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Le corps où je suis née


Dans un monologue tendre et cocasse, une jeune femme retrace pour un thérapeute imaginaire les faits marquants de son existence. L’élément fondateur de sa singularité : le cache qui recouvrait un de ses yeux quand elle était enfant, la livrant à la curiosité d’autrui.

Ce roman, qui emprunte son titre à Allen Ginsberg, exhale les acides de la Beat Generation. Communautés hippies, engagement politique, liberté des moeurs : la famille de la narratrice a embrassé les idéaux de l’époque. La fillette fréquente une école Montessori, joue avec “Krouchevna” ou “Lenin”, connaît tout, en théorie, de la sexualité. Le “couple ouvert” conduit ses parents au divorce, et le cocon familial se désintègre. La mère gagne la banlieue d’Aix-en-Provence et l’enfant se voit confiée à une grand-mère revêche, en total désaccord avec une éducation permissive. La synthèse ne se fera pas sans mal, à l’heure du regroupement familial.

Du Mexico de l’enfance, avec ses exilés latino-américains fuyant les dictatures, à la Ville aux mille fontaines des années 1980, qui abrite derrière la splendeur des vestiges romains une foule bigarrée de Roms et de Maghrébins, la marginalité originelle est devenue un territoire physique et mental dans lequel on peut construire une vie, enfin réconciliée avec ce corps qui reste à jamais le plus étrange et le plus obsédant des mystères.

février, 2014
11.50 x 21.70 cm
192 pages

Langue : espagnol (Mexique)
Delphine VALENTIN

ISBN : 978-2-330-02746-9
Prix indicatif : 18.50€



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Formidable et voltairien roman comique d'apprentissage.

Gérard Guégan, Libération

Une prose tout à la fois inventive et ironique. (…) rire et faire rire de soi est le meilleur moyen d'écrire un livre qui fera date. Un petit bijou.

Gérard Guégan, Sud Ouest

Ce livre est comme une carte, un plan où sont inscrites les clés de ma littérature, d'où viennent mes obsessions, pour le monstre, la beauté insolite, pour la cécité et la vue."

J'ai une tendance à chercher dans la réalité les fentes par où l'étrange peut se manifester.

J'ai construit ce livre sur une logique littéraire, pour atteindre la vérité avec les outils de la fiction.

Guadalupe Nettel, L'Humanité

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