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A défaut d'Amérique


Dans un cimetière parisien, on enterre une vieille dame. De loin, une jeune femme venue d’Amérique, Suzan, observe secrètement la scène, tandis qu’une autre, Fleur, se tient au bord de la tombe où repose désormais celle qui fut son arrière-grand-mère, Adèle.

Personnalité charismatique et inlassable séductrice qui a, depuis son exil de Pologne après la Première Guerre mondiale, traversé le xxe siècle en indomptable survivante à toutes les tragédies qui en ont endeuillé l’histoire, Adèle défunte semble continuer à exercer sur les vivants une inimitable et puissante emprise. A la lumière du parcours de la disparue magnifique, Suzan et Fleur se voient en effet confrontées l’une à son inaptitude à vivre et à aimer, l’autre à l’enfermement au prix duquel elle tient à distance une profonde blessure affective, chacune en venant à prendre enfin la mesure du legs de souffrance et d’amour dont sa propre existence est redevable.

Sur trois générations et plusieurs continents, et de la grande Histoire à l’histoire familiale, Carole Zalberg tisse ici, à travers le portrait de quelques femmes inoubliables, le roman d’une humanité aussi fragile que résiliente, hantée, autant que consolée, par les indociles fantômes du passé.

février, 2012
11.50 x 21.70 cm
224 pages


ISBN : 978-2-330-00246-6
Prix indicatif : 18.80€



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Prix du Roman Métis des Lycéens -

Un très captivant roman d'exil, de guerre, d'amour, d'engagement, de filiation, d'émancipation. Ni baclé, ni pesant : un roman d'une justesse rare.

Emmanuelle George, Page

Des premières aux dernières lignes, on est bousculé, troublé, comme violenté. Un récit tel un torrent qui brasserait les flots purs et les eaux troubles, et rejetterait le lecteur à la dernière page, sur une rive déserte, dans sa solitude intérieure.

Isabelle Bunisset, Sud Ouest

À défaut d'un résumé de ce très beau roman de femmes, un conseil : lisez-le !

Femina

Plongeant les yeux dans un miroir au reflet souvent impitoyable, Fleur et Suzan mettent des mots sur leurs propres fragilités et fractures. Carole Zalberg évite cependant toute complaisance ou facilité larmoyante, préférant susciter l’émotion par la litote.

De son récit se dégage une forme d’acceptation ni passive ni lâche, mais apaisée et finalement rayonnante.

Emmanuelle Giuliani, La Croix

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