Aller au contenu principal

Voyager


Russell Banks n’a jamais cessé de nourrir le désir d’évasion qui lui est consubstantiel depuis l’enfance, et qui l’a notamment conduit des îles de la Caraïbe aux sommets de l’Himalaya ou des Andes.
Dans ce captivant recueil de récits, qui est aussi un véritable livre de vie, Russell Banks invite son lecteur à l’accompagner dans les plus mémorables de ses voyages. Entretien avec Fidel Castro à Cuba, retrouvailles “hippies” à Chapel Hill vingt ans après, expériences diversement radicales, fugue à Édimbourg pour épouser dans le secret sa quatrième femme, autant d’étapes formatrices au fil desquelles l’écrivain interroge sa relation au monde, revisite en toute honnêteté les rapports qui furent les siens avec ses épouses successives, ou s’embarque pour de nouvelles formes de quête de soi en mettant son corps et son mental à l’épreuve lors d’exigeantes ascensions.
Entrelaçant, de paysage en paysage, histoire personnelle, contexte politique et social, dimension historique, cette relation de ses voyages se fait examen de conscience et méditation profonde. Elle ouvre un chemin vers le coeur et l’âme d’un écrivain aussi prestigieux que respecté.

mai, 2017
14.50 x 24.00 cm
320 pages

Langue : américain
Pierre FURLAN

ISBN : 978-2-330-07820-1
Prix indicatif : 22.50€



Où trouver ce livre ?
Ce livre existe également en version numérique

Roi de l’humour pince-sans-rire et de l’autodérision. Ce livre-somme, à la fois confession sans concession et collection de récits de voyage à couper le souffle : Russell Banks est à la fois un sportif et un écrivain de haut niveau.

Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo

À mi-chemin entre le récit de voyage et l’autobiographie, Russell Banks passe en mode introspection à travers des textes d’une rare finesse et d’une profonde humanité.

Philippe Manche, Le Soir

Russell Banks surprend ses lecteurs avec Voyager, un livre qui tranche avec le reste de son œuvre. Une réflexion intime, personnelle comme jamais où, à 75 ans, Russell Banks aborde des sujets inhabituels pour lui, mais qui n’en semblent pas moins mûris depuis longtemps. Voyager nous donne des clés inattendues pour accéder à un autre Banks. Intime. Vulnérable. Authentique toujours. Et que l’on imagine enfin réconcilié avec lui-même. 

Florence Noiville, Le Monde des livres

Cette confession, d’une grande justesse, sans mortification ni fausse modestie, dans laquelle chaque détail observé au cours des voyages est l’occasion d’une image qui vient marquer nos esprits ou d’une réflexion qui nous éclaire sur l’humanité, a l’élégance de nous offrir à la fois la beauté brute d’une pensée authentique et la pureté d’une écriture policée d’une incroyable précision.

Stéphanie Janicot, La Croix

D’un récit à l’autre, Russell Banks révèle ainsi l’exaltation et les déceptions du voyage, sur cette planète gagnée par les désastres écologiques et sociaux. Il offre, surtout, une belle réflexion sur le déplacement, qui n’est jamais qu’une autre forme de la quête de soi.

Julien Bisson, Lire

Pour beaucoup d’entre nous voyager n’est qu’un divertissement, au sens pascalien du terme, un moyen de se détourner de soi, de ses tracas ou de l’examen intime et honnête qu’une vie insatisfaisante exigerait. Pour Russell Banks, dans les expériences du moi qu’il retrace ici, c’est bien du contraire qu’il s’agit : non pas se fuir mais tenter de se retrouver, non pas se déprendre de soi grâce à la distance mais essayer de se comprendre. (...) C’est bien la dimension autobiographique qui domine : Banks ne cesse de retrouver les traces de celui qu’il fut, et qui voyagea parfois dans ces mêmes îles. Il ne cesse alors d’essayer de comprendre cet être-là, et le juge avec un mélange de clairvoyance un peu apitoyée et de perplexité.

Thierry Cecille, Le Matricule des anges

Voyager, un livre qui a tout de la confession d’un bourlingueur impénitent. Russell Banks s’autoanalyse en mouvement perpétuel, en cartographiant certains lieux de la planète sillonnée en tout sens, de La Havane à Edimbourg, en passant par les monts de l’Himalaya… 

Muriel Steinmetz, L'Humanité

Existe-t-il des écrivains pour temps de crise ? Admettons que ce soit le cas, et c’est le nom de Russell Banks qui nous vient en tête. Assurément en vertu de l’humanisme tout sauf béat, tout sauf serein, tout sauf édifiant dont est empreinte l’œuvre de ce romancier américain, héritier revendiqué d’un Mark Twain ou d’un Nelson Algren, peintre lucide et généreux de la déliquescence d’un rêve américain qui prend l’eau de toutes parts. (...) Du très beau Voyager qui paraît aujourd’hui, disons, pour faire court, qu’il s’agit de ses Mémoires, articulés autour d’un double motif : l’amour et le voyage. On y retrouve la qualité particulière de son regard, mélange de sagacité, de probité et d’épaisseur humaine. S’y ajoutent une mélancolie, une dimension testamentaire inédite et poignante.

Nathalie Crom, Télérama

Un recueil de récits passionnants et très personnels.

Geneviève Simon, La Libre Belgique

Pétulance, exubérance, humour parcourent les pages superbes, semées de quelques pincées de gravité. Une merveille de livre, pour toutes les destinations.

Thierry Clermont, Le Figaro Littéraire