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La Danse sorcière


Après l’Opéra de Paris et plusieurs années à Düsseldorf avec Pina Bausch, Else est revenue en France où elle fait partie de la compagnie des Kachinas, célèbre pour ses fascinantes improvisations chamaniques. Depuis plus de trente ans, Else n’a jamais cessé d’exercer son art car la pratique de la danse comme unique thérapie l’a véritablement sauvée d’une pathologie sévère – une catatonie consécutive à un traumatisme de l’enfance. Danser, puiser en soi la maîtrise du déploiement puis laisser advenir la beauté, le sens et l’harmonie : c’est à l’abri de cette discipline que cette femme a reconstruit sa vie… jusqu’au matin où l’entrave se manifeste. Face à sa salle-verrière, ce lieu lumineux où depuis toujours s’est enracinée sa danse, quelque chose apparaît, par-delà une lucarne située de l’autre côté de la rue. Une ombre la regarde. Qui semble la menacer.

Alors l’envahit la peur, celle de la paralysie, celle du trauma. Ou celle de la folie. Le corps virtuose défaille, le geste se dérègle. Et pire : ses proches n’entendent pas, la renvoient à l’obscur, s’interrogent et sous-estiment l’éventualité d’une présence hostile.

Grand roman de la danse – de Wigman à Carolyn Carlson, de Nijinski à Béjart, de l’Opéra Garnier au Tanztheater Wuppertal de Pina Bausch et jusqu’au Sankai Juku –, ce livre du corps en mouvement, inspiré, exalté ou contraint, est aussi celui de l’inquiétante étrangeté qui saccage la chorégraphie d’une vie, désaxe la trajectoire d’une étoile et la projette dans une tout autre démesure.

janvier, 2017
14.50 x 24.00 cm
640 pages


ISBN : 978-2-330-07257-5
Prix indicatif : 23.00€



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Prix Georges Bizet du Livre d’Opéra et de Danse -

Veut-on vraiment la délivrer du mal de pierre qui fait d’elle une femme-méduse ? »

Karine Henry pousse très loin cette chanson de geste gothique, « tétanie de la mémoire » qu’elle transforme en chorégraphique horrifique.

Cette « danse de l’âme » l’entraînera dans un gouffre plus noir que ses pressentiments.

Juliette Einhorn, Magazine littéraire

Ecrire la danse s’avère l’une des choses les plus difficiles pour un écrivain. Comment reconstituer le mouvement sans l’interrompre ? Comment substituer un langage à celui des gestes, sans figer les corps, les alourdir de causes, d’analyses ? (…) Karine Henry offre sa réponse : donner une histoire au corps dansant, un récit aux gestes, une origine à l’envoûtement, tel que le nous le suggère le très beau titre de son deuxième roman, La Danse sorcière.

Oriane Jeancourt , Transfuge

S’exprime, dans l’attention portée à l’infra-ordinaire, dans la finesse de l’écriture et ses jeux de miroir, une conception hautement esthétique du roman noir.

Car c’en est aussi un, splendide dans son examen de l’inconscient et des pulsions intimes.

Une fable d’une belle puissance incantatoire.

Paloma Hidalgo, Le Monde

C’est le récit d’un talent fou bâti sur un trou noir.

C’est un roman noir à la couverture bleue, une histoire bleu-noir comme les profondeurs de la mer, sombres et harmonieuses, silencieuses.

C’est le deuxième (grand) livre de la libraire Karine Henry (…) et c’est une chorégraphie stupéfiante, depuis le geste jusqu’à la beauté du texte.

Marine de Tilly, Le Point

C’est avant la danse, sa mécanique, sa pesanteur et sa légèreté qui sont si passionnément explorées.

Victorine de Oliveira, La Vie

Ce deuxième roman de Karine Henry est un texte vertigineusement troublant.

C’est le récit d’un pas de deux, tragique et beau, avec la folie.

Une tension sourde, impalpable, court au long des pages jusqu’à l’épilogue, inattendu et hitchcockien.

Car ce roman de la part d’ombre se révèle aussi un roman noir.

Xavier Houssin, Elle

Un grand roman sur la danse.

Un splendide examen de l’inconscient et des pulsions intimes.

Un livre envoûtant, une sorte de labyrinthe.

Magnifique.

Ghislaine de Rochefort, RCF, Au hasard des livres

Un magnifique portrait d’une femme blessée.

Librairie Le cadran solaire, Frédérique Gillet-Jardat, Page

Ce roman fleuve nous conduit dans le monde envoûtant de la danse, formidablement décrit par Karine Henry. Dans une profusion de sensations, ses mots captent la magie du mouvement, la mécanique du corps artiste et les errements des âmes blessées. Grande histoire de danse, ce qui est rare en littérature, ce livre tient aussi du thriller psychologique. Un éventail d’émotions d’où le lecteur ne ressort pas indemne, pour son plus grand plaisir.

Marie Valentine Chaudon, Le Pèlerin

Le roman de Karine Henry est une réussite par son écriture sensuelle du mouvement et des corps, à travers des passages d’une force suggestive impressionnante. La facilité avec laquelle nous entrons dans cette histoire est l’une de ses grandes forces : même si le monde de la danse nous est étranger, l’auteure nous y guide avec brio, si bien qu’il en devient évident de se passionner pour Béjart, le ballet ou la figure hypnotique de Pina Bausch !

Roméo Cini, L’Express / L’Impartial suisse

[La Danse sorcière] fait songer, par son attention aux détails, ses descentes en rappel dans les jeux de reflets et les bourrasques de l’âme, aux classiques du XIXe. Un roman qui fonctionne sur l’admiration — pour cette grande prêtresse que fut la chorégraphe allemande Pina Bausch — et le bal des corps. 

Pierre Vavasseur , Le Parisien / Aujourd'hui en France

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