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Le Revenant


L’exilé politique condamné à une longue absence ne retrouve pas sa terre natale sans ressentir une profonde douleur. L’indifférence de ceux qui l’ont jeté sur les chemins de l’étranger, le poids du temps qui efface et transforme, la difficulté de se réinsérer et la tristesse de ne plus retrouver les êtres aimés se conjuguent d’une insidieuse façon.

Écrivain, enseignant universitaire, traducteur, interprète, Yiğit Bener interroge et analyse sous une forme romanesque ce que furent et demeurent encore pour lui, bien des années après, l’expérience et l’épreuve du retour dans le pays de sa vie, celui de ses combats, de ses engagements politiques et intellectuels.

Critique acerbe de l’évolution contemporaine de la Turquie et des obsessions des années 1980, ce livre fait le bilan, aussi subjectif que nécessaire, de cette période de grands changements ; il convoque la désillusion de toute une génération tout en révélant, avec clairvoyance, l’extraordinaire multiplicité de cette nation amputée mille fois de sa mémoire, mais plus que jamais vibrant d’Histoire passée et à venir.

mars, 2015
14.50 x 24.00 cm
352 pages

Langue : turc
Célin VURALER

ISBN : 978-2-330-04830-3
Prix indicatif : 23.00€



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Ce livre existe également en version numérique

Bener est un homme clé pour comprendre les contradictions et évolutions de la société turque.

L’homme, colosse délicat et érudit, passionné en égale part de politique et de littérature.

Olivier Mony, Sud Ouest

Une intense variation autobiographique où il est question d’un choc bien moins souvent évoqué et analysé que celui de l’exil : celui du retour.

Yigit Bener développe une écriture rare.

Ce récit surprenant mêle intimement la grande Histoire et la petite, et nous désarçonne par une lucidité inhabituelle à propos d’une période bien mal connue en Occident et d’un pays sur lequel les clichés restent tenaces, et les réflexes conditionnés particulièrement puissants.

Oscillant subtilement (…) entre une honnêteté désabusée et un optimisme iconoclaste, Yigit Bener nous offre aussi, à un moment où une éventuelle radicalisation islamiste effraie l’Europe, une précieuse et accomplie réflexion de fond sur le vivre ensemble, le respect mutuel, les pièges auto-engendrés tant par nos socités si largement dévolues à la seule consommation et au « succès » comme unique horizon, que par les tentations obscurantistes qui guettent inlassablement.

Blog de la Librairie Charybde

Récemment traduit en français sous le titre Le Revenant, son livre a rencontré un beau succès en Turquie, recevant le prix Orhan-Kemal du meilleur roman, la plus haute distinction littéraire nationale. Sans doute parce qu’au-delà d’un retour sur soi, il offre un regard décalé et généreux sur une société en plein mouvement.

Son livre est rythmé de maximes élaborant une sagesse personnelle.

L’utopie d’un monde meilleur n’est pas morte, en effet, et le personnage se fait dissident, éclaireur, médiateur, observateur de ses amis, de ses affects, de la société qui l’entoure. »

Il y a du Brassens chez ce revenant.

La Croix, La Croix

Un roman total à multiples entrées.

Yigit Bener, sur le mode parodique, s’exprime avec humour et profondeur comme un anthropologue soucieux de cerner l’archétype du revenant.

Michel Ménaché, Revue Europe

Un beau texte pour qui veut comprendre comment à cette génération écrasée sous les chenilles des tanks succès aujourd’hui la jeunesse insouciante du mouvement de Gezi.

Joséphine Dedet, Jeune Afrique

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