Nous sommes arrivés à la "morale de l'histoire". On dit que toute histoire a une morale, mais on peut aussi dire que toute morale a une histoire.

L'expositon

Exposition présentée à la Chapelle du Méjan, place Massillon à Arles
du 7 juillet – 26 octobre 2014

Ouvertures :
du 8 juillet au 21 septembre, tous les jours de 11 heures à 19 heures
du 24 septembre au 26 octobre, du mercredi au dimanche de 11 heures à 19 heures
Pour la clôture de l’exposition, un colloque est organisé sur le thème de : “omnithéisme – démocratie – éducation”.

Le Troisième Paradis ne veut pas prophétiser un avenir empreint d'espoirs métaphysiques, mais une transformation responsable qui concerne tous les domaines de la vie humaine et convoque les énergies mentales et pratiques de tous pour atteindre l'équilibre entre nature et artifice, raison et émotion, individu et société, public et privé, local et mondial.

Michelangelo Pistoletto

Artiste humaniste issu du mouvement Arte povera, Michelangelo Pistoletto développe une œuvre en constante évolution dont les Tableaux-miroirs constituent la base de la production artistique et de la réflexion théorique. Le Troisième Paradis est l’expression politique d’un artiste engagé. Conçu comme un symbole pour nous guider, il se veut ouvert sur le futur d’une humanité nouvelle, réconciliant les pôles Nature et Artifice. Son but est essentiellement d’offrir une dynamique de changement de ce “jardin planétaire” auquel, selon son propre jugement, chacun est invité à participer librement afin d’œuvrer au vivre ensemble.

LE PARADIS
Qu’est-ce que le paradis ?
Mettons le monde d’aujourd’hui face au miroir.
Nous vivons maintenant dans le paradis artificiel que nous nous sommes créé ; un paradis qui a débuté dès que les êtres humains ont commencé à se détacher de la nature en développant l’intelligence inventive. Nous pouvons donc dire que le premier paradis fut celui dans lequel les êtres humains étaient pleinement intégrés dans la nature. Et puis vint le deuxième paradis, c’està- dire l’artificiel. À la suite d’une lente croissance, exponentielle au cours du siècle dernier, il apporta un progrès sans précédent, mais s’accompagna toutefois d’exploitation et de dégradation de la planète.

Aujourd’hui, l’humanité tout entière a besoin de concevoir un nouveau paradis terrestre, grâce à la connexion et à l’intégration des deux précédents paradis : le naturel et l’artificiel. Nous sommes à un moment de transition historique. L’expression “Troisième Paradis” désigne un chemin possible pour l’ensemble de l’humanité : un monde nouveau. De par la fonction symbolique de l’art, j’ai proposé de représenter cette voie par un symbole qui s’inspire du signe mathématique de l’infini. Il consiste en une ligne continue qui se croise et forme deux cercles sécants. Dans le Troisième Paradis, la même ligne configure trois cercles au lieu de deux. Le cercle central représente le sein de la nouvelle société. L’étymologie de “paradis” vient du persan et signifie “jardin” : un lieu protégé des rigueurs et des dangers de la nature à l’aide de l’artifice. Le concept de paradis naît donc avec l’artifice et a été ensuite utilisé pour sa capacité à évoquer un bien-être exempt de préoccupations et riche de beauté et de plaisir.

Voilà l’invention du premier paradis, dans lequel les êtres humains primordiaux étaient considérés comme dépourvus d’autonomie de pensée ; leur condition paradisiaque était étrangère à la souffrance qui résulte du désir de comprendre et du devoir de choisir. Parce qu’ils n’étaient pas les auteurs de cet éden, celui-ci fut attribué à un dieu tout-puissant. Au contraire, le créateur du deuxième paradis, c’est l’humanité même qui, par sa connaissance, a acquis sur le monde un pouvoir si efficace qu’il s’avéra aussi destructeur au point de contredire l’idée même du terme “paradis”. Il est donc évident qu’on ne peut revenir au stade du premier paradis : il s’agit de dépasser le deuxième paradis en devenant les jardiniers du prochain Éden, c’est-à- dire du Troisième Paradis qui nous fait pénétrer dans l’ère de la responsabilité en mettant à profit l’âge de la connaissance.

Nous entrons dans une nouvelle phase de la société dont nous sommes tous cocréateurs.

Rencontres du Troisième Paradis

L'Art pour changer le monde

Dimanche 26 octobre 2014
Chapelle Saint-Martin du Méjan, Arles

Ces rencontres-débats clôtureront l’exposition de Michelangelo Pistoletto. Elles sont organisées par l’Association du Méjan, la Fondation LUMA et les éditions Actes Sud.
Michelangelo Pistoletto y sera présent toute la journée.

La Fondation LUMA est quant à elle particulièrement impliquée dans les thématiques d’enseignement et de transmission à travers son engagement venant en soutien d’activités d’artistes indépendants, de pionniers et d’institutions internationales opérant dans les champs dédiés à l’image et à la création contemporaine.

 

10h00 | L’Art pour changer le monde
Omnithéisme, démocratie, éducation.
A la recherche d’une spiritualité laïque.

Invités : Alaa El Aswany, Gilles Gauthier, Abd al Malik, Pierre Rabhi et Lee Ufan

Débat animé par Laure Adler, journaliste et écrivain

 

Né en 1957, Alaa El Aswany exerce le métier de dentiste dans le centre du Caire. Son roman L’Immeuble Yacoubian, porté à l’écran par Marwan Hamed et publié en France par Actes Sud (2006, et Babel n° 843), est devenu un phénomène éditorial international.

Depuis le 25 janvier 2011, il est l’un des principaux relais de la révolution égyptienne auprès des médias français.
Actes Sud a également publié ses romans Chicago (2007 ;  Babel n° 941) et J’aurais voulu être égyptien (2009 ; Babel n° 1004), ainsi que son essai Chroniques égyptiennes (2011). A paraître le 22 octobre prochain : Extrémisme religieux et dictature. Les Deux Faces d’un malheur historique, traduit de l’arabe (Egypte) par Gilles Gauthier.

 

Gilles Gauthier a été ambassadeur de France au Yémen. Récemment, il a participé à la conception de l’exposition Il était une fois l’Orient Express à l’Institut du monde arabe. Il est le traducteur de tous les livres publiés en français d’Alaa El Aswany.

 

Abd al Malik est un rappeur, slameur, compositeur, écrivain et réalisateur français né dans le 14e arrondissement de Paris le 14 mars 1975. Son œuvre s'inspire de l'islam soufi auquel il s'est converti au cours de son adolescence. Abd al Malik milite depuis pour la paix et pour un « vivre ensemble ». Le 27 janvier 2008, il a été décoré chevalier dans l'ordre des Arts et Lettres.
Son dernier album, Château Rouge, est sorti en 2010. Le film qu’il vient de réaliser, Qu’Allah bénisse la France, adapté de son livre autobiographique, sort en salles en décembre prochain et sera projeté en avant-première aux cinémas Actes Sud à Arles le samedi 25 octobre. Abd al Malki a contribué par ailleurs à l’ouvrage collectif Nos Voies d’espérance, paru le 8 octobre, en coédition Actes Sud – Les Liens Qui Libèrent.

 

Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi défend un mode de société plus respectueux de l’homme et de la nature. Il soutient le développement de l’agroécologie à travers le monde pour contribuer à l’autonomie, la sécurité et la salubrité alimentaires des populations. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Graines de possibles, co-signé avec Nicolas Hulot (Calmann-Lévy, 2005). Actes Sud a publié Manifeste pour la Terre et l’Humanisme (2008 ; Babel° 1057), Vers la sobriété heureuse (2010) et Tous candidats ! (2011).
Olivier Le Naire a publié dans la collection « Domaine du possible » chez Actes Sud, un livre d’entretien, Pierre Rabhi semeur d’espoirs, en octobre 2013. Pierre Rabhi vient de contribuer à l’ouvrage collectif Nos Voies d’espérance, paru en coédition Actes Sud – Les Liens Qui Libèrent.

http://www.colibris-lemouvement.org/

 

Lee Ufan est né en Corée en 1936. Après avoir reçu une éducation traditionnelle, il commence des études à l’université nationale de Séoul, qu’il interrompt pour s’établir au Japon. Diplômé de philosophie à l’université Nihon, il se voit décerner un prix pour son essai De l’objet à l’être. En 1969, il est le théoricien et le leader du mouvement Mono-Ha, situation qui le conduit à la pratique artistique. Professeur à l’université de Tama à Tokyo, il entame une carrière de peintre et sculpteur qui devient rapidement internationale. Lee Ufan vit à Tokyo, à New York et à Paris.
Son travail a été exposé aux rencontres photographiques d’Arles en 2013. Il est actuellement présenté au château et dans les jardins à Versailles jusqu’au 3 novembre. Les éditions Actes Sud ont publié une monographie originale, la première en français, rassemblant une iconographie complète de son œuvre ainsi que des documents illustratifs de sa biographie.

 

 

 

14h30 | Enseigner à vivre
Présentation de l’école du possible à Arles et de l’école de Cittadellarte à Biella

Invités : Patrick Bouchain, Jean-Paul Capitani, Henri Dahan, Cyril Dion, Paolo Naldini, Anne-Sophie Novel, Jérôme Saltet.

Débat animé par Laure Adler, journaliste et écrivain

 

Né en 1945 à Paris, Patrick Bouchain est architecte et scénographe. De 1974 à 1983, il a enseigné dans plusieurs écoles telles l’école Camondo, les beaux-arts de Bourges et l’École nationale supérieure de création industrielle, qu’il a fondée. On lui doit la réhabilitation de friches industrielles, comme Le Magasin à Grenoble en 1985, Le Lieu Unique à Nantes en 1999, la Condition publique à Roubaix en 2003, ainsi que la création de chapiteaux et de salles de spectacle : le Théâtre équestre Zingaro à Aubervilliers en 1988, La Volière Dromesko à Lausanne en 1991, le Théâtre du Radeau au Mans en 1993, La Grange au Lac à Évian en 1993, l’École de cirque de Rosny-sous-Bois et l’Académie Fratellini de Saint-Denis La Plaine. Il collabore avec des artistes pour des projets in situ : Daniel Buren au Palais Royal, Claes Oldenburg à La Villette, Jean-Luc Vilmouth à La Manu, etc.

 

Jean-Paul Capitani est éditeur et directeur du développement des éditions Actes Sud. Il est en train de créer, aux côtés de Françoise Nyssen, une « École du possible ».

 

Henri Dahan est actuellement délégué général de la Fédération des Écoles Steiner-Waldorf en France et représentant pour la France du Forum International des enseignants Steiner-Waldorf, qui regroupe 30 pays. Il est le directeur pédagogique du projet d’école du Domaine du possible à Arles.

 

Cyril Dion, a une formation d'art dramatique et de médecine naturelle (réflexologie plantaire). Il est directeur depuis 2007, de l'ONG Colibris-Mouvement pour la Terre et L'Humanisme (Coopérer pour changer) qui a initié entre 2009 et 2010 en France, plus de 200 projets. Ce mouvement fondé par Pierre Rabhi en 2006 est une plateforme de rencontre ou d'échange pour tous ceux qui veulent agir pour une société plus juste en développant des solutions alternatives.

En 2011, il a créé avec Actes Sud la collection "Domaine du Possible" pour laquelle il est conseiller éditorial. Il est également directeur de la rédaction du magazine Kaizen. Avec Mélanie Laurent, il est en train de réaliser un documentaire pour réenchanter le monde : Demain, un projet ouvert au crowdfunding.

http://www.kisskissbankbank.com/demain-le-film

 

Paolo Naldini est directeur de l’école Cittadellarte.

 

Économiste de formation, Anne-Sophie Novel a travaillé sur l'économie du développement et l'économie du terrorisme. Depuis 2010, elle travaille comme journaliste indépendante, conférencière et formatrice en veille, usages du web 2.0 et développement durable. Elle a publié 4 ouvrages : Le guide du locavore pour mieux consommer local (Eyrolles, 2010) ; Vive la CoRévolution ! Pour une société collaborative (Alternatives, 2012) ; Pierre Rabhi, Le chant de la terre (La Table Ronde, 2012) et La Vie Share, Mode d'emploi (Alternatives, 2013).
Anne-Sophie Novel vient de contribuer à l’ouvrage collectif Nos Voies d’espérance, paru en coédition Actes Sud – Les Liens Qui Libèrent.

Son blog : http://alternatives.blog.lemonde.fr/a-propos/

 

Jérôme Saltet lira un extrait du dernier livre d’Edgar Morin, paru dans la collection "Domaine du possible" chez Actes Sud en septembre : Enseigner à vivre.
Co-fondateur en 1986 du groupe Play Bac, il a inventé avec ses associés Les Incollables, l’un des jeux éducatifs les plus vendus dans le monde, et Mon Quotidien, premier journal quotidien pour enfants en Europe. Passionné d’éducation, il est membre du Conseil scientifique de l’enseignement scolaire. Il a présidé jusqu’en 2008 la Fondation La Vie au Grand Air, qui vient en aide aux enfants en grande difficulté.

Avec André Giordan, Jérôme Saltet a publié plusieurs ouvrages pédagogiques, dont Coach Collège (90 fiches pratiques pour un collège sans stress) et Apprendre à Apprendre. Ils ont aussi conçu un projet de collège innovant décrit dans Changer le collège, c’est possible !

 

 

17h00 | N’être qu’entre
Nature, imaginaire et apprentissage. Le Campus LUMA

Invités : Adel Abdessemed, Etel Adnan, Maja Hoffman, Agnès Varda

Débat animé par Hans-Ulrich Obrist, critique d’art

 

Adel Abdessemed est né en 1971 à Constantine, en Algérie. Il débute sa production artistique à Batna (1986-1990), puis il intègre l’École des beaux-arts d’Alger en 1990, qu’il quitte en 1994 suite à l’assassinat, la même année, du directeur Ahmed Asselah et de son fils, tués dans l’enceinte de l’établissement. Il poursuit sa production à Lyon (École des beaux-arts de Lyon, 1994-1998), Paris (Cité internationale des arts, 1999-2000), New York (2000-2001), Berlin (2002-2004), Paris (2005-2008), New York (2009), Paris (2010). Il travaille au Maroc depuis 2007 et y a installé un atelier depuis 2011.
Après de récentes expositions à Nagoya, Venise, Berlin et New York, son œuvre fait l’objet d’une rétrospective au Centre Georges-Pompidou en 2012. Son travail, réputé pour sa capacité à produire des images considérées comme violentes et brutales qui appellent une réaction immédiate, n’en apparaît pas moins, à l’étude, d’une grande complexité philosophique, littéraire et intellectuelle.
En septembre 2012 a paru chez Actes Sud un livre d’entretien mené avec le sémiologue et critique d’art italien Pier Luigi Tazzi.

 

Etel Adnan née le 24 février 1925 à Beyrouth, est une poétesse américano-libanaise, écrivaine et artiste visuelle ; polyglotte, elle écrit en français, en anglais et en arabe.
Elle a enseigné la philosophie de l’art à l’université dominicaine de la Californie à San Rafael pendant plusieurs années, et elle a donné des conférences dans plusieurs universités des États-Unis. Aujourd'hui, elle ménage son temps entre la Californie, la France et le Liban.

Chez Sindbad-Actes Sud, elle a préfacé le livre de Joumana Haddad, J’ai tué Schéhérazade, sorti 2010 dans la collection « L’Actuel ».

 

Maja Hoffmann est engagée depuis près de 20 ans dans la conceptualisation et le développement d’institutions, de programmes et d’initiatives orientés vers la production et la promotion de nouvelles formes d’art, de films documentaires, des droits de l’homme et de l’environnement. En 2004, elle a créé la Fondation LUMA comme un vecteur d’expérimentation artistique, puis LUMA Arles en 2013 dont elle anime le CoreGroup LUMA Arles. Elle est aussi à l’origine de projets montés en collaboration avec des institutions de premier plan, comme le complexe artistique Lowenbraukunst de Zürich et le Center for Curatorial Studies de Bard College dans l’État de New York. Trustee de la Tate dont elle préside l’International Council, elle contribue à l’extension de la Tate Modern 2 et du New Museum à New York. Maja Hoffmann siège par ailleurs dans les Conseils d’Administration du Foto Museum Winthertur en Suisse, du Palais de Tokyo à Paris et des Rencontres d’Arles. À Bâle, elle est vice-présidente de la Fondation Emanuel Hoffmann. Elle est également impliquée dans la préservation de la nature et de l’environnement aux côtés de la Fondation MAVA et de la Tour du Valat ainsi que la promotion des droits de l’Homme avec le Human Rights Watch.

 

Hans-Ulrich Obrist est co-Directeur des Serpentine Galleries de Londres, membre du LUMA Arles Core Group et siège dans le conseil artistique de la Fondation Vincent van Gogh Arles. Avant cela, il fut conservateur au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, et conservateur au Museum in progress, Vienna. Hans Ulrich Obrist a été co-commissaire de plus de 250 expositions depuis ses débuts, the kitchen show (World Soup) en 1991. Il conçut Les Marathons, une série d’évènements publics, à Stuttgart en 2005. Par ailleurs, il est le co-fondateur avec Simon Castets de 89+, un projet international à long terme de recherche multi-plateforme, conçu comme une cartographie de la génération née à partir de 1989. Il a participé à des colloques internationaux au sein d’unvierstités et d’institutions culturelles et écrit pour de nombreux magazines et journaux. Parmi ses publications récentes A Brief History of Curating, Project Japan: Metabolism Talks avec Rem Koolhaas, Everything You Always Wanted to Know About Curating But Were Afraid to Ask, Do It: The Compendium, ainsi que nouveaux volumes de Conversation Series. En 2009, Obrist fut nommé Honorary Fellow du Royal Institute of British Architects (RIBA). En mars 2011, il se vit remettre le Bard College Award for Curatorial Excellence. 2011 vit égalment le lancement du Institute of the 21st Century, un projet collaboratif l’archivage et la diffusion de son Interview Project.

A lire : Hans-Ulrich Obrist, à propos d'Edouard Glissant, Le XXIe siècle sera glissant.

 

Née en 1928 à Bruxelles, Agnès Varda, suit de courtes études à Paris, dont à l’Ecole du Louvre, où elle apprend la photographie. Dans les années 50, elle devient photographe du Festival d’Avignon et de la troupe Jean Vilar - Gérard Philipe. En 1954, elle crée la société de production Tamaris Films pour tourner son premier long métrage La Pointe Courte, qui lui vaudra l’appellation de «Grand-Mère de la Nouvelle Vague». Elle rompt alors avec la narration propre au cinéma dominant et invente la cinécriture: c’est de l’image que doit naître l’histoire et non l’inverse. On peut citer Cléo de 5 à 7 (1961), Le Bonheur (1964 Ours d’argent au Festival de Berlin) ou Loin du Vietnam (1967), reportage co-réalisé avec William Klein, Claude Lelouch, Joris Ivens, Jean-Luc Godard, Chris Marker et Alain Resnais. Le film qui la consacre demeure Sans toit ni loi (1985) et lui permet d’obtenir le prix Méliès et le Lion d’or à Venise. Elle se consacre ensuite à des documentaires et expose en 2006 à la Fondation Cartier sur le thème de l’île de Noirmoutier. Elle y rassemble textes, photographies et une dizaine d’installations vidéo. Trois ans après, elle présente Les cabanes d’Agnès lors de la Xème Biennale d’Art contemporain de Lyon (2009-2010).

 

Alejandro Jodorowsky ne sera pas présent, mais une projection de son interview par Hans-Ulrich Obrist est prévue.
Alejandro Jodorowsky est né en 1929 à Tocopilla, au Chili. Après avoir étudié la philosophie et la psychologie, il s’oriente rapidement vers une carrière artistique qui débute véritablement lorsqu’il émigre en France en 1953. Il y travaille le mime avec Marcel Marceau pour lequel il crée des célèbres pantomimes comme La Cage. En réaction au surréalisme, il fonde en 1962 le mouvement Panique avec Fernando Arrabal et Roland Topor qui donnera lieu à de nombreux happenings.
En 1965, il se rend au Mexique pour y créer le Théâtre d’Avant Garde où il montre notamment des pièces de Samuel Beckett, Eugène Ionesco, et August Strindberg. Il se tourne alors vers le cinéma et fonde la société Producciones Panicas grâce à laquelle il tourne son premier long métrage Fando et Lis, adapté d’une pièce de théâtre de Fernando Arrabal. Il réalise en 1970 le western psychédélique El Topo, devenu un film culte pour les amateurs de cinéma underground. Après Tusk (1978), Jodorowsky s’éloigne du cinéma pour se tourner vers la bande dessinée. Plus tard Santa Sangre (1989) et Le Voleur d’arc en ciel (1990) lui permirent de renouer avec le cinéma et de retrouver une reconnaissance publique. En 2012, Jodorowsky produit un film autobiographique: La danza de la realidad, tourné dans son village natal, Tocopilla, sorti dans les salles en septembre 2013.

Biographie

Michelangelo Pistoletto est né à Biella en 1933. Sa formation artistique se déroule dans l’atelier de son père, peintre et restaurateur, dans lequel il commence à travailler à quatorze ans. Par la suite, il fréquente l’école d’arts graphiques publicitaires dirigée par Armando Testa.
En 1955, il commence à exposer les résultats de sa recherche sur l’autoportrait, qui, au cours de la seconde moitié des années 1950, caractérise sa première production picturale. En 1958, il reçoit le prix San Fedele à Milan. En 1960, il fait sa première exposition personnelle à la galerie Galatea de Turin. La même année, il réalise plusieurs autoportraits grandeur nature sur fonds monochromes en or, argent et cuivre. En 1961, il crée la série d’oeuvres intitulées Il Presente (Le Présent), peignant sa propre image sur un fond noir rendu réfléchissant par une couche de vernis transparent.
En 1962, il met au point la technique – report photographique sur papier de soie appliqué sur une plaque d’acier inoxydable poli en miroir – avec laquelle il réalise ses Quadri Specchianti (Tableaux-Miroirs), qui intègrent directement dans l’oeuvre la présence du spectateur et la dimension réelle du temps, et rouvrent en outre la perspective, en renversant celle de la Renaissance, fermée par les avant-gardes du XXe siècle. Avec les Tableaux- Miroirs, exposés pour la première fois en mars 1963 à la galerie Galatea, Pistoletto atteint rapidement une reconnaissance et une renommée internationales qui l’amènent à participer aux plus importantes manifestations artistiques dédiées au pop art et au nouveau réalisme.
Dès les années 1960, il fait des expositions personnelles dans de prestigieux musées et galeries en Europe et aux Etats-Unis (en 1964 à la galerie Sonnabend de Paris, en 1966 au Walker Art Center de Minneapolis, en 1967 au palais des Beaux-Arts de Bruxelles, en 1969, au musée Boymans van Beuningen de Rotterdam). En 1967, il reçoit le prix de la Critique belge et celui de la Biennale de São Paulo. Les Tableaux-Miroirs constitueront la base de sa recherche ultérieure et de sa production artistique ainsi que de sa constante et parallèle réflexion théorique.
En 1964, il expose à la galerie Sperone à Turin Les Plexiglas, un groupe d’oeuvres qui constituent une première transposition, dans l’espace réel, de la nouvelle dimension proposée par les Tableaux-Miroirs, ainsi qu’une déclaration de “conceptualité” de l’art.
Entre 1965 et 1966, il produit et expose, dans son atelier, un ensemble de travaux intitulés Oggetti in meno (Objets en moins), réalisés dans la dimension contingente du temps et basés sur le principe de la diversité, brisant le dogme de l’uniformité d’un style artistique individuel. Ces travaux sont considérés comme fondamentaux pour la naissance de l’arte povera, mouvement artistique théorisé par Germano Celant en 1967, dont Michelangelo Pistoletto est un des protagonistes.
A partir de mars 1967, il réalise des actions, en dehors des espaces traditionnels d’exposition. En décembre de cette même année, il annonce par un manifeste l’ouverture de son atelier. C’est dans ce contexte que naît Lo Zoo, un groupe composé de personnes issues de différentes disciplines artistiques, avec lesquelles Pistoletto réalise, de 1968 à 1970, des actions conçues comme des collaborations créatives. Invité à la Biennale de Venise en 1968, il publie le Manifesto della collaborazione.
Entre octobre 1975 et septembre 1976, il réalise une oeuvre qui s’étend sur une année entière, divisée en douze expositions consécutives, intitulée Le Stanze (Les Chambres), dans les espaces de la galerie Stein de Turin. Elle est la première d’une série de travaux complexes, développés chacun en l’espace d’un an et appelés “continenti di tempo” (“continents de temps”), comme Anno bianco (Année blanche) en 1989 et Tartaruga felice (Tortue heureuse) en 1992. Il publie Cento mostre nel mese di ottobre (Cent expositions durant le mois d’octobre) en 1976, un petit livre dans lequel il décrit cent idées de travaux conçus en l’espace d’un mois, dont beaucoup seront réalisés par l’artiste au cours des années suivantes.
En mars 1978, au cours de son exposition dans la galerie Persano de Turin, il présente deux orientations fondamentales de sa recherche et de sa production artistique ultérieure : Divisione e moltiplicazione dello specchio (Division et multiplication du miroir) et L’arte assume la religione (L’art assume la religion). Dans ce même mois, il commence un séjour d’un an à Berlin, invité du DAAD, où il présente une exposition rétrospective à la Nationalgalerie et dans treize lieux publics de la ville.
Dans la période 1978-1979, il présente dans plusieurs villes des Etats-Unis une série d’expositions personnelles, d’installations et de performances. Dans ce contexte, il réalise à Atlanta la Creative Collaboration, une large collaboration créative étendue à toute la ville, dans laquelle il implique des artistes locaux de diverses disciplines, en complicité avec des artistes avec lesquels il a travaillé précédemment (l’acteur Lionello Gennero, le musicien Enrico Rava, le compositeur Morton Feldman) et les membres de sa propre famille. En 1979, la collaboration artistique se poursuit dans plusieurs lieux, notamment à Corniglia, en Ligurie, dont les habitants participeront au spectacle Anno Uno (An un) qu’il mettra en scène au théâtre Quirino de Rome, en 1981.
En 1981, il expose La Natività (La Nativité) à la galerie Salvatore Ala de New York, premier groupe de la production sculpturale en polyuréthane rigide que l’artiste réalisera dans la première moitié des années 1980. En 1984, il présente à nouveau certaines de ces oeuvres agrandies et réalisées en marbre à l’occasion de son exposition au Forte di Belvedere à Florence. De 1985 à 1989, il crée un nouveau cycle d’oeuvres, composées de surfaces et de volumes en matériaux non identifiés, de couleurs obscures et noires, appelées Arte dello squallore (Art du sordide).
En 1991, professeur de sculpture à l’Académie des beaux-arts de Vienne, poste qu’il conservera jusqu’en 1999, il élabore avec ses élèves un programme novateur visant à briser les barrières traditionnelles entre les disciplines artistiques.
En 1993, il débute la phase appelée Segno Arte (Signe Art), basée sur une idée conçue dans Cento mostre nel mese di ottobre (1 976), par laquelle l’artiste, au-delà de produire une série d’oeuvres réunies par une forme qui constitue son Segno Arte, invite d’autres personnes, à plusieurs reprises, à créer et présenter leur propre Segno Arte.
En 1994, Pistoletto lance Progetto Arte, par lequel il place l’art au centre d’une transformation socialement responsable à travers un manifeste programmatique, des réunions publiques, des manifestations et des expositions impliquant des artistes de différentes disciplines et des représentants des divers domaines de la société. En 1998, Cittadellarte-Fondazione Pistoletto est inaugurée. Située dans une ancienne usine de Biella, acquise en 1991 par l’artiste, elle poursuit encore et réalise les buts exprimés dans Progetto Arte.
En 2000, le Lieu de recueillement et de prière, multiconfessionnel et laïque, conçu et réalisé par l’artiste, est inauguré au sein de l’Institut oncologique Paoli-Calmettes de Marseille. En 2002, il est nommé directeur artistique de la Biennale internationale de la jeune création de Turin, intitulée Big Social Game. La même année, il reçoit de la présidence de la République italienne la médaille du mérite, de la culture et des arts.
En 2003, il reçoit le Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière à la Biennale de Venise. A cette même occasion est présenté Love-Difference – Movimento artistico per una politica interMediterranea (Love Difference – Mouvement artistique pour une politique interméditerranéenne), un projet né en avril 2002 au sein de Cittadellarte, pour lequel Pistoletto conçoit une grande table réalisée en miroir, en forme de bassin méditerranéen, autour duquel se dérouleront nombre des futures activités de Love Difference.
En 2004, l’université de Turin lui confère un doctorat honoris causa en sciences politiques. A cette occasion, l’artiste annonce publiquement ce qui constitue la phase la plus récente de son travail, dénommée Terzo Paradiso (Troisième Paradis), dont le symbole est le Nuovo segno d’infinito (Nouveau signe de l’infini) qu’il a créé en 2003.
En 2007, il reçoit à Jérusalem le Wolf Foundation Prize in Arts, “pour sa carrière constamment inventive en tant qu’artiste, éducateur et activiste, dont l’intelligence infatigable a donné naissance à des formes d’art visionnaires qui contribuent à une nouvelle compréhension du monde”.
En 2010, il est nommé directeur artistique d’Evento 2011, la biennale internationale de Bordeaux.
En 2012 il lance le Rebirth-day, premier jour universel de renaissance, une initiative qui a donné lieu à plus d’une centaine d’événements dans le monde entier le 21 décembre.
En 2013, d’avril à septembre, son exposition personnelle Michelangelo Pistoletto, année un - le paradis sur terre a été installée au musée du Louvre à Paris. La même année, il reçoit le prix Praemium Imperiale à Tokyo.

Par "amusement" j'entends joie, plaisir et enthousiasme du travail tendant à la ré-évolution de la société.

Les livres

La voix de Pistoletto

Entretiens
Traduits de l’italien par Matthieu Bameule
Parution octobre 2014

Michelangelo Pistoletto, l’une des références de l’art contemporain, se raconte pour la première fois dans ce livre. Sollicité par le regard et la voix d’Alain Elkann, il évoque son histoire la plus intime : son enfance, sa vie de famille, les êtres qui lui sont chers, tout en montrant comme les lieux de sa vie sont indissolublement liés à ceux de son travail d’artiste. C’est l’histoire d’un succès croissant, ponctué par la rencontre avec des galeristes, des critiques, des collectionneurs et des commissaires d’exposition de grande réputation, mais surtout par la comparaison et l’interrogation continue des maîtres reconnus : Francis Bacon, Jean Fautrier, Lucio Fontana, Alberto Burri, Robert Rauschenberg, Alberto Giacometti, Balthus. Des premiers autoportraits, entre abstraction et matière, aux Quadri specchianti, vrai noyau fondateur de la poétique de Pistoletto, des Oggetti in meno, précurseurs de l’Arte Povera, aux actions du groupe le Zoo, premières manifestations de la Creative Collaboration, jusqu’au Terzo Paradiso et à Cittadellarte, qui fonde un système de connaissances ouvert pour réaliser l’idée d’une humanité responsable, voici un fil rouge unique plaçant l’art comme source d’“énergie mentale et visuelle”, c’est-à-dire comme esprit, et ensemble comme forme de dialogue et de participation : un instrument fondamental pour voir le monde et agir en lui, dans une dialectique continue entre logique individuelle et sociale.

Michelangelo Pistoletto
Année 1
Le Paradis sur Terre

Entre le 24 avril et le 3 septembre 2013, Michelangelo Pistoletto est le "grand invité" du musée du Louvre. L'ouvrage Michelangelo Pistoletto. Année 1 - Le Paradis sur Terre est bien plus qu'un catalogue. Présentant les oeuvres confrontées avec quelques-uns des plus grandes qui recèle le Louvre, il est l'occasion d'une rétrospective de l'oeuvre entière de l'artiste. Il est accompagné d'un DVD montrant les happenings, les flashmobs et les divers événements associés au Rebirth-day qui aura eu lieu le 21 décembre 2012 dans le monde entier, et notamment sur le parvis du Louvre.

Omnithéisme et démocratie

Si ma fille ou mon petit-fils me demandait : « Dieu existe-t-il ? », je répondrais : « Oui, tu existes. »

Dans son dernier Manifeste, Michelangelo Pistoletto plonge dans l’exploration d’une démocratie du partage, participative et affranchie des monopoles religieux, pour habiter ensemble notre jardin planétaire. Poursuivant sa réflexion politique d’artiste engagé, il expose sa vision d’“une philosophie artistique et spirituelle qui subdivise le concept de dieu en autant de singularités que de personnes : l’omnithéisme”. Dans l’esprit d’un Troisième Paradis, il propose d’insuffler une nouvelle confiance dans la société en remplaçant la notion de pouvoir (kratos) par celle de pratique (praxis) ; évoluant ainsi “de la démocratie à la démopraxie”.

Le troisiéme paradis

Le Troisième Paradis est l’expression politique d’un artiste engagé, c’est un manifeste incarné en oeuvre d’art, un symbole transcendé en vision. Sa perspective du partage invite chacun à participer concrètement au changement de ce “jardin planétaire”.

La démarche créative de Michelangelo Pistoletto l’a conduit à des problématiques sociétales et environnementales. Il étend ainsi son action au-delà des frontières conventionnelles du monde de l’art.

La fondation qu’il a créée à Biella à la fin des années 1990 – Cittadellarte – est un véritable laboratoire dédié à une “transformation responsable de la société à travers la fonction génératrice de l’art”. C’est dans cet esprit qu’est née l’initiative du Troisième Paradis, qui se veut ouverte sur le futur d’une humanité nouvelle, réconciliant les pôles Nature et Artifice.

Pistoletto / L'Homme noir

L’Homme noir est le titre d’un livre et d’une série de travaux réalisés par Michelangelo Pistoletto, à partir desquels le cinéaste Pierre Coulibeuf a tourné un film dans lequel Pistoletto joue l’Homme noir. Une résonance s’installe, une dynamique rétrospective anime et transporte l’œuvre de Pistoletto.

Si ma fille ou mon petit-fils me demandait : « Dieu existe-t-il ? », je répondrais : « Oui, tu existes. »

Votre troisième paradis

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Par Marianne PROST le 2017-10-21

Bonjour, Nous allons lancer un site internet proposant une alternative à un système "démocratique" infantilisant le peuple et laissant le champs libre aux lobbies d'influencer les politiques. Je souhaiterais savoir si nous pouvons utiliser votre création (le 3e paradis) présent notamment sur votre site. Excellente fin d'année. Benoit Dupard

Par Dupard le 2015-12-31

Bonjour, Nous allons lancer un site internet proposant une alternative à un système "démocratique" infantilisant le peuple et laissant le champs libre aux lobbies d'influencer les politiques. Je souhaiterais savoir si nous pouvons utiliser votre création (le 3e paradis) présent notamment sur votre site. Excellente fin d'année. Benoit Dupard

Par Dupard le 2015-12-31

Bonjour Michlangelo PISTOLETTO, La proposition rime avec ovation, réalisation, évolution, et dans le Troisième Paradis, il y à la révolution en harmonisation. Ainsi, le cannabis rime avec le Troisième Paradis. Alors, la régularisation et l'harmonisation du monde passe via la société universelle. En cela, Universaux nous devons devenir en coévolution pour une Free World paradisiaque. Ainsi, Je vous propose un projet en Art Floresante avec vous Michelangelo PISTOLETTO dans le Troisième Paradis. Mais aussi, mettre le Symbole du troisième paradis en haut d'un Linga de l'Art Floresante remplis de feuilles de Cannabis du Paradis. Dans l'attente de votre réponse. Bien cordialement. Davido

Par DON FIASCHI le 2015-08-28

Pour que ce troisième paradis devienne réalité, je propose tout mon soutien afin de prolonger une ébauche du Par-ART-Dis! Votre projet vient à temps! Merci, je serai présente ce samedi, 28/02/2015 pour étendre le champ et entendre les voix...Au plaisir d'échanger avec vous!

Par Christine Knust-Dubourg le 2015-02-25

Pour que ce troisième paradis devienne réalité, je propose tout mon soutien afin de prolonger une ébauche du Par-ART-Dis! Votre projet vient à temps! Merci, je serai présente ce samedi, 28/02/2015 pour étendre le champ et entendre les voix...Au plaisir d'échanger avec vous!

Par Christine Knust-Dubourg le 2015-02-25

Ecotopia-Cythera trans-planetary studios

Par Celeste Connor le 2014-11-26

Le paradis est suspendu dans le cœur en chacun , êtres suspendus entre terre et ciel jusqu'au dernier souffles infinis MO

Par MORTADA le 2014-10-25

L'art et ma culture changent en effet le monde. Merci pour cette poésie qui nous fait rêver

Par Matthieu le 2014-10-18

Que le troisième paradis devienne réalité ne tient qu'à l'homme, c'est dire l'aveuglement de Dieu, Que le troisième paradis devienne réalité ne tient qu'à Dieu, c'est dire l'aveuglement de l'homme, quant à ce que Que le troisième paradis devienne réalité ne tient qu'à l'art, c'est dire le goût du risque des hommes et Dieu, pour ma part, je m'en remet à chacun des trois bien qu'ayant un gros faible pour l'art, il ouvre toutes les portes, sans tabous, c'est un paradis ! non ?

Par cousin Jipé le 2014-10-17

Il n'est toujours question que de croyance. J'aime bien la vôtre même si je m'interroge toujours sur le sens du mot paradis. Je crois et je pense que ma compagne près de moi croit également au niveau ultime de l'art, de la poésie dans l'histoire du développement de la complexité ici, dans ce lieu dans cet univers (?) j'espère que le plus grand nombre en prendra conscience pour que cette conscience du vivant ne disparaisse pas trop vite.

Par Leunens le 2014-10-12

peut être ne possédons nous qu' une chose … la liberté, le devoir, la responsabilité de choisir entre une vision fataliste désespérante, et une vision optimiste et confiante devant l' incertitude de l' avenir une telle exposition pousse vers l' optimisme simplement MERCI !

Par henri avez le 2014-10-11

Quel univers! merci de le partager!

Par Cécile Hallauer le 2014-09-28

Je ne sais pas si il faut y voir un principe philosophique ou religieux mais hé.las le haut est beaucoup moins bien que le bas ( dans l'expo). Les choses y sont froides Cordialement

Par philippe et Claudie Azoulay le 2014-09-28

1. Réaliser d'aussi belles expositions que celle-ci 2. Eduquer les enfants en accordant autant d'importance à leur pensée, leur sensibilité et leurs actes en n'excluant pas une relation religieuse libre au monde. Merci pour votre travail !

Par SYLVIA le 2014-09-25

Deux précédents Michaelangelo vous ont précédé. Vous êtes le troisième grand. Merci pour votre engagement, merci pour le propos politique, merci pour la beauté de vos performances collectives. Merci pour la générosité de votre art. Merci de célébrer le sacré, de parler de Dieu, de spiritualité. Unifier les contraires : c'est très beau de le symboliser par le ruban Moebius. Les extrémités opposées se réjoignent. Sommes-nous capables dans notre quotidien de l'appliquer. J'y consens intellectuellement. C'est le travail de toute une Vie. Y êtes-vous parvenu ? Au plaisir de vous rencontrer en Octobre.

Par Malika le 2014-09-20

C'est rare… Mais cette exposition m'a fait comprendre que l'Art, c'est aussi élever le médiocre humain qui s'est présenté à la porte de cette exposition au rang supérieur, c'est à dire à celui que nous appelons de divin… Je me suis d'abord pris pour l'artiste face à un autoportrait de dos sur un miroir, puis pour le péché entre Adam et Eve (?) face au miroir. Enfin, Je me suis figé devant cette phrase toute simple "c'è dio ? Si, ci sono", et je me suis dit "mais oui, c'est bien sûr… Il suffisait de l'écrire"… Je repars de votre exposition le coeur léger… Grazie mille, maestro !

Par Garoyan Cédric le 2014-09-20

Merci pour la vision du paradis des miroirs , mon troisième paradis est La Sainte Victoire qui est juste en face de ma maison à Vauvenargues

Par DOL Philippe le 2014-09-13

Nous sommes trois étudiantes, très intégrées par votre art. L'oeuvre a beaucoup de niveaux d'interprétations! Merci pour partager votre point de vue sur la monde.

Par Helena Calleeuw, Rani De Coene, Annelien Dejonckheere le 2014-09-09

Incredibile Pistoletto ! Grazie per il suo lavoro. Ovviamente si, ci siamo.

Par MarieAnne Chatelain le 2014-09-09

Buongiorno Mr Michelangelo, a cui il nome calza ad hoc, e l'arte del quale mi affascina ed intriga.. Se la Venere non cambia mai, immortale che sia, nel contesto in cui é integrata, con gli stracci, ha un riflesso aguzzo della pupilla . Dovuto probabilmente al colore dei tessuti strettamente adiacenti ed alla luce diffusa nella cappella a questa ora, in questo giorno. La Venere è di un bianco immacolato, ma la pupilla destra é nera, perspicace, incisiva, e ne esalta il suo sorriso. La disposizione è volutamente questa? Si tratta della mia percezione, che mi offre una piacevole sensazione. Perchè non considerare il design una vera forma d'arte? L'oggetto creato evolve, esce dal disegno e lo perfeziona, nascendo.. La finestra rosso cardinale dai vetri alveolari verticali, è funzionale? Quattro cerniere, un exploit di fisica! Grazie a lei, Mr Pistoletto, l'esposizione è molto bella e di grande suggestione. Cordiali saluti, Marisa Rizk

Par marisa rizk le 2014-09-03

mon troisième paradis c est d écrire le conte que je porte en moi et qui sera ma porte d entrée vers les autres peut être que monsieur pistoletto acceptera de l illustrer...

Par paul collin le 2014-08-31

Le paradis est sur terre, mais pas dans tous les imaginaires.

Par Thierry Briand le 2014-08-31

Michelangelo, je suis votre oeuvre depuis une quinzaine d'année quand j'ai eu un groupe de recherche à Torino. Beaucoup de sens et joie dans votre oeuvre. Portez vous bien.

Par Diana Mangalagiu le 2014-08-30

une femme, une pomme, un arbre,

Par barbotin le 2014-08-29

une pomme deux poires et beaucoup de pépins

Par carrere le 2014-08-29

Dans les bras de Funembel partout… Au milieu de Funembel, sur son coeur, dans son cou… … Sur ces points de suspension...

Par manyairs le 2014-08-23

pom, pom, pom, pom….comme disait beethoven

Par boulanov le 2014-08-20

disrapa

Par soo le 2014-08-20

il mio terzo paradiso , la possibile declinazione di un nuovo tempo sociale: il nostro tempo solidale e rispettoso . che "grida " alla volgarita'.

Par umberto seletto le 2014-08-20

Un monde où tout le monde serait gentil, supprimer les devoirs de vacances et les remplacer par des leçons de peinture, où on saurait déjà tout dès la naissance.Un paradis parfait!!!

Par Houzé le 2014-08-20

Un monde où tout le monde serait gentil, supprimer les devoirs de vacances et les remplacer par des leçons de peinture, où on saurait déjà tout dès la naissance.Un paradis parfait!!!

Par Houzé le 2014-08-20

merci de partager cette vision du "moi toi nous" on se sent moins seule ! moins séparés et éloignés les uns des autres malgrès tout les efforts culturels religieux qui pourraient nous laisser penser le contraire

Par Isabelle Gasmi le 2014-08-19

horizon humain merci vive Biela en pensant à Ludo COSMA disparu le 21 avril 2014.

Par chabert nath le 2014-08-19

Le voyage intérieur.

Par Géraldine le 2014-08-18

come oggi… io, una città, e l'incontro casuale con questa mostra. il terzo paradiso e' quello che succede quando sono presente e sto in ascolto e mi muovo …. allora, sempre, l'incontro produce bellezza… anche se a volte a prima vista non pare!!!!

Par luca le 2014-08-17

guardare un dettaglio e trovarci l'universo. Guardarsi in uno specchio e scoprire l'istante presente…sempre più bello di come mi sembrava. Grazie per la sua arte

Par ivan angiolini le 2014-08-17

Un lieu où croire que le premier paradis exista, que le second lui succéda, et que nous saurons compter les prochains.

Par ERIC SEBASTIEN FAURE-LAGORCE le 2014-08-13

Un artiste qui donne à penser avec une belle exigence esthétique. Bravo de cette superbe présentation et des commentaires qui lui sont associés.,,Si le paradis est un jardin, ici la porte en est ouverte...

Par Pasteur Werner Burki groupe protestant des artistes marseille provence le 2014-08-13

Cette exposition me réconcilie avec l'art et crée le lien entre la vie, l'existence, le paradis, la mort et la nature qui guide notre vie. Une révélation pour moi. Bien heureusement, des gens comme vous me donner les clés de la compréhension de l'existence. Merci

Par morvan le 2014-08-11

Exposition très réussie ! Ni trop longue, ni trop courte , juste ce qu'il faut ! Les Auto-portraits dans l'ordre chronologique sont une très bonne idée. Endroit très agréable. Merci pour ce moment .

Par Alice Stasi le 2014-08-09

Regard croisé, j'ai trouvé le chemin.

Par Sadoun Moise le 2014-08-09

oeuvre prétentieuse peu compréhensible et émouvante nombrilisme narcissique trop vu dans ce milieu complètement a cote du réel et sans imagination le paradis !!!!

Par rambaud le 2014-08-09

un homme qui me complète et me comble de bonheur

Par sandra le 2014-08-07

je plonge dans les peintures, je m'amuse dans les miroirs déployés, je m'interroge avec le tertio paradisio et je suis agacée quand je monte à l'étage : du concept, de 'espace que seul un artiste connu peut s'autoriser ,là je m'en vais Merci Angelo

Par anon le 2014-08-06

une collaboration artistique avec pistoletto. andreeatalpeanu.com

Par andreea talpeanu le 2014-08-05

Mon troisième paradis serait, et sera, sa découverte

Par morand guilhem le 2014-08-04

la révolution culturelle est un troisième paradis, légions puissent ils être. une marionnette est mon paradis troisième.

Par morand le 2014-08-04

principio di precauzione

Par donati alessandra le 2014-08-03

qnand je passe en Arles le hasard du Rhône m 'emmène qu'ici énième Rencontres avec Pistoletto ….. là est mon Paradis

Par Journe Francesca le 2014-07-31

Avui

Par Silvia Serrano le 2014-07-27

je le cherche toujours

Par odile le 2014-07-27

mon homme

Par rizzo rosalba le 2014-07-22

il est déjà là bien caché , il suffit d' un troisième oeil intérieur ...

Par Sofay le 2014-07-21

L'infini qui nous relie ne serait-il pas rompu ? J'aime beaucoup vos peintures. Anne-Marie la voie de votre infini est-elle fermée ? ou a-t-elle des jonctions ou des ponts? mille salutations Jacques

Par Jacques Gaïotti le 2014-07-18

grande

Par michael horbqch le 2014-07-18

superbe exposition,

Par pierre gérard bazillou de la chapelle le 2014-07-14

c'est un champ démocratiquen cultivé -dans les deux sens du terme- par les mains de jardiniers de l'impossible.

Par philippe soussan le 2014-07-12

La solitude et la reflexion.

Par Victor Escomel le 2014-07-12

je me suis éclaté !! à prendre des photos mise en situation si vous voulez les voir écrivez moi!! j'aime l'humour et la spiritualité MERCI

Par Maurel riera celine et jules Milhau le 2014-07-11

les racines de l'art. merci

Par hervé digne le 2014-07-11

Magnifique expo, magnifiques oeuvres …Le troisième Paradis

Par metissanna le 2014-07-10

Bonjour, vos oeuvres sont magnifiques ! cette exposition est ma préférée de toutes celles que j'ai vu avant ! Bravo!

Par Albane Philippe le 2014-07-10

j,ai beaucoup aime les idées d'échange, de renouvellement, de continuation, de recommencement. merci, S

Par sevrine le 2014-07-10

Dove tra poco andrò ad abitare… Il mio tugurio...

Par Michele Di Maria le 2014-07-10

" Tutto l'amore che non viene donato,va perduto " grazie maestro.

Par graziano perotti le 2014-07-10

Cher Monsieur, Je suis réjouie. Par ces choses simples et essentielles. Les seules qui m'impressionnent. Je vous remercie.

Par Marie-Claire Pleros le 2014-07-09

le mot paradis, vient effectivement du persan, mais il indiquait aussi un lieu ou l'eau, le lait, le miel, coulait à flots et aussi et surtout ou les plus belles femmes seraient à volonté le paradis serait avant tout le jardin des délices de la "chaire" et du bonheur plus physique que spirituel. J'aime infiniment cette exposition qui unit la matière et le spirituel. Merci et bravo

Par jean-fraçois camp le 2014-07-09

Noi è io, è tu, è noi: terzo paradiso è ricordarsene. grazie del remainder

Par Federica Angelucci le 2014-07-08

siete uno degli artisti che hanno "accompagnato" la mia gioventù , grazie : de vostre engagement et de la recherche de réconciliation

Par piantoni Maria Letizia le 2014-07-08

Vous aussi, faites part de vos propositions pour que le Troisième Paradis devienne réalité

Merci pour votre message ! Celui-ci sera en ligne d'ici quelques instants.