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Notre désir est sans remède (EPUB)



L'existence mouvementée et dramatique de l’actrice américaine Frances Farmer (1913-1970) a largement excédé son emploi cinématographique de jolie blonde à la raisonnable impertinence. Ce roman découpé en sept tableaux, de la lumière à l’ombre, de Hollywood à la claustration, soutient une réflexion politique sur le corps jeté en pâture à la gloire.


0,0 x 0,0 cm
0 pages


ISBN : 978-2-330-05490-8
Prix indicatif : 13.99€



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Alors que le patrimoine iconique qu'elle recycle semblait la rendre superflue, la littérature alors peut faire valoir ses compétences spécifiques. Nul mieux qu'elle ne sait suspendre le temps, émietter le tableau en détails, rcnvcrscr capricieusement les hiérarchies romanesques : au commissariat un bout de tapisserie robbegrilletesque dont Frances « restaure la collure disjointe, qui tient quelques secondes en l'état puis se détache, et, de nouveau, se recourbe imperturbablement » prend plus d'importance que la story trop connue de la déchéance. Que
peut le texte avec les images rebattues ? Se les repasser, mais en variant les angles, en changeant les focales « en recadrant la photo sur son visage, on pourrait presque la croire sortie d'un film ».

François Begaudeau, Transfuge

L'écrivain s'est librement inspiré de la vie de Frances Farmer pour ce portrait de femme insoumise qui riait trop fort.

Alexandre Fillon, Livres Hebdo

Mathieu Larnaudie sublime la déchéance médicalement assistée de cette icône brisée et livre une réflexion magnétique sur la célébrité et ses excès.

L. B., Stylist

Le très beau roman de Mathieu Larnaudie livre une réflexion politique sur l’image et l’individu à travers le destin mouvementé et tragique de Frances Farmer.

Nicole Debarre, “Entrez sans frapper” (La Première / RTBF)

Jamais dans cette réflexion cruelle sur l'industrie du divertissement et la fabrique de l'individu contemporain ne trouve t-on ce qui fait le défaut majeur des monographies consacrées aux actrices : la psychologisation obscène des sentiments. Merci !

La phrase se fait plus nerveuse, pour mieux cadrer en sept plans serrés, comme autant de moments clés d'une existence, entre 1936 et 1958, le corps d'une femme broyée par la gloire.

Sarah Chiche, Marianne

Pour son septième livre, Mathieu Larnaudie a parfaitement joué sur deux tableaux : celui du portrait d'une actrice hollywoodienne, Frances Farmer, et celui d'une certaine Amérique dans la première moitié du XXe siècle. (...) Ce portrait, articulé en sept tranches de vie, avec zooms, contrechamps et flash-backs, nous montre une femme écorchée, scandaleuse et libre. (...) Sans aucun doute, le meilleur opus de Larnaudie, aux côtes des Effondrés.

Thierry Clermont, Le Figaro Littéraire

En reconstituant l’itinéraire de l’actrice indocile et intransigeante, Mathieu Larnaudie implique le lecteur dans une réflexion sur la fascination de l’image, sur les dessous de la production, et la tentative de reconstruction d’une icône brisée. Le style incisif et l’intelligente articulation du récit assurent une lecture captivante.

Mémoire des arts

Progressant à l’écart du récit linéaire, déployant son écriture magnifique avec une maîtrise exceptionnelle, (…) Mathieu Larnaudie fait indubitablement partie de cette avant-garde talentueuse qui, loin des projecteurs, assure patiemment l’avenir d’une littérature française intelligente et résolument politique.

Vincent Ladoucette (librairie Privat, Toulouse), Page des libraires

À travers ce portrait de femme insoumise, cette icône brisée, Mathieu Larnaudie nous montre comment le cinéma sublime autant qu’il broie les corps et nous offre une réflexion juste et engagée sur l’image et l’individu.

Camille Gillet et Audrey Andriot (librairie Jonas, Paris), Le 1

[Un] livre à l'écriture fluide et brillante, pareille à une mer d'or dont on se rendrait compte, en s'y baignant, qu'elle regorge également d’acide.

Blandine Rinkel, Le Matricule des Anges