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Les Temps perdus


Après une dure vie de labeur à vendre des tacos douteux dans le centre de Mexico, Teo coule une retraite pittoresque dans un vieil immeuble délabré qu’il partage avec une dizaine de congénères et une impressionnante légion de cafards. Indépendant et fantasque, il refuse obstinément d’intégrer le cercle de lecture du troisième âge initié par la sémillante Francesca, objet de tous ses fantasmes. Il n’a pourtant échappé à personne qu’il est probablement écrivain, puisqu’il passe son temps à noircir des carnets. Converti en ennemi public no 1, il détient, fort heureusement, une arme imparable : la Théorie esthétique d’Adorno, véritable bijou multi-usage, paradigme vital tout aussi efficace pour chasser les vendeurs importuns et exterminer les blattidés hostiles que pour river le clou à des vieillards décatis obnubilés par leurs ateliers de macramé, de modelage en mie de pain ou d’analyses de haute volée sur La Recherche du temps perdu.

Entre querelles de voisinage hilarantes et pulsions érotiques déjantées, l’auteur embrasse trois quarts de siècle de l’histoire du Mexique avec révolution et contre- révolution, crimes d’État, corruption, assassinats, disparition et marginalité.

 Une irrévérence affirmée, instructive et salutaire.

février, 2016
10.00 x 19.00 cm
304 pages

Langue : espagnol (Mexique)
Claude BLETON

ISBN : 978-2-330-05799-2
Prix indicatif : 21.00€



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Les Temps perdus est un tableau littéraire, diverstissant, drôle. Mais la justesse de ce ton réside aussi dans la gravité qui le sous-tend : ce Mexique fou, énigmatique et tapageur est aussi un pays où « la vie est si triste qu’i faudrait se tuer trois fois », où la bureaucratie pourrit le rêve et où de grands artistes finissent parmi les chiens.

Élise Lépine , Transfuge

Tout thérapeute soucieux d'aider son patient à vaincre sa neurasthénie serait bien avisé de lui prescrire la lecture (et la relecture) des « Temps perdus », de Juan Pablo Villalobos. Dans le genre « à mourir de rire », on n’a pas fait mieux depuis longtemps. Depuis, disons, Robert Benchley, Woody Allen et Pierre Desproges, sauf qu'à ma connaissance aucun de ces trois-là n'a écrit de roman.

Gérard Guégan, Sud Ouest

Les Temps perdus met en scène une galerie de personnages excentriques à travers lesquels l'auteur dresse une joyeuse satire de la société contemporaine mexicaine (…) Au delà de la farce débridée, tempérée par le portrait d'un artiste de génie (le muraliste Manuel Gonzalez Serrano) mort dans la misère, ce roman interroge avec tact la place des margjnaux dans un pays que secouent la violence et la terreur.

Ariane Singer, Le Monde des Livres

On l'aura compris, Les Temps perdus est une chronique dominée par le cocasse, le clownesque parfois, le satirique et le farcesque. Une chronique irrévérencieuse et délirante qui nous apporte un grand et bien salutaire bol d’air frais. À découvrir !

Thierry Clermont, Le Figaro Littéraire

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