindre détail chez elle est parlant, essentiel, nécessaire, sensible et bouleversant de retenue.

Cette écriture hyperréaliste, nimbée du réalisme magique de l’enfance, donne de la douceur au sordide dangereusement banal.

Exceptionnel, inventif, magistralement construit, quand tout y est bancal, ce roman est traduit dans un français élégant qui rend hommage, on le suppose, au style merveilleusement vivant de cette chronique tendrement macabre.

Sophie Creuz, L’Écho

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