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Les Parisiens



Jeune provincial avide de réussite et de plaisirs, Aurélien se lance à l’assaut de Paris, et de la grande aventure du Théâtre. Beau, désinvolte, insolent, il fait la conquête d’un éminent chef d’orchestre, séduit une vieille faiseuse de carrières, pince les fesses d’un ministre et charme un cacochyme empereur des médias. Dans les salons, les fêtes mondaines et les backrooms où se mettent à nu les édiles culturels, où les prétendants aux nominations se déchirent, où l’on conspire à l’envi et profane les réputations, Aurélien est le nouveau talent qu’on rêve d’étreindre comme une jeune proie – et qui, sûrement, saura se montrer prodigue.

Mais ses vraies amours sont ailleurs. Iris, Serena, Kamel, Gloria, Ulrika…, reines transgenres et faune de la nuit, qui prennent d’assaut Pôle Emploi et ourdissent une décisive révolte des putes. Et surtout Lucas, enfant trop mal aimé, poète magnifique mais inaccompli qui cherche avec humilité et désespoir une raison d’être au monde, de vivre encore, de croire…

Tour à tour féroce et fervente, orgiaque et lyrique, dérisoire et grandiose, cette nef des intrigants, des saints et des prostitué(e)s tangue puissamment entre rire et douleur, sonde les coeurs et les reins d’un parisianisme méphitique et narcissique, nourri d’illusions balzaciennes et ivre d’incarner cette Ville Lumière, sur laquelle flotte comme un drapeau – sans cesse brandi, vénéré et lacéré – le suaire d’un Art salvateur.


“Dans ma (folle) jeunesse, j’étais double. En moi il y avait un contemplatif assoiffé de prière et un hédoniste qui dévorait le monde. Aurélien et Lucas sont ces deux parts de moi qui dialoguent encore. Le troisième personnage, c’est Paris. Je voulais faire un portrait de l’intérieur et convoquer toutes les figures du carnaval que j’ai admirées ou détestées.
Chacune de mes oeuvres est un projet littéraire différent. Après un roman abstrait (Excelsior) et un roman brut (Le Cahier noir), je rêvais de me jeter au long cours dans un roman romanesque, une grande somme. Le récit, plus que le poème – même si le texte est parfois lyrique –, d’un perpétuel décollage, d’une course d’élan portée par un insatiable désir.
Et puis je voulais rire de ce qui avait été sérieux : le théâtre, Dieu, le sexe, la mort, dans ces vingt ans très violents de mes débuts. Voilà ce qu’il y avait au commencement. Mais les personnages et l’exercice stylistique de faire un roman xixe au xxie siècle m’ont entraîné plus loin. Jusqu’à la confession exhaustive.”

 

O. P.

août, 2016
14.50 x 24.00 cm
544 pages


ISBN : 978-2-330-06653-6
Prix indicatif : 22.80€



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prix Transfuge du Meilleur roman -

Olivier Py signe un roman total. Un des grands livres de la rentrée.

 

C’est un livre pas comme les autres, souvent trop sages. C’est un livre fou, un chef d’œuvre lyrique, tragique, dionysiaque, morbide, sexuel, métaphysique, allégorique, satirique, utopiste, grotesque, à clef, actuel, inactuel.

 

On se souvient du Paris de Louis-Sébastien Mercier, de Restif de la Bretonne, d’Arsène Houssaye, d’Alfred Delvau, de Jean Lorrain, et de bien d’autres. Olivier Py nous décrit un Paris d’aujourd’hui comme presque plus aucun romancier ne le fait. Son Paris est une fête prodigieuse, belle, folle, malsaine, tragique, mortelle.

Vincent Jaury, TRANSFUGE

Délirante saga initiatique.

Croix, sexe, littérature, pouvoir et œuvres d’art y communient dans une sarabande à faire se damner Balzac, Nietzsche, Claude, Gide et Theilhard de Chardin réunis.

Un désordre traversé de désirs, de révolutions, de morts et de passion irraisonnée pour un Dieu proclamé absent noue une écriture comme en transe, sculptée en courts chapitres incendiaires.

Fabienne Pascaud, Télérama

C’est un très grand livre, un très grand livre politique.

C’est juste solaire, c’est drôle, c’est punk.

Arnaud Viviant, FRANCE INTER Le Masque et la Plume

Épatant.

Baptiste Liger, L’Express

L'intrigue est passionnante.

Enrica Sartori, Le Magazine Littéraire

Féroce et sensuel Py dépoussière le roman d’initiation balzacien et signe une epopee mondaine ou vice et mystique flirtent dans une valse entêtante.

Léonard Billot, Stylist

A la fois confession autofictionnelle et tourbillon évoquant le roman d'apprentissage du XIX' siecle

Mix Magazine

Une fresque politico-médiadico-arty résolument crue et diaboliquement excitante.

Léonard Billot, Glamour