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Si nous vivions dans un endroit normal


Le jeune Oreste vit au sommet d’une colline dans une bourgade mexicaine peuplée de vaches, de prêtres et d’ingénus qui croient aux fantômes, aux ovnis et aux miracles. Sa nombreuse fratrie, affublée de prénoms grecs par un père professeur d’éducation civique, se dispute tous les soirs les sempiternelles quesadillas préparées par une mère mélodramatique, acharnée à convaincre sa progéniture que la piteuse famille appartient à la classe moyenne.

Alors qu’une fraude électorale sème la zizanie dans le village, la disparition dans un supermarché des “jumeaux pour de faux” Castor et Pollux fournit à Oreste le prétexte rêvé pour entreprendre l’odyssée de sa vie et découvrir le vaste monde qui s’étend au pied de sa butte.

Louvoyant habilement entre peste et choléra (nationalisme populiste et catholicisme pathologique), l’auteur fige son pays dans une désopilante caricature pour stigmatiser les errements d’une société livrée au non-sens : corruption, violence, pauvreté, trafics en tout genre.

André Breton tenait le Mexique pour un pays surréaliste, on observe que ce serait là un moindre mal.

octobre, 2014
10.00 x 19.00 cm
192 pages

Langue : espagnol (Mexique)
Claude BLETON

ISBN : 978-2-330-03692-8
Prix indicatif : 17.00€



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Sans concession, avec un sacré sens de l'humour pince-sans-rire et du politiquement incorrect. Construit en sept tableaux très visuels, porté par un style inventif et "fleuri", Si nous vivions dans un endroit normal est aussi épatant que Dans le terrier du lapin blanc. On attend déjà le troisième volet de la saga.

Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo

Tout au long de ce court roman à la rythmique impeccable, Juan Pablo Villalobos distille un cocktail savoureux de candeur et de férocité, le tout sur fond de lutte des classes et de dialectique socratique.

Focus Vif

C'est hilarant. Et, en même temps, terriblement émouvant.

Âgé d'à peine 40 ans, Villalobos n'a pas fini de nous émerveiller.

 

Gérard Guégan, Sud Ouest

Rien de tel que ce roman cocasse pour rire des plaies d’un pays où l’absurde règne en maître de longue date.

Irrévérencieux au dernier degré, Villalobos divertit autant qu’il dénonce.

Delphine Peras, L’Express

Partout, la même ironie dont on ne sait si elle est totalement désespérée ou sauvée in extremis du nihilisme par la force vitale de l’humour et de la jeunesse.

 

La plume alerte de l’écrivain est volontiers truculente, voire épicée, ménageant des ruptures de ton entre considérations existentielles et détails du quotidien, désordre et harmonie, dialogues à l’emporte-pièce et descriptions ciselées.

 

Il y a quelque chose de voltairien dans cette approche sans complaisance d’un monde qui va vraiment très mal mais qui s’obstine à tourner comme si de rien n’était.

Emmanuelle Giuliani, La Croix

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