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Un océan, deux mers, trois continents


Il s’appelle Nsaku Ne Vunda, il est né vers 1583 sur les rives du ?euve Kongo. Orphelin élevé dans le respect des ancêtres et des traditions, éduqué par les missionnaires, baptisé Dom Antonio Manuel le jour de son ordination, le voici, au tout début du XVIIe siècle, chargé par le roi des Bakongos de devenir son ambassadeur auprès du pape. En faisant ses adieux à son Kongo natal, le jeune prêtre ignore que le long voyage censé le mener à Rome va passer par le Nouveau Monde, et que le bateau sur lequel il s’apprête à embarquer est chargé d’esclaves…

Roman d’aventures et récit de formation«, Un océan, deux mers, trois continents» plonge ce personnage méconnu de l’Histoire, véritable Candide africain armé d’une inépuisable compassion, dans une série de péripéties qui vont mettre à mal sa foi en Dieu et en l’homme. Tout d’ardeur poétique et de sincérité généreuse, Wilfried N’Sondé signe un ébouri?ant plaidoyer pour la tolérance qui exalte les nécessaires vertus de l’égalité, de la fraternité et de l’espérance.


« UN OCÉAN, DEUX MERS, TROIS CONTINENTS est l’aboutissement d’un projet qui a germé dans mon esprit il y a environ sept ans, celui de composer un roman d’aventures inscrit dans un contexte historique tendu. Quand j’ai découvert le destin incroyable de Dom Antonio Manuel dans un livre que m’avait conseillé mon frère historien, j’ai tout de suite su que je tenais le personnage principal de mon histoire.

J’avais hâte d’écrire son épopée, de raconter les dangers qu’il avait rencontrés depuis son village natal du Kongo jusqu’au Vatican. Je l’imaginais sous les traits d’un homme simple, armé de son amour pour ses frères et sœurs humains, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. Un héros qui allait réussir à échapper au pouvoir des puissants de son temps et à faire triompher ses idéaux !

J’ai alors commencé à me documenter et me suis plongé dans cette époque à la fois terrible et fascinante que fut le xviie siècle, entre esclavage, flibusterie, servage et Inquisition. Très vite, l’immensité de la tâche m’est apparue telle que j’ai d’abord finalisé deux autres livres avant de relever ce défi littéraire qui parfois, je l’avoue, m’a semblé insurmontable… La force d’aller au bout de ce roman m’est venue de l’envie de sortir de ma solitude d’enquêteur pour partager les détails inédits que je découvrais au gré de mes recherches.

J’ai beaucoup réfléchi à la construction du texte, à son rythme. Pour trouver la voix du narrateur, j’ai créé une langue qui rappellerait le passé tout en restant proche de mes contemporains, de nature à susciter leur émotion. J’espère que mon enthousiasme pour le parcours de Dom Antonio Manuel s’avérera communicatif, c’est par lui que je voudrais transmettre l’idée qu’il existe une humanité qui nous rassemble tous et qui mérite d’être célébrée, quelles que soient nos croyances, nos couleurs, ou nos origines.’’

 

W.  N.

janvier, 2018
11.50 x 21.70 cm
272 pages


ISBN : 978-2-330-09052-4
Prix indicatif : 20.00€



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Comme dans tous les grands livres, plusieurs degrés de lecture densifient le roman. La dimension picaresque est la première couche, la plus visible, celle qui entraîne dans un récit où chaque épisode happe vers un autre tout aussi tumultueux.

Mabrouck Rachedi, Jeune Afrique

Qu'il parle de notre époque comme dans Berlinoise (Actes Sud) ou du XVIIe siècle, comme dans Un océan, deux mers, trois continents, l'écriture limpide de Wilfried N'Sondé, son lyrisme, son humanisme en font un écrivain contemporain majeur.

Pascal Thiriet, Pleine vie.fr

L'auteur déploie un magistral talent de conteur dans une fresque romanesque riche en nombreux rebondissements. Prenant prétexte d'un récit d'aventures aussi poétique qu'original, il exalte les grandes vertus humaines face à la barbarie.

Les notes bibliographiques

Plaidoyer pour la paix et la tolérance, la fiction entraîne le lecteur sur les mers déchaînées, où pirates et bandits de toutes sortes barrent la route du personnage principal et font vaciller sa foi.

Sophie Patois, Francophonies du Sud

Sous l’élégant roman d’aventure, Wilfried N’Sondé voyage au cœur du pire et du meilleur de la nature humaine. À travers le périple du premier ambassadeur africain à Rome, l’histoire traverse les maux éternels de l’humanité avec leurs cortèges de suppliciés. Les ravages nés du désir de domination d’un petit nombre, l’obscurantisme et ses corollaires, l’intolérance, la persécution, prennent chair dans ce récit enlevé bien plus contemporain qu’il n’y paraît.

Frédérique Bréhaut, Le Maine libre, Le courrier de l’Ouest, Presse océan

Un océan, deux mers, trois continents est une fresque historique sur les pires dérives humaines et sur les horreurs d’une époque d’obscurantisme. Mais loin d’être une complainte lancinante, ce récit inspiré d’une histoire vraie se veut surtout un chant d’espérance et de tolérance, livré avec un souffle puissant, dans un souci de réconciliation.

Raoul Mbog, Télérama

Cette histoire est contée comme un roman d'aventures aux mille péripéties, au fil d'une écriture qui mêle les accents de la réalité brute à son rendu proprement tragique.

Wilfried N'Sondé tire de l'oubli, avec talent, une figure morale méconnue.

Muriel Steinmetz, L’Humanité

Avec Un océan, deux mers, trois continents, Wilfried N’Sondé entame une belle révolution.

Karin Cherloneix, Ouest-France

Un livre d’une grande puissance littéraire.

Le style de l’auteur, plus intimiste qu’épique, même si son récit offre quelques beaux morceaux de bravoure, fait merveille, rendant un bel hommage à ce personnage hors normes et injustement ignoré.

Michel Paquot, L’Avenir (Belgique)

Ce roman picaresque est une formidable source de poésie, de foi en l’homme, de sincérité. On perd pied devant les vicissitudes de l’homme tout au long du récit. Mais on retrouve toujours, grâce au personnage et à son auteur, l’exaltation de la fraternité et de l’espérance. Et un regard tout à fait singulier sur le monde de son époque et par écho sur le nôtre.

Jean-Claude Vantroyen, Le Soir (Belgique)

Un roman historique d’aventure qui déconstruit la pensée unique sur la question de l’esclavage.

Frédérique Briard, Marianne.net

Wilfried N’Sondé nous parle d’une époque qu'on aimerait croire révolue, ce récit, glaçant, pétri d’une cruauté hélas inhérente au genre humain, nous rappelle que la souffrance n’a pas dit son dernier mot. Mais que l'espoir est à jamais blotti au cœur de l'homme.

Un roman bref, dense, mais essentiel.

Geneviève Senger, Les Affiches-Moniteur

L'écrivain Wilfried N'Sondé s'attaque pour la première fois au roman historique. En retraçant le périple d'un prêtre bakongo de l'Afrique à Rome au XVIIe siècle, il réussit un roman sur l'esclavage, d'une très grande force.

L’auteur nous embarque dans un vrai roman d’aventures, à l’ancienne, une odyssée avec ses pirates, ses ouragans en pleine mer, ses naufrages, ses miracles.

Anne-Sophie Hache, La Voix du Nord

Dans ce nouveau roman, Wilfried N’Sondé livre une fresque parfaitement documentée, pleine de foi et d'humanité, à une époque en proie à la violence, y compris au nom de Dieu.

Marie Malzac, La Croix

Faisant revivre, parler et écrire son héros plus de quatre cents ans après, Wilfried N'Sondé a bâti un livre puissant, à la fois roman d’aventures, réquisitoire objectif contre l’esclavage, et dénonciation de tous les intégrismes. 

Jean-Claude Perrier, Livres hebdo

Un récit picaresque et saisissant, rythmé par un style et une voix poétique et puissante. Un voyage d'hier, au cœur d'une époque marquée par la traite, pour nous réconcilier aujourd'hui.

Catherine Faye, Afrique Magazine

Wilfried N'Sondé redonne une voix à ce personnage pieux et naïf, ballotté par les flots et les calculs politiques, dans un roman d'aventures, de pirates et d'apprentissage. L'écrivain interroge la "gangrène" de l'esclavage et sa logique "consistant à redéfinir la nature humaine à sa guise ".

Gladys Marivat, Le Monde des livres

L’écriture de N’Sondé, ample, élégante et limpide, nous accompagne dans la course folle de ce navire négrier, Le Vent Paraclet. Certains passages sont pure poésie. »

Un océan, deux mers, trois continents, est un livre courageux. Courageux parce que N’Sondé aborde sans complaisance la face cachée de la traite négrière, la participation des Africains eux-mêmes à ce commerce indigne, sujet controversé s’il en est, parmi l’intelligentsia africaine. Rien d’aussi percutant n’a été écrit sur ce sujet depuis Le Devoir de violence de Yambo Ouologuem.

Emmanuel Dongala, Mwinda.org

A rebours des discours, Un océan, deux mers, trois continents, de Wilfried N’Sondé, très sobre d’écriture, se révèle moins consensuel que n’importe quelle appropriation idéologique. Sa radicalité, son impertinence, sa créativité consistent à assumer ce que n’a pas pu dire l’histoire, faute de traces, peut-être faute de réelles volontés, aussi, de la reconstituer : la violence d’une vie exilée, consacrée à la découverte d’un Nouveau Monde inversé.

Pierre Benetti, En attendant Nadeau

Un océan, deux mers, trois continents est un grand roman de la traite des esclaves. Il est aussi le grand récit de la compassion.

Cette histoire de formation douloureuse aux malheurs du monde est éclairée du début à la fin par la belle langue du romancier, qui porte les lumières du partage, de la tolérance et de la générosité.

Yves Viollier, La Vie