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Les Enseignements d'une ex-prostituée à son fils handicapé


Karlic et Serioja s’enfuient de l’orphelinat d’une petite bourgade de Moldavie. L’un, cloué dans un fauteuil, est doté d’une intelligence hors norme et d’une volonté de fer ; l’autre, grand gaillard endurant, est le benêt attendris­sant de cet improbable tandem qui escroque les gens qu’il rencontre. Ils vont croiser la route de personnages fan­tasques, comme Leonea et Valera, eux aussi échappés de l’orphelinat géré d’une manière pour le moins discutable. La direction a en effet pioché sans vergogne dans l’aide humanitaire européenne destinée aux enfants. Et la pa­nique de ces apparatchiks s’accroît lorsque l’un des orphe­lins est retrouvé mort, le nez et les joues rongés par les rats, faisant les choux gras d’une presse à scandale avide de sang.

Les Enseignements d’une ex-prostituée à son fils handicapé est un conte cruel et drolatique, une photographie de la Moldavie postsoviétique révélée par le vitriol de la carica­ture. Baştovoi y décrit avec brio des scènes du quotidien dont le comique affiché cache la violence des mœurs, la dureté des conditions de vie et surtout la corruption qui vérole la société moldave à tous les niveaux. Une satire sociale implacable, un tableau grinçant de la grande co­médie humaine.

janvier, 2018
12.50 x 19.50 cm
208 pages

Langue : roumain
Laure HINCKEL

ISBN : 978-2-330-07594-1
Prix indicatif : 21.00€



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Dans sa manière de raconter, [Savatie Bastovoi] entre beaucoup de drôlerie, de compassion, de colère, de tendresse. II est drôle quand il envoie des compères boire l’argent de l’essence, laquelle aurait permis de rattraper deux fugueurs. II nous fait rire quand le directeur récupère chez lui, pour le faire disparaître, le stock de couvertures de la Croix-Rouge qu’il a détourné, comme sont détournés les fonds de l’aide humanitaire européenne. Mais il ne s’agit pas d’une caricature.

Claire Devarrieux, Libération

Un vrai bijou venu de Moldavie ! Voilà un livre souvent tragique et féroce, mais aussi drôle et alerte, plongeant le lecteur dans l’infinie misère humaine de la Moldavie des années quatre-vingt-dix, encore empreinte de l’héritage soviétique.

Pierre Glachant, Le Courrier des Balkans.fr

Un doux écho de Tolstoï - celui de La Résurrection - traverse délicatement les pages de ce roman social violent et drôle où, sous la plume d’un écrivain-moine, les plus démunis de la vie s’avèrent être des miraculés.

Cristina Hermeziu, ActuaLitté.com

Malgré la violence et la rudesse de son propos, Bastovoi, à la manière d’un Kusturica, tire les ficelles d’une comédie aussi cruelle que drôle, alternant situations burlesques et scènes émouvantes qui suscitent chez le lecteur un tourbillon d’émotions diverses au fil de sa lecture. Un phénoménal mélange des genres… Bluffée !

Christine le Garrec, A vos marques… tapages !

Un livre qui rend compte d’une réalité qui peut se vérifier. Mais aussi de beaux passages d’une belle humanité. Une introduction éclairante pour comprendre un pays aux confins de l’Union Européenne en proie à de nombreux démons !

Gilles Ribardière, Moldavie.fr

Roman d’une noirceur de suie, il se veut avant tout une parabole sur un pays en proie aux déchirements, saisi entre une jeune liberté bien mal entretenue et le grand frère russe omniprésent. Les descriptions sont naturellement splendides, voire cocasses. On se situe au cœur d’une comédie humaine où rien n’est laissé au hasard.

Sam Mas, Bruxelles culture

Le titre de son second roman a un côté cour des Miracles, qui pourrait rebuter plus d’un lecteur, mais les effarouchés auraient grand tort. Certes, avec Les Enseignements d’une ex-prostituée à son fils handicapé, Savatie Bastovoi nous balance directement dans le décor pas vraiment paradisiaque d’un orphelinat moldave peu après la chute de l’Union soviétique. Certes, les rats courent et la mort frappe. Mais l’auteur réussit le tour de force d’introduire de l’humour et du burlesque au milieu du pire, de transcender le sordide par sa singulière écriture poétique, jusqu’à une rédemption finale renversante de délicatesse.

Marie Chaudey, La Vie

L’enfance violentée reste une obsession chez Bastovoi, dont l’écriture, imprégnée d’un humour grinçant, fait la part belle à la satire sociale. Sous le scalpel de ce moraliste chrétien, la Moldavie postcommuniste, abêtie par la misère et rongée par la corruption, ne sort pas franchement grandie.

Catherine Simon, Le Matricule des anges

Un texte poétique, drôle et poignant tout autant qu'incisif et lucide que le beau travail de la traductrice Laure Hinckel rend perceptible.

Quatre sans quatre.com

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