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Kosaburo, 1945


“J’avais ouvert le cockpit, l’air marin montait jusqu’à mes narines, je fermai les yeux. Je voyais les autres, mes compagnons, ceux qui étaient morts avant moi, ceux qui avaient quitté leurs hautes écoles, leurs universités pour ceindre leur front du bandeau du kamikaze. J’entendais leurs voix, leurs rires, et maintenant ce silence. Je les revoyais sur une photographie prise avant leur départ. Casques d’aviateur, lunettes ramenées sur le front, aucun d’eux ne souriait. Ils allaient mourir. Ils le savaient. Certains semblaient farouchement déterminés, d’autres, songeurs, portaient encore sur leur visage la marque de l’enfance. Leurs fantômes me rejoignaient et me demandaient des comptes. Il fallait que je meure.”

N. R.

février, 2011
10.00 x 19.00 cm
160 pages


ISBN : 978-2-7427-9482-9
Prix indicatif : 16.30€



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prix Première -

La sensibilité japonaise résonne à chaque page de ce roman.

 

Une plume poétique.

Un premier roman réussi et joliment écrit. L'auteur y évoque avec force et pudeur les liens, particulièrement douloureux qui, notamment par le truchement de la guerre, unissent la jeunesse à la mort.

Blaise de Chabalier, Le Figaro Littéraire

Histoire d'amour, histoire de mort, Nicole Roland s'est détachée de l'Histoire pour explorer les sentiments pudiques et parfois violents de ces deux Japonais qui se sont aimés.

La Libre Belgique

Un récit délicat et charpenté par courts chapitres portés par le souffle d’un style aérien. (…) L’écriture de Roland porte un roman d’une belle finesse sur les blessures de la vie.

Télé moustique

Le style économe, dépouillé, laisse entendre une petite musique sensible et juste apportant au lecteur un sentiment de plénitude. Ce roman magnifique ne restera pas sans suite puisque Nicole Roland en a déjà écrit un deuxième.

Michel Paquot, Le Généraliste

Le style économe, dépouillé, laisse entendre une petite musique sensible et juste apportant au lecteur un sentiment de plénitude.

Le Pharmacien

Un récit qui allie une écriture sobre, soignée, précise et belle à une imprégnation orientale assez sidérante.

Lectrice, L'événement

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