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Les Gardiens de l'air



Anat Ismaïl travaille à l’ambassade du Canada à Damas comme traductrice-interprète de Jonathan Green, représentant du Haut- Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. En attendant la libération de son compagnon, Jawad, jeté en prison pour appartenance à une organisation communiste clandestine, elle s’efforce de lui rester fidèle, en dépit de la solitude et de la frustration sexuelle. Deux de ses amies, Mayyasa et Doha, se trouvent dans la même situation : la première, qui a elle-même vécu l’expérience carcérale, entend bien résister à la tentation de prendre un autre homme ; la seconde n’hésite pas à demander le divorce.

Les histoires intimes de ces femmes s’articulent à celles des demandeurs d’asile dont Anat traduit quotidiennement les témoignages et qui, pour la plupart, appartiennent à des minorités ethniques ou confessionnelles laminées par le despotisme des régimes en place. Dans ce champ de ruines, la sortie de prison des anciens militants, naguère porteurs d’un idéal collectif, est un moment de vérité particulièrement douloureux…

Publié deux ans avant le déclenchement du soulèvement syrien, ce roman est l’un des plus représentatifs d’une nouvelle littérature qui, transgressant tous les tabous, s’est employée à ressusciter la mémoire interdite de deux décennies marquées par l’infinie brutalité de la répression.

avril, 2014
13.50 x 21.50 cm
256 pages


ISBN : 978-2-330-01831-3
Prix indicatif : 22.00€


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Rosa Yassin Hassan réussit à ourdir une narration subtile aux voix multiples et à la temporalité plastique sans jamais nous perdre, si ce n'est dans le vague à l'âme et la sensualité éperdue de son personnage principal, Anat.

Sean James Rose, Livres hebdo

Les Gardiens de l'air est un grand récit non seulement sur la condition féminine dans le pays, mais aussi sur le sort terrible des minorités du Proche-Orient (..)

La romancière bouscule les tabous, convoque les poètes grivois d'autrefois, écrit des pages d'un bel érotisme sur la force du désir. Le désir comme dernière ligne de défense, ultime rempart face aux dictatures.

Jean-Pierre Perrin, Libération

Il sera sans doute extrêmement difficile d'organiser des élections libres et transparentes, de promulguer une Constitution démocratique garantissant les droits de tous les citoyens, de désarmer les milices, de reconstruire une armée nationale, de poursuivre et de punir les criminels de guerre (en Syrie).. Mais il est de notre droit de rêver – et de notre devoir de travailler, chacun dans son domaine, pour réaliser ce rêve.

Rosa Yassin Hassan, L'Humanité

Il y a comme une passion contenue chez cette auteure syrienne, une volonté de se contraindre pour mieux exploser, exposer une colère qui gronde depuis tant d'années alors qu'elle a du courber l'échine, subir les outrages d'une dictature qui s’est transmise de père en fils.

 

L'écriture est une arme, la romancière le revendique.

Karen Lajon, Journal du Dimanche

C'est un texte passionnant, libre, ouvert qui donne la parole aux femmes, à leurs désirs, à leurs secrets (…) Comment être une femme dans ce qu'il y a de plus intime, quand le pouvoir et le quotidien pèsent de tout leur arbitraire?.

DNA

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