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14 Juillet



La prise de la Bastille est l’un des évènements les plus célèbres de tous les temps. On nous récite son histoire telle qu’elle fut écrite par les notables, depuis l’Hôtel de ville, du point de vue de ceux qui n’y étaient pas. 14 Juillet raconte l’histoire de ceux qui y étaient. Un livre ardent et épiphanique, où notre fête nationale retrouve sa grandeur tumultueuse.


“ De la Bastille, il ne reste rien. La démolition du bâtiment commença dès la nuit du 14 juillet 1789. De l’événement, nous avons les récits du temps. Les députations de notables qui se rendirent à la citadelle et les délibérations de l’Hôtel de Ville y prennent une importance démesurée. On nous raconte la prise de la Bastille du point de vue de ceux qui n’y étaient pas ; et qui vont devenir nos représentants. Ils n’y étaient pas et ne souhaitaient d’ailleurs pas que la Bastille tombe. Ils firent même tout pour l’empêcher. Mais ils ont laissé des témoignages. Car ces gens-là savaient écrire.
Il fallait donc retrouver les relations des gens ordinaires, s’appuyer sur le récit personnel de leur participation à l’émeute du 14 Juillet. Il fallait éviter tout surplomb, afin de ne pas écrire un 14 Juillet vu du ciel. En m’en tenant aux récits méprisés, écartés, j’ai voulu me fondre dans la foule. Et puisque c’est bien le grand nombre anonyme qui fut victorieux ce jour-là, il fallait également fouiller les archives, celles de la police, où se trouve la mémoire des pauvres gens.
L’Histoire nous a laissé un compte et une liste : le compte est de 98 morts parmi les assaillants ; et la liste officielle des vainqueurs de la Bastille comporte 954 noms. Il m’a semblé que la littérature devait redonner vie à l’action, rendre l’événement à la foule et à ces hommes un visage.
À une époque où un peuple se cherche, où il apparaît sur certaines places de temps à autre, il n’est peut-être pas inutile de raconter comment le peuple a surgi brusquement, et pour la première fois, sur la scène du monde.”

 

E. V.

août, 2016
10.00 x 19.00 cm
208 pages


ISBN : 978-2-330-06651-2
Prix indicatif : 19.00€


Où trouver ce livre ?
Ce livre existe également en version numérique
Prix Alexandre Vialatte -

Dans un récit exaltant, Eric Vuillard retrace le feuilleton des évènements jusqu’au jour fatidique du 14 juillet.

Thierry Voisin, Télérama Sortir

Fable magnétique, ce 14 Juillet de 2016 est un texte qui suspend le temps. De la littérature pure et en armes.

Hubert Artus, LIRE

De livre en livre, Eric Vuillard poursuit une entreprise littéraire dont les contours s’affinent, mais qui demeure bien difficile à caractériser tant ce qu’elle a d’inhabituel, de mystérieux, déroute à chaque fois le lecteur et le laisse sur la piste d’un secret, comme d’un mot au bout de langue.

Victor Blanc, Les Lettres Françaises

Eric Vuillard raconte dans un texte magnétique son 14 juillet 1789.

Laurent Lemire, Livres hebdo

Eric Vuillard poursuit avec 14 Juillet une éblouissante exploration des dessous, des bas-côtés de l’Histoire officielle.

14 Juillet restera comme l’un des plus beaux monuments dédiés au peuple, à cette foule d’anonymes qui se souleva et fraya le visage d’une autre France, la fin de l’Ancien Régime.

Véronique Bergen, La Quinzaine Littéraire

Chacun, à sa façon, a contribué à la prise de la Bastille. Par des gestes anodins, parfois, par quelques mots (...) Et tout cela, on le vit dans ce roman comme si on était au milieu de cette foule.

[Blog] Appuyez sur la touche lecture

Pourquoi choisir ce livre ? Parce qu’on va lancer, dans le courant de la semaine, une pétition sur Change.org pour qu’Eric Vuillard, magistral dans ce nouveau roman, écrive TOUS les manuels d’histoire à venir.

Laurent Bainier, 20 Minutes

C’est un souffle … on est emporté dans un tourbillon.

Victor Macé de Lepinay, France Culture, La Fabrique de l’Histoire

Eric Vuillard n’entre pas par effraction dans l’esprit de ses « héros ». Il ne leur invente pas des motivations, ne leur dresse pas de stèle. Il raconte simplement, avec un talent fou, les hésitations, mais aussi la trouille, la générosité et le grain de folie de ces « ci-devant » du 14 juillet – ses sœurs et ses frères, et finalement les nôtres aussi.

Olivier Pascal-Moussellard, Télérama

14 juillet est un récit populaire au sens littéral, emporté à chaque ligne par un torrent de mots, d’adjectifs, de synonymes…Il ne s’agit pas d’une coquetterie mais de donner de la quotidienneté, de la chair, du désir et de l’actualité à l’événement, de l’arracher au seul symbole.

Frédéric Mercier, Transfuge