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Bonita Avenue


Recteur d’une des plus grandes universités des Pays-Bas, Sigérius est un homme bien sous tous rapports, grand mathématicien et grand sportif, ancien champion de judo. À cinquante ans, il est pressenti pour devenir ministre de l’Éducation et entrer dans le cercle étroit du pouvoir. Chef heureux d’une famille recomposée, Sigérius a élevé les deux filles de sa seconde épouse. L’aînée, Joni, est une jeune femme brillante dont il est fier.

Compagne d’un photographe prénommé Aaron, Joni a mis au point un système pour booster en secret son ascension sociale. Mais c’est compter sans la libido paternelle : chaque nuit, Sigérius rejoint sur le Web quelques créatures de rêve. Ainsi découvre-t-il une beauté ravageuse, dont l’élégance suggestive lui rappelle étrangement… sa fille Joni.

Après vérification, la belle alanguie sur l’écran de ses nuits est bien Joni, laquelle évolue sur un site pornographique dont elle est l’unique propriétaire, une entreprise qui nourrit l’ambition dévorante de la jeune femme.

Ce premier roman est digne des plus grands textes de la littérature noire d’aujourd’hui. Milieu du sexe et puissance planétaire du Web, violence extrême de l’image et destruction de toute morale : l’histoire de cette jeune femme d’affaires met en scène de façon grandiose la perversité de notre époque. Dans un monde où personne n’est ce qu’il paraît être, où le scintillement des écrans cache un magma de pulsions et de vice, l’irruption de la vérité provoque une monstrueuse explosion qui propulse les individus sur l’orbite de destins incontrôlés.

février, 2013
14.50 x 24.00 cm
512 pages

Langue : néerlandais (Pays-Bas)
Arlette OUNANIAN

ISBN : 978-2-330-01417-9
Prix indicatif : 23.80€



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Dense, gorgé de colère et de noirceur, c'est l’œuvre d'un moraliste paradoxal en même temps que celle d'un romancier déjà parfaitement maître de ses effets.

Olivier Mony, Livres Hebdo

Dans l'incroyable force de ce livre, il y a sûrement la complexité des personnages et les surprises du récit, jusqu'à l'impensable fin (…) On pourrait dire que Bonita Avenue commence comme un roman de campus, continue comme un thriller psychologique et finit comme un roman noir. On pourrait aussi dire que c'est un roman d'apprentissage, sauf que, en l'occurrence, il s'agit plutôt de désapprentissage.

Natalie Levisalles, Libération

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