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Dans la tête de Marine Le Pen


Quelles sont les lignes de force idéologiques du Front national ? Pour en avoir une idée, il faut lire les déclarations de Marine Le Pen, examiner ses références philosophiques, repérer les proximités intellectuelles, interroger les membres de son entourage et les spécialistes de l’extrême droite.
À l’heure où une partie des pays les plus développés du monde occidental, des États-Unis de Donald Trump au Royaume-Uni du Brexit, bascule dans une politique identitaire, comment le parti fondé par Jean-Marie Le Pen renforce-t-il son audience ?
Au fil des discours, la présidente du FN prétend que nous vivons sous le joug d’un totalitarisme libéral d’un type nouveau. Elle se revendique d’une république sans concessions ; se situe au-delà de la droite et de la gauche ; attaque de nouveaux ennemis ; s’aligne sur la Russie de Vladimir Poutine.
Le FN a-t-il vraiment changé ?
Marine Le Pen a indéniablement transformé son parti. Mais elle n’a pas supprimé les piliers traditionnels de sa famille politique. Elle les a actualisés. Elle n’a pas cassé les murs de la maison extrême droite pour reconstruire une nouvelle demeure. Elle a seulement déplacé les meubles.
Marine Le Pen n’a pas liquidé l’extrême droite. Au contraire, elle lui donne de nouvelles forces.

janvier, 2017
11.50 x 19.50 cm
208 pages


ISBN : 978-2-330-07256-8
Prix indicatif : 19.00€



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Reposant sur une analyse de ses déclarations et de ses références, ainsi que sur des entretiens avec plusieurs spécialistes de l'extrême droite ou figures historiques du parti, son livre montre que la rupture affichée avec le discours traditionnel du FN et le positionnement « ni droite ni gauche » vise avant tout à présenter ce qu'il appelle « un nationalisme à visage humain ».

Benoît Georges, Les Echos

Pour Michel Eltchaninoff, le « positionnement « ni droite ni gauche » de Marine Le Pen ressuscite l'un des pans les plus importants de la pensée d'extrême droite, celui du « socialisme national ». Derrière la rénovation, le fond et la vision n'ont donc pas véritablement changé.

Gérald Papy, Le Vif / L'Express

Inutile de diaboliser celle qui a voulu dédiaboliser le parti fondé par son père, il faut comprendre la manière dont elle trace un chemin entre la droite libérale, qui a abandonné le gaullisme historique, et la gauche, qui a oublié de porter son attention sur les laissés-pour-compte.

Philippe Douroux, Libération

Au fond, Marine Le Pen n'a pas quitté l'extrême droite : le « ni droite ni gauche » a été brandi par des mouvements d'extrême droite durant la IIIe République ou dans l'entre-deux-guerres. L'idée d'un jeu politique qui dissimule une brutale domination du peuple national par une élite secrète est typique de la vision du monde de cette famille politique. Enfin, l'exclusion d'une partie de la population pour des motifs ethniques ou religieux demeure l'un des piliers de l’extrême droite. En refondant son idéologie, Marine Le Pen lui donne de nouvelles forces Mais la puissance du livre de Michel Eltchaninoff est de faire tomber les masques.

Stéphane Rio, L’Université syndicaliste

C’est le grand mérite du philosophe Michel Eltchaninoff de s'être replongé dans ses écrits et ses discours, et d'avoir replacé son parcours dans le cours de l'histoire de l'extrême droite française, pour en restituer la cohérence. Car le marinisme n'est pas seulement une opération de désidéologisation du FM tout entière tournée vers la conquête du pouvoir. Certes, sous l'influence, notamment, de l'énarque Florian Philippot, Marine Le Pen a changé le visage du FM. Mais Michel Eltchaninoff démontre d'une plume limpide et précise qu'elle n'a rompu avec aucune des quatre bornes qui jalonnent la geste de l'extrême droite : la terre, le peuple, la vie et le mythe. Elle s'est contentée d'épousseter ces quatre piliers sans en abandonner aucun.

Renaud Dély, Marianne

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