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L'Homme à débattre


En épousant la fille du tout-puissant patron de l’usine de carrelage locale, Clément a réussi sa vie au-delà de ses espérances : il a sécurisé sa “zone de confort”, s’est mis à l’abri du mauvais goût, du besoin matériel et de la médiocrité ambiante. Mais un tragique accident de voiture qui laisse sa jeune épouse dans un état critique menace cet équilibre douillet et met au jour la sombre mécanique des interdépendances.

D’une acuité pénétrante, sans compromis et néanmoins non dénué de tendresse, le regard d’Ilan Duran Cohen sur ses personnages agit comme loupe au soleil. Le quotidien est une succession de petits incendies criminels. Le poids de la société consumériste confisque tout idéal alternatif et jusqu’à la notion de destin. Et face aux tourments de l’âme, du coeur et du cul, on se découvre, horrifié, des réactions de divas de telenovelas...

C’est sur l’air et le ton de la comédie légère et grinçante, avec souplesse et fluidité, que L’Homme à débattre dit le règne de la peur sur l’ultralibérale solitude de nos contemporains, ainsi que la redoutable persistance des différences (des différends) de classes sur les échanges en milieu tempéré.

mars, 2014
11.50 x 21.70 cm
256 pages


ISBN : 978-2-330-03016-2
Prix indicatif : 20.00€



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On se souvient de Mon cas personnel où, pour conquérir son DRH cynique, le narrateur énamouré déployait toutes ses ressources d’entrepreneur en créant une anti-agence matrimoniale spécialisée dans les ruptures Ici, dans L’Homme a débattre, l’accident provoque chez le héros une sortie de route existentielle. Et le renversement des situations d’engendrer quelques absurdités irrésistibles.

Sean James Rose, Numéro

L’Homme à débattre, oscille sans cesse entre tragédie et burlesque, sorte de Cantatrice chauve de Ionesco jouée par les Atrides.

Marc Rauscher, Page des Libraire

Derrière la bourgeoisie, affleurent la graisse, les rides, une vague odeur de crasse comme chez les pauvres gens : l’odeur acide de l’homme, débarrassé du vernis social. Sous la plume d’Ilan Duran Cohen, un véritable gaz hilarant.

Elise Lépine, Transfuge

L’Homme à débattre d’Ilan Duran Cohen, c’est Ressources humaines de Laurent Cantet sauce cyanure. Ses personnages détraqués agissent comme le reflet d’un monde pourri par l’arrivisme. Un excellent roman, aussi savoureusement acerbe que cette phrase : « Mon père aime sa télécommande, il la touche plus que ma mère.

Vincent Leconte, Le Nouvel Observateur

Une œuvre qui ne ressemble à rien de connu.

Tao Favre, France 5

On est dans une comédie légère, on est au bord du gouffre, la confusion règne puisque c'est sa signature.

Laurent Goumarre, France 5

Une charge contre la réussite, le confort et le bien-être.

Frédéric Taddéi, Europe 1

Ilan Duran Cohen entre tragique et loufoque.

Pièce tragique jouée avec la loufoquerie d'une farce.(...) c'est la grande réussite du texte que de ne pas imposer au lecteur d'interprétation évidente du dénouement et d'en laisser le sens "à débattre"

Florence Bouchy, Le Monde des livres

A travers cette galerie de portraits à mourir de rire, Ilan Duran Cohen campe les traits d'une société obsédée par la consommation et la jeunesse

Sean James Rose, Livres Hebdo

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