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Massacre des Innocents


En 1629, le Batavia, navire affrété par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, s’abîme au large de l’Australie. Les quelque deux cent cinquante rescapés ayant rejoint les îlots rocailleux alentour sont alors victimes d’un immense massacre orchestré par l’inten­dant Jeronymus Cornelisz, qui chaque jour s’enfonce davantage dans la violence, la cruauté et l’abjection. Face à lui – les mains tachées du sang des innocents qu’il a exterminés durant sa carrière de soldat –, un certain Weybbe Hayes prend la tête de la résistance et sauve de la mort une poignée de naufragés.

De cet épisode sanguinaire, Marc Biancarelli s’em­pare pour donner vie, corps et âme à des hommes contaminés par le Mal, qui corrompt ceux qui le touchent du doigt en un cercle vicieux dont ils ne peuvent s’extraire. Peinture d’une époque, Massacre des Innocents s’impose comme un roman total, à la fois épique et shakespearien, dont la puissante dra­maturgie se soutient de scènes d’un lyrisme et d’une poésie qui travaillent la matière même de l’horreur.

Face à l’extrême, quand devenons-nous des résis­tants, et, à l’inverse, qu’est-ce qui fait de nous des êtres déchus ?


« LE NAUFRAGE DU BATAVIA EN 1629, et le conflit sanglant qui s’ensuivit entre les survivants, est une histoire qui a toujours nourri mon désir d’écriture. Mais il s’agissait d’un désir contrarié, en raison notamment du fait que l’historien Mike Dash en avait tiré un essai que le romancier Simon Leys jugeait définitif.

Je me suis longtemps plié à ce jugement, jusqu’au jour où j’ai compris qu’il restait un récit singulier à inventer autour de ce cadre historique, et une matière romanesque encore en friche qui me permettait d’explorer plus avant les thématiques généralement présentes dans mon écriture. Dont celle de la violence, matrice essentielle de mon travail, et que j’ai abordée sous bien des aspects concernant spécifiquement la Corse. Ici, le huis clos insulaire, l’opposition des groupes, la barbarie hallucinante des affrontements ne pouvaient que faire écho en moi.

Un autre thème sur lequel je travaillais, celui du retour à la sauvagerie, pouvait aussi trouver dans le carnage des Abrolhos le théâtre de son expression. Mais je n’étais pas dans l’idée de proposer un récit où la pure aventure serait le seul argument. Dès lors, la peinture hollandaise du xviie siècle, voire la culture de cette époque ou les soubresauts liés à la guerre de Trente Ans s’imposèrent comme le contrepoids esthétique de ma narration.

Une dernière chose, enfin, était importante à mes yeux : la réévaluation, dans une dimension romanesque, du rôle de certains protagonistes, c’est-à-dire ceux qui allaient devenir mes personnages. Ainsi Weybbe Hayes et Lucretia Jansdochter, mais aussi le sombre Jeronymus Cornelisz, méritaient-ils que l’on s’interroge, au travers de leurs actes, sur une certaine complexité de la nature humaine. Face à l’extrême, la dureté des épreuves, quand devenons-nous des résistants ? Ou, à l’inverse, qu’est-ce qui fait de nous des êtres déchus ?”

 

M.B.

janvier, 2018
11.50 x 21.70 cm
304 pages


ISBN : 978-2-330-09234-4
Prix indicatif : 21.00€



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En s’emparant de cet épisode sanguinaire, l’auteur montre comment un homme déçu par son destin peut s’accomplir dans le Mal et attirer à lui d’autres hommes qui finissent par se laisser happer par la violence.

Martine Freneuil, Le Quotidien du Médecin

C’est une véritable description apocalyptique où sont réunies les pires horreurs, une descente aux enfers parfaitement décrite dans un style dépourvu de toute fioriture pour aller droit au but : le massacre des Innocents tel qu’il apparaître sur le magnifique tableau de Cornelis Van Haalem.

La France Catholique

Composé de 17 tableaux, Massacre des Innocents impose une vision théâtrale d’une noirceur vertigineuse, qui tient du drame shakespearien en même temps qu’il s’enracine dans la peinture flamande.

Philippe-Jean Catinchi, Le Monde des Livres

Dans cette fresque historique située dans l’archipel des Abrolhos, au Brésil, l’auteur prolonge sa réflexion sur les origines et l’exercice du mal.

CNews Matin

Un duel habilement mené entre bassesse et dignité.

Notes Bibliographiques

Ce livre s’impose comme un roman total, à la fois épique et shakespearien, dont la puissante dramaturgie se soutient de scènes d’un lyrisme et d’une poésie qui travaillent la matière même de l’horreur.

Le Dauphiné Libéré

Massacre des Innocents fait fortement écho à notre époque en décrivant ce moment charnière où l’homme sombre de façon inexorable dans la violence.

Renaud Junillon (librairie Lucioles de Vienne), Vraiment

Très bien écrit et habillement construit.

7 à Poitiers

Marc Biancarelli nous raconte cette histoire à travers un roman épique et lyrique. L’auteur y explore la complexité et la noirceur de l’âme humaine.

Corse Matin

Le dramaturge corse Marc Biancarelli revisite avec brio [cette épopée sanglante] et construit un roman en “tableaux” directement inspirés de Frans Hals, Adraien Brouwer, Johannes Vermeer. De quoi ravir les amoureux de la peinture du siècle d’or néerlandais… à condition qu’ils aient le cœur bien accroché.

GEO

Après le très beau Orphelins de Dieu, dans lequel l’écrivain corse Marc Biancarelli analysait déjà les origines du mal qui poussent les êtres humains à la violence, Massacre des Innocents est l’un des romans les plus forts de cette rentrée, écrit dans une langue absolument incroyable ! Le roman de piraterie a désormais un nouveau maître !

Sandra Girault (librairie Privat de Toulouse), Page des libraires

Avec un véritable sens du rythme, l’auteur cadenasse une série de thèmes qui lui sont chers : exacerbation de la violence, monstruosité des tempéraments, égocentrisme, goût du gain.

Paul Huet, Bruxelles Culture

Commencée en corse sur le territoire corse, l’œuvre de Biancarelli a trouvé la voie de l’universel sans perdre le lien à l’intime. Et atteint de lumineux crépuscules.

Écrit comme un opéra, agencé comme un tableau, le nouveau roman de Marc Biancarelli évoque une île devenue le lieu d’un massacre. Et nous plonge au cœur des ténèbres.

Biancarelli excelle à dire l’indescriptible.

Biancarelli prend avec lui le pinceau, dresse le cadre, pose premiers plans et arrière-plans, peint la furie, l’horreur, le gouffre.

Thierry Guichard, Le Matricule des Anges

Sur fond de Guerre de Trente Ans et de capitalisme cynique, ce thriller historique, d’un profond lyrisme tirant parfois sur le tragi-comique, questionne les conflits religieux, l’appât du gain colonial, et plus largement le caractère tristement universel de la barbarie.

Marion Cordier, Zibeline

Une fresque puissante.

Une histoire vraie servie par un Biancarelli qui relève ici pleinement de la catégorie des grands conteurs. À la clé, un récit au goût de sel, de larmes et de sang. Enivrant.

Corse Matin

Marc Biancarelli a tiré un roman puissant, plein de rage et de furie.

Dans ce chaos tempétueux, ce huit clos poisseux et angoissant, les personnages historiques s’animent sous la plume de l’écrivain.

Kaël Serreri, Corse Matin

Massacre des Innocents ouvre à nouveau cette page sombre de l’histoire maritime et de la barbarie universelle.

Romain de Becdelièvre, France Culture

Pour conter cette histoire de barbarie humaine, le romancier abandonne la construction narrative en chapitres et laisse place à des tableaux directement inspirés des maîtres de l’âge d’or néerlandais

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