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Mark Rothko


Marc ROTHKOPlasticien


Pendant l’année 2011, Mark Rothko (1903- 1970) devint le héros de «Red», une pièce de théâtre à succès sur «Broadway» qui gagna six «Tony Awards», tandis que, dans les maisons de ventes aux enchères, la cote de ses tableaux n’en finissait pas de monter, dépassant celle de ses collègues américains de la même période – Pollock, de Kooning, Newman, Still. Quant aux expositions de ses oeuvres, elles circulent dans les musées du monde entier, attirant un public de plus en plus enthousiaste. Né Marcus Rotkovitch à Dvinsk, dans l’Empire russe, il émigre à l’âge de dix ans aux États-Unis, emportant avec lui son éducation talmudique comme ses souvenirs des pogroms et des persécutions de son enfance.
Il a tout juste trente ans lorsqu’on lui offre sa première exposition individuelle et, dès les années 1950, il est célébré au MoMA, à l’Art Institute de Chicago, ainsi que dans les plus grands musées européens. Alors que le judaïsme n’a produit que très peu d’artistes plasticiens jusqu’au xxe siècle, l’héritage laissé par Rothko éclate sans conteste aujourd’hui. Son oeuvre la plus aboutie est sans aucun doute la chapelle Rothko, un lieu de méditation oecuménique à Houston, Texas.
Dans ce livre, Annie Cohen-Solal dévoile la trajectoire de cet artiste majeur qui fut également un érudit, un intellectuel, un éducateur et, bien sûr, un passeur, dont la dimension spirituelle reste ancrée dans la complexité et la richesse de sa propre généalogie.

octobre, 2013
17.00 x 24.00 cm
304 pages


ISBN : 978-2-330-02298-3
Prix indicatif : 35.00€



Où trouver ce livre ?

Biographe de Sartre, Annie Cohen-Solal s'intéresse depuis une vingtaine d'années à l'histoire de l'art et des artistes aux Etats Unis. Elle publie un ouvrage sur Mark Rothko, sans doute le peintre le plus influent de l'après-guerre et aujourd'hui le plus côté.

François Sergent, Libération

Annie Cohen Solal confronte l'œuvre (de Rothko) à celle des maîtres florentins du XVe siècle mettant en lumière sa dimension spiritualiste rendue concrète par la médiation méditative de ce que l'historien de l'art Clement Greenberg a nomme le « Colorfield Painting».

Marianne Robin, Art Absolument

 Le livre, bien informé, sensible et attachant, d'Annie Cohen-Solal est une invitation à mieux cohabiter avec un artiste et une oeuvre qui ciblent au coeur de l'être.

Roger Pierre Turine, La libre Belgique

Annie Cohen-Solal plante  parfaitement le cadre d'un New York où s'érigent dans les années 1930 plusieurs grands musées d'art moderne (le Moma, le Whitney, et l'ancêtre du Guggenheim), où s'ouvrent des galeries et qui voit, avec la Seconde Guerre mondiale, débarquer l'avant-garde européenne.

Sabine Gignoux, La Croix

Alors que le judaisme n'a produit que très peu d'artistes plasticiens jusqu'au XXe siècle, la trajectoire de Rothko valide son rôle de « passeur » entre le monde juif et le monde de l'art, à l'heure des avant gardes abstraites de la modernité occidentale. C'est ce rôle qu'Annie Cohen Solal a su mettre en évidence.

Raymonde Moulin, Le Journal des arts

(…) il s'agit moins ici d'une biographie traditionnelle que de la trajectoire d'un peintre émigré juif au XXe siècle. Annie Cohen-Solal prend soin, en effet, de comprendre les choix faits par l'artiste à la lumière des événements historiques. « Pourquoi la trajectoire de Marcus Rothkowitz, lancé dans une dynamique d'intégration forcenée à la société américaine [. .], va-t-elle tout simplement se briser ? » Début de réponse dans ces pages.

Fabien Simode, L'Œil

Dans cette biographie rigoureuse et sensible, qui se lit comme un roman, Annie Cohen-Solal retrace la vie et la carrière du peintre à travers le prisme de ses racines juives, son éducation talmudique, son expérience de migrant dans une Amérique capitaliste, et confronte cet itinéraire personnel à l'un des moments clés de l'histoire des avant-gardes, celui où les artistes américains vont supplanter leurs aînés européens sur leur propre terrain de jeu.

Daphné Bétard, Beaux Arts magazine

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