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Polaris


Océan Arctique, 1960. Un vieux rafiot aux allures fantomatiques mouille devant l’île norvégienne de Jan Mayen, vers laquelle il s’est subitement dérouté pour venir forer en eaux profondes sur ordre de la compagnie qui l’a affrété : la mystérieuse Centrale.
Depuis quelques jours, les cabines du navire sont devenues des cellules et le mess des officiers une salle d’interrogatoire. Un drame s’est produit, l’équipage semble avoir été gagné par une inexplicable folie. À la ferme instigation de deux membres de la Centrale prestement dépêchés sur place, Christian, le médecin du bord, tente de retracer les événements qui ont conduit à ce chaos. Passé au scalpel des deux enquêteurs, le discours se fait confus car l’homme doit confesser bien davantage que les crises d’angoisse, les troubles du sommeil et la prise inconsidérée d’anxiolytiques. C’est la raison de ces symptômes qu’entendent sonder les représentants de la Centrale ; et l’obscure inclination du docteur pour certaines expériences indicibles.
Pendant les quelques heures que dure l’interrogatoire – soit le temps du récit –, le lecteur, prisonnier de cet esprit malade, comme l’équipage l’est du vaisseau, est livré aux spectres du passé, à l’affliction des suppliciés, aux confins de la raison. Ce roman, c’est Au coeur des ténèbres dans un paysage désertique, glacial et cauchemardesque.

septembre, 2017
11.50 x 21.70 cm
240 pages

Langue : espagnol
Claude BLETON

ISBN : 978-2-330-08171-3
Prix indicatif : 21.50€



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Clemot exploite à merveille le thème de l'isolement qui rend fou et renouvelle le thème classique du huis clos sur un bateau, lieu communautaire et fermé, inaccessible aux secours, où toute fuite est impossible. Lisez donc ce livre hybride, mélange de roman d'aventures, de récit d'horreur et de fable fantastique, en laissant les lumières allumées. 

Bernard Quiriny, L’Opinion

Polaris fait partie de ces lectures à hauts risques, de celles qui ébranlent tous les repères, malmènent jusqu'à la transe, et soumettent le lecteur, ce voyeur, de façon superbe. Nous voici ébranlés et total addicts. Polaris, premier roman traduit de l'Espagnol Fernando Clemot, plonge dans des lieux inconnus, méandres de la mémoire, enchevêtrements d'imaginaire, de fantasme, fouillent les trous noirs de l'âme humaine et de la raison.

Martine Laval, Le Matricule des Anges

 Enchevêtrant les strates de la mémoire, ce récit au mystère dense fait surgir, dans un huis clos inquiétant, la personnalité d'un homme troublé par son passé. Jusqu'où obéir aux ordres ? Jusqu'où contrôler son prochain ? interroge cette dystopie glaçante qui sonde habilement les pouvoirs de la manipulation mentale. 

Ariane Singer, Le Monde des livres

L’écrivain barcelonais Fernando Clemot signe avec Polaris un roman à la prose sublime d’une rare densité qui réussit à nous plonger dans une ambiance oppressante très kafkaïenne. A souligner également la grande capacité de Fernando Clemot à insérer dans le récit principal d’autres histoires qui nous rappelle I’écriture du grand Roberto Bolano. 

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