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La Langue des signes


Quand elle évoque le grand homme de sa vie – Ludvig van Beethoven – dans ses conférences destinées aux sourds et malentendants, Antônia, l’épouse du narrateur, pratique la langue des signes. Et comme si elle-même était muette, du matin au soir c’est en passant des disques de Beethoven qu’elle tient à distance son mari – lequel depuis l’enfance a pressenti qu’un hiatus était la marque de son existence. Cela vient-il en droite ligne du jour où son grand-père a été poussé du train qui conduisait les siens vers un camp de la mort ? Toutes sortes de circonstances parsèment son chemin d’avanies minuscules. Le hasard semble en embuscade, la judéité est un héritage complexe, et l’insouciance serait à jamais coupable. Circonspect, il enregistre les manifestations d’un destin revêche, comme s’il devait avant tout se réjouir de s’en tirer à si bon compte. Luiz Schwarcz, dans ces récits subtilement articulés, qui se tiennent juste en lisière du roman, orchestre un savoureux mélange de signifiants intempestifs et de variations calamiteuses, dont l’agencement place son héros dans la réjouissante lignée des intranquilles…

mars, 2014
10.00 x 19.00 cm
112 pages

Langue : portugais (Brésil)
Michel RIAUDEL

ISBN : 978-2-330-02502-1
Prix indicatif : 12.80€



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On le lit comme un roman par fragments.

Ce livre aux multiples énergies de sens évoque le cosmopolitisme d'un Brésil né de la rencontre des mondes indien, portugais et africain, mais également de l'apport juif, français, allemand, italien, japonais, etc.

Sébastien Lapaque, Le Figaro

Polies et repolies, pareilles à des galets bien ronds, ces onze histoires sont de forme et de facture parfaites.

 

Tout se passe comme s'il ramassait un à un ces fragments, ces tessons de souvenirs. Comme s'il les débarrassait de leur poussière, les alignait méticuleusement sous nos yeux et nous invitait à les contempler avec lui.

Florence Noiville, Le Monde

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