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Orphelins de Dieu



Résolue à venger son frère, à qui quatre répugnantes crapules ont tranché la langue sans oublier de le défigurer, Vénérande, jeune paysanne au cœur aride, s’adjoint les services de L’Infernu, tueur à gages réputé pour sa sauvagerie, et s’embarque avec lui dans une traque sanguinaire à travers les montagnes corses du xixe siècle.

Au gré de leur chevauchée vers la tanière des Santa Lucia – la fratrie à abattre –, L’Infernu raconte à sa “disciple” son engagement, jadis, dans l’armée des insoumis, meute de mercenaires sans foi ni loi prompte à confondre patriotisme, geste guerrière et brigandage éhonté, semant terreur et chaos de vallées escarpées en villages désolés, de tavernes et bordels immondes en marécages infestés. L’abandon avec lequel L’Infernu se livre à Vénérande, au terme d’une existence passée à chercher en vain son humanité au-delà du chaos des armes, confère au sanglant baroud d’honneur de ce vaincu de l’Histoire les vertus d’une ultime et poignante transmission, qui culmine lors de l’assaut final.

Insolemment archaïque et parfaitement actuelle, cette épopée héroïque en forme de “western” réinvente superbement l’innocence des grands récits fondateurs à l’état natif, quand le commerce des hommes et des dieux, des héros et des monstres, pouvait encore faire le lit des mythes sans que nulle glose n’en vienne affadir les pouvoirs.

août, 2014
11.50 x 21.70 cm
240 pages


ISBN : 978-2-330-03593-8
Prix indicatif : 20.00€



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Prix révélations de la SGDL -
Prix du Livre Corse -

Dans une langue superbe, Marc Biancarelli conduit cette épopée dans les marais infestés de malaria, à travers les terres ravagées par l'exploitation du tanin. Son récit, étayé par l'histoire de l'île, fait revivre la société corse de l'époque napoléonienne avec ses bergers misérables et ses bandits rebelles à tout pouvoir.

Edith de La Héronnière, La Revue des deux mondes

Une formidable épopée, mais aussi une manière d'interpeller sur la réalité actuelle de la Corse et plus largement de nos sociétés contemporaines.

Marie Chaudey, La Vie

Le nouveau roman de Marc Biancarelli est un des plus beaux de la rentrée. Tendu et droit, il plonge le lecteur dans un climat de violence où se joue la rédemption de l'âme humaine. Impressionnant."

 

Orphelins de Dieu, par sa sombre beauté, confirme le talent d'un écrivain dont on attend sans patience le prochain livre.

Thierry Guichard, Le Matricule des anges

(Marc Biancarelli) pulvérise la langue comme un tailleur de pierre, tout autant archéologue en quête de ses propres origines qu'artiste contemporain interrogeant la violence de son temps. Impossible de ne pas être aimanté par ce Tarantino du maquis.

Marine Landrot, Télérama

Un envoûtant petit volume.

Véronique Bizot a l'art de cultiver le mystère, d'ouvrir des portes. Une chose est certaine, on trouve ici un

étonnant concentré de littérature qui ne demande qu'à se diffuser.

Alexandre Fillon, Sud-Ouest

Le roman (de Marc Biancarelli) (…) évoque le Cormac McCarthy de la grande (et lointaine) époque : le raffinement et la musicalité de la phrase contrastent avec la brutalité du récit..

Nicolas Ungemuth, Figaro Magazine

Formidablement maitrisé, le récit de Marc Biancarelli confronte I'espoir de I'urgence à I'âpreté de I'inéluctable.

Françoise Malbosc, Egolarevue

Sur fond de haine et de maquis, Marc Biancarelli convoque la violence la plus sèche et la plus abrupte pour tailler au couteau le portrait troublant d'un aventurier perdu. Un roman âpre et brûlant, fiévreux et inspiré.

Michel Genson, La république Lorrain

Dans ce grand western crépusculaire, sombre comme Unforgiven, de Clint Eastwood, l'espoir est hors champ. Le lecteur ainsi interpellé ne trouvera rien pour le rassurer. Comme les personnages agis par une fatalité qui les bouscule sans rémission, il s'abandonne dans le flot impétueux d'un torrent qui gronde et l'emporte, sans autre souci que d'échapper à l'asphyxie. Une gageure.

 

Marc Biancarelli, lumineux.

Philippe-Jean Catinchi, Le Monde des livres

Dans une langue belle et franche comme une sainte colère, Marc Biancarelli ressuscite une certaine idée du sublime, grand et terrible, dans cette île aux milles beautés embrasée par le tragique"

 

Un roman fort, parcouru d'un souffle irrésistible – qui se détache d'une rentrée un peu terne.

Chloé Salvan, Etudes

Un western épique et métaphysique, dans une langue âpre et lyrique.

 

II ne manque plus qu'un Sergio Leone corse pour en faire un film, en V.O. corse.

Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo

De ripailles en crimes, le roman s' élève dans le maquis jusqu'à prendre la dimension d'un destin implacable, dans le sang et la douleur.

Pierre Maury, Le Soir

Écrit en français par le poète, romancier et dramaturge corse Marc Biancarelli, Orphelins de Dieu revivifie une mémoire marquée par

la violence à laquelle sur le mode du western, du récit épique, il arrache une déchirante humanité.

 

Une équipée sauvage dont personne, surtout pas le lecteur, ne sort indemne.

D'une mémoire archaïque, l'écriture de Marc Biancarelli arrache telle la lame du couteau de l'Infernu, tueur à gages réputé pour sa sauvagerie, généreuse, tranchante dans le vif, affûtée à merveille, ce western captivant.

 

Il y a dans Orphelins de Dieu une pulsation, une densité des personnages, une intensité des émotions telle que l'on croirait lire un conte moderne à l'archaïque lignage. L'innocence le dispute à l'intelligence, la langue puissante y travaille l'innommable vilenie humaine.

Veneranda Paladino , Dernières nouvelles d'Alsace

Un grand roman d'aventures basé sur une épopée réelle des bandits corses.

La Dépêche du Midi

Un roman puissant aux accents épiques et aux interrogations philosophiques se présentant aussi comme une vaste rêverie plongeant dans la mémoire des hommes pour nous inviter à la réflexion.(…)

Une écriture très visuelle qui brosse les paysages et les portraits en puissantes touches et saisit avec fulgurance les scènes d’action dans un rendu très cinématographique.(…)

Orphelins de Dieu emporte ainsi le lecteur dans ses méandres avec une force inéluctable et sereine n’excluant pas les remous et les turbulences. Ravivant la mémoire et « imprimant la légende » de tous ces combattants oubliés des causes perdues – des Corses bien sûr mais plus largement des hommes de tout temps et de tout lieu que la misère et l’injustice ont poussés au pire, Marc Biancarelli transcende le réel en donnant à son roman la dimension des grands récits fondateurs. (…)

Un roman expiatoire et libérateur rendant également humblement hommage à tous ces poètes vénérés qui accompagnèrent l’auteur dans ce livre comme (toutes proportions gardées) Virgile soutint Dante dans la difficile entreprise de sa Comédie.

Emmanuelle Caminade, La cause littéraire

Un puissant western mythologique ou éclate la fantastique démesure de toutes les funestes gestes guerrières au fil desquelles s'écrit l'histoire de l'humanité.

Ouest-France

Le romantisme, « le Mériméisme » comme l'appelle Biancarelli est foulé aux pieds, déchiré comme une vieille carte postale fanée.

Le bandit d'honneur est ici une crapule violente, faisant régner la terreur dans son île. Et il rejoint ainsi, une veine de la littérature américaine qui a montré la conquête de l'Ouest sous son vrai jour sanglant injuste, impitoyable. Le lecteur, en fermant Orphelins de Dieu, songe ainsi a Méridien de sang et sa bande de soldats perdus oeuvre majeure de Cormac McCarthy.

Christophe Laurent, Corse Matin

C'est un roman de mâle, de mal, qui devient un roman de femme, car c'est elle qui finalement prend le pouvoir. Tout au long d'un cheminement (vengeur et narratif) hanté par les ombres, rythmé par les meurtres, et écrit dans une langue âpre et acérée, Biancarelli montre une parfaite tenue de ses personnages, dans un récit qui doit autant au western qu'au roman des espaces.

Hubert Artus, Lire

Aventure spirituelle au sens large, un passionnant récit - historiquement très étayé - sur les origines de la violence en Corse.

Marie Chaudey, La Vie

Un roman à la beauté sombre, offrant une vision sans concession de la cruauté qui habite chacun d'entre nous. L'un des grands livres

de cette rentrée!

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