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Zero K



Choisir de mourir pour prendre la mort de vitesse, décider de se transformer en créature-éprouvette dans l’attente de jours meilleurs afin de revenir au monde en être humain augmenté et radicalement inédit, telle est l’offre de “Zero K”, un centre de recherches secret. Son principal actionnaire, le richissime Ross Lockhart, décide de faire appel à ses services pour son épouse, atteinte d’une maladie incurable, et convoque son fils unique pour assister à la fin programmée de la jeune femme consentante.
Un roman d’une puissance et d’une portée rares, tant sur le plan littéraire que philosophique.

septembre, 2017
11.50 x 21.70 cm
304 pages

Langue : américain
Francis KERLINE

ISBN : 978-2-330-08156-0
Prix indicatif : 22.80€



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Il est toujours émouvant de rencontrer un être mythique, un écrivain phare qu’on lit depuis trente ans, chaque fois émerveillé par sa capacité à voir clair dans les sombres cauchemars de l’Amérique. »

Avec vous, accueillant, silencieux, écoutant. Les vrais grands sont toujours discrets. Sensible, non comme le conspirateur paranoïaque qu’on décrit d’ordinaire, mais comme celui qui cherche le mot juste pour dire l’image qui l’obsède.

Ses romans dissèquent les maux du monde global à partir du corps de l’Amérique malade.

Un très beau livre, une fable « sci-fi » sur l’avenir de l’Amérique et le nôtre, montrant à nouveau comment le langage du capitalisme nous fait parler, et à quel point la cyberculture de masse programme nos cerveaux et définit nos relations personnelles et sociales.

Mais aussi une méditation atrocement glaçante, c’est le cas de le dire, sur ce que Norbert Elias a appelé « la solitude des mourants ». Autant dire qu’en des temps où méditer sur la mort semble devenir une manie ringarde et mourir une maladie évitable — pour les riches en tout cas — il est urgent de lire Zero K.

Michel Schneider, Le Point

ce très profond et subtil Zero K.

Un beau roman est « celui qui sème à foison les points d’interrogation » (Cocteau). Or Zero K est le livre des questions par excellence.

Brassant l’actualité avec les plus vieilles histoires de l’humanité, la physique des basses températures avec La Cité de Dieu de Saint Augustin. Faisant coller opportunément à son propos sa langue unique — expérimentale, poétique, chaotique, cinématographique. Et réinventant avec l’énergie d’un très grand créateur ce qu’un de ses personnages appelle « le triste, l’austère, l’affligeant scenario de la mort usuelle.

Florence Noiville, Le Monde

Un roman brillant et envoûtant, qui ne cultive pas pour lui-même l'art de déranger, mais conjugue avec passion la maîtrise du récit et la profondeur d'une réflexion sur ce que nous pourrions devenir.

Alain Nicolas, L’Humanité Dimanche

Dans un nouveau roman à la mélancolie puissante, Don DeLillo se pose en observateur sceptique de la démesure transhumaniste.

Yann Fastier, Le Matricule des anges

C’est la dernière prouesse raffinée de Don DeLillo : nous faire passer pour de la science-fiction une réflexion philosophique sur la mort pour finalement évacuer tous les clichés au profit d’une fable réaliste infiniment plus déstabilisante.

Isabelle Potel, Madame Figaro

Une très grande beauté formelle.

Nathalie Crom, Télérama

Toujours se rappeler que l'art de DeLillo est très visuel, très descriptif, qu'il faut le lire comme on visite une exposition d'art moderne ; soudain voilà un choc rétinien, de brusques chaos, une sensation inédite. Se lancer.

Jean-Luc Porquet, Le Canard enchaîné

La dialectique entre un monde futur idéalisé et un monde déliquescent rend le roman très intéressant.

Philippe Chevilley, « La Dispute » sur France Culture

Don DeLillo livre sans doute son meilleur roman depuis Outremonde - et une nouvelle méditation sur le devenir de l'humanité à l'ère de l'hypertechnologie. Avec cette méditation inédite sur les cauchemars et les rêves contemporains, Don DeLillo vient d'écrire le grand roman métaphysique du XXe siècle.

Marc Weitzmann, Le Magazine littéraire

Tout DeLillo est là : penser en dehors des limites. Cela donne des romans visionnaires, au style poétique et visuel, dans lesquels se bousculent les angoisses que notre époque préfère ignorer ou ensevelir sous le divertissement.

DeLillo, maître du malaise, raconte l’Amérique sous l’angle des pathologies : le mensonge, le terrorisme, le meurtre.

Ce qui l’intéresse, ce sont les moments de crise.

François Busnel, America