Mathias Enard, Prix Goncourt 2015 pour "Boussole"

     

    « J’ai souhaité rendre hommage à tous ceux qui, vers le levant ou le ponant, ont été à tel point épris de la différence qu’ils se sont immergés dans les langues, les cultures ou les musiques qu’ils découvraient, parfois jusqu’à s’y perdre corps et âme. »

     

    Mathias Enard

     

     

    Rencontrer Mathias Enard


     

     

    Mathias Enard est également lauréat du PRIX DES LIBRAIRES DE NANCY – Le Point ainsi que du prix Goncourt suisse

     

    “Interroger la frontière. Essayer de la comprendre, dans ses flux, ses reflux, sa mobilité. La suivre du doigt. Plonger la main dans le courant de la rivière ou la saignée du détroit. La parcourir avec ceux qui l’ont explorée, voyageurs, poètes, musiciens, scientifiques. En relever les traces, les cicatrices anciennes ou les interactions nouvelles. Entrevoir tour à tour sa violence et sa beauté. Exhumer des passions oubliées et des échanges enfouis, reprendre des dialogues parfois interrompus. Tenter humblement de recenser les marques de cette passion, de ce qui se joue entre soi et l’autre, entre Les Mille et Une Nuits et À la Recherche du temps perdu, entre L’Origine du monde et un pasha ottoman, entre le chant du muezzin et des lieder de Szymanowski.
    J’ai été ce qu’on appelait autrefois un orientaliste. J’ai étudié l’arabe et le persan à l’Institut des langues orientales. Comme mes personnages, j’ai parcouru l’Égypte, la Syrie ou l’Iran. J’ai essayé de reconstruire cette longue histoire, celle de l’amour de l’Orient, de la passion de l’Orient, et des couples d’amoureux qui la représentent le mieux : Majnoun et Leyla, Vis et Ramin, Tristan et Iseult. Sans oublier ce qu’il peut y avoir de violent et de tragique dans ces récits, de rapports de force, d’intrigues politiques et d’échecs désespérés.
    Ce long voyage commence à Vienne et nous amène jusqu’aux rivages de la mer de Chine ; à travers les rêveries de Franz et les errances de Sarah, j’ai souhaité rendre hommage à tous ceux qui, vers le levant ou le ponant, ont été à tel point épris de la différence qu’ils se sont immergés dans les langues, les cultures ou les musiques qu’ils découvraient, parfois jusqu’à s’y perdre corps et âme. ”

    Mathias Enard

     

     

    Mathias Enard raconte Boussole


     

     

    Dans la presse


    « C'est l'un des plus beaux livres de l'année. (...) roman somptueux. (...) Grandiose ! »

    François Busnel, L'Express

    « À consommer comme une drogue : à petites doses, et en se laissant faire. »

    Arnaud Viviant, LUI

    « Dans Boussole, le romancier invite à une nuit d'insomnie et à un voyage dans les souvenirs d'un musicologue amoureux du Proche-Orient. Hypnotique. Boussole, dont chaque page sort le lecteur de lui-même, le confronte à une infinité de sujets et de personnages dont il ignore tout pour les lui rendre plus proches. »

    Raphaëlle Leyris, Le Monde des Livres

    « Des écrivains intelligents, ça se trouve. Des érudits, déjà moins. Des ambitieux, il n'y en a pas des bottes - je ne parle pas de ceux qui courent après la notoriété, ils pullulent, mais de ceux qui croient après Calvino que "la littérature ne peut vivre que si on lui assigne des objectifs démesurés, voire impossibles à atteindre". Mathias est tout ça. »

    Olivier Rolin, cité par Grégoire Leménager dans L'Obs

    « L'insomnie d'un musicologue entre l'amour pour une femme toujours absente et un Orient réduit en miettes? Une œuvre riche et exigeante. Nous reprochons ici suffisamment aux écrivains de manquer de souffle littéraire et de refuser la confrontation au réel. Ce n'est pas le cas d'Enard. Une véritable littérature. Un observateur, non pas seulement du monde rêvé, mais du monde tel qu'il est – admirable et dégueulasse. »

    Maurice Szafran, Challenges

    « Boussole de Mathias Enard domine la rentrée littéraire. Plus ambitieux, plus savant, plus réussi que tant d'autres. L'érudition est là, sans limite, excessive, dynamitée par des ruades, des accélérations de l'écrivain qui sauvent le roman de l'écueil. L'exercice est admirablement mené, quasi parfait, formant un récit au cours puissant comme un fleuve. »

    Etienne de Montéty, Le Figaro Littéraire

    « Superbement noués dans Boussole, les liens entre Orient et Occident ressemblent à la relation entre Franz et Sarah : passionnée, contrariée, tissée de désir et de frustration, de fantasmes et d'incompréhensions. Sublime et tragique histoire d'amour. »

    Elisabeth Philippe, Les Inrockuptibles

    « Boussole, signé Mathias Enard, est un chant d'amour à l'Orient, à cet Orient que nous sommes en train d’oublier et qui a tant fasciné, tant ébloui par sa beauté, sa richesse, sa complexité. Un chant lancé par quelqu'un qui semble vouloir dire, une bonne fois pour toutes, mélancolique et rageur : ce n'est pas seulement ce que vous voyez sur vos écrans. Un texte plein de méandres, proche de l’inventaire ivre et scintillant, difficile et envoutant, bodybuildé aux références littéraires, scientifiques, géographiques, incrusté de lettres et d’images. »

    Christophe Ono-dit-Biot, Le Point

    « Un Himalaya d'érudition et peut-être le plus beau suspens amoureux de cette rentrée. Sélectionné pour le Goncourt, si cela ne tenait qu'à moi je lui donnerai ce prix, sans hésiter. Un livre exceptionnel. Mathias Enard, l'un des géants de sa génération. Une œuvre riche et exigeante. »

    Bernard Lehu, RTL

    « Mais Mathias Enard ne fait pas de la littérature de voyage – il voyage dans la littérature. Son roman s'enroule, comme une volute de fumée d'opium, d'un récit à l'autre. Et sa parole, tout aussi fluide et dense, circule avec la même aisance d'un thème à l'autre. Et on le suit en se disant que, finalement, c'est moins un conteur qu'un caravanier. Un de ces hommes qui convoient de vastes richesses, connaissent mille et une pistes et, en colporteurs avisés, savent tout de leurs marchandises. Avec lui, l'Orient n'est pas un désert, mais une oasis infinie. »

    Damien Aubel, Transfuge

    « Dans un roman au souffle puissant, Mathias Enard retrace avec érudition une singulière épopée, celle de ces orientalistes en quête d'exotisme, de déserts et d'altérité. Roman d'amour et de passions contrariées, Boussole est un livre-somme, une épopée onirique à travers deux siècles d'histoire. Un hymne au métissage et à l'altérité, par delà les frontières et les antagonismes. Fresque érudite et charnelle. Mathias Enard célèbre le dialogue entre les peuples, à l'heure où les mondes s'embrasent faute de pouvoir se comprendre. Entretien avec un écrivain engageant et engagé, convaincu du pouvoir des mots face à la violence des hommes. »

    Julien Bisson, Lire

    « Boussole est une somme imposante, foisonnante et passionnante sur l'orientalisme, un conte des Mille et Une Nuits sur les mille et une manières dont l'Orient a révolutionné l'art, les lettres et la musique . Un auteur hors norme. Il est bien le neveu de Balzac. »

    Grégoire Leménager, L’Obs

    « Imaginons que le monde se déplie comme une carte, un mouchoir, un divan. Que ce monde se conçoive, s'expose, se détermine, se manifeste disons, simplement, qu'il se déploie selon sa malicieuse fantaisie, sa temporalité singulière. Ensuite, que l'univers crée se retrouve dans un livre intitulé Boussole de Mathias Enard. Notons que cet unviers est une monade, ouverte aux flux et reflux temporels, l'estran à lui seul charriant quantité de coquillages littéraires laissés sur la grève à bon escient. (...) Boussole oriente rétroactivement le lecteur désorienté en un va-et-vient incessant de fileuse aguerrie. »

    Shoshana Rappaport-Jaccottet, La Quinzaine Littéraire

    « Le magnétisme de la prose envoûtante de Mathias Enard est à son meilleur. En démiurge sondant les reins et les songes, Mathias Enard réussit le prodige d'entraîner dans les volutes d'une économie narrative admirable. Le lecteur divague sous son contrôle, au point d'arriver à bon port en ces temps de naufrages et d'asphyxies qui endeuillent le monde. »

    Antoine Perraud, La Croix

    « Boussole est passionnant à plus d'un titre. La force de Mathias Enard est précisément de mêler le vrai et le faux d'entrelacer toutes les formes littéraires et de tout faire tenu debout. Dans une rentrée litteraire placée sous le signe du réel, Mathias Enard s'empare magistralement de toutes les libertés qu'offre le roman contemporain. »

    Sophie Joubert, L'Humanité

    « Une œuvre puissante. L'un des meilleurs romans de la rentrée littéraire. »

    Pascal Saloaetjmi, L'Est Républicain

    « Le nouveau Mathias Enard est beau comme un conte arabe. Roman insomniaque, désaxé et qui, de loin en loin, dessine tout simplement un envoûtant portrait de femme. Merveille. Le livre le plus déboussolant de l'année. »

    Page des libraires

    « Une construction virtuose. »

    Sean James Rose, Numéro

    « Livre prodigieux. »

    Gilles Heuré, Télérama

    « Roman majeur de la rentrée littéraire. Une prose somptueuse. Invitation au voyage, à la réflexion, à la résistance et à la fraternité sur fond d'époque sépulcrale, Boussole bouleverse. »

    Antoine Perraud, Médiapart

    « Il tresse mille récits, anecdotes et connaissance sur ce monde – aussi immense qu'intérieur. Et quel livre ! Immarcescible, irréfragable. L'érudition qui nourrit la matière du texte n'est pas étouffante, bien au contraire, elle est roborative, et servie avec tant d'humour et tant de justesse romanesque qu'on l'entend comme la musique et la poésie qu'elle décrit. Boussole est un grand roman d'amour. »

    Jean-Baptiste Harang, Le Magazine Littéraire

    « Tout grand livre habille une idée. En l'occurrence, ici, celle de l'altérité toujours à défendre, toujours à redéfinir, pour ne pas voir sombrer cet Orient romanesque, enfin ce qu'il en reste, vers laquelle une Europe, tout aussi mal en point, dirige encore son besoin d'ailleurs. »

    Elisabeth Barillé, Le Figaro Magazine

    « Aussi entêtante que la sonate de Vinteuil, le roman de Mathias Enard renferme une petite phrase mélodique, ténue et puissante à la fois, dont les échos font ressurgir cette conscience d'une seule et même civilisation, celle d'hommes et de femmes en quête désespérée de repères. L’érudition de l'auteur certes impressionne mais n'alourdit pas la fable, l’élève, au contraire, avec grâce vers des sphères inexplorées. »

    Laëtitia Favro, JDD

    « Boussole est un roman ambitieux, dont l'ampleur absorbe et fascine. L'érudition, loin d'alourdir le récit s'intègre à la matière romanesque, la faisant chatoyer de ses mille anecdotes. L'orientalisme chez Mathias Enard est un désir du dehors qui masque une fatigue de soi. Son roman de rentrée littéraire est un vertigineux tour de force. »

    Sean James Rose, Livres Hebdo

    « Un roman éblouissant d’érudition. Un roman à la saveur humaniste renouvelée, comme un brillant démenti à tous les nationalistes étroits, aux partisans de l'illusoire pureté et des frontières fermées. »

    Marie Chaudey, La Vie

    « Boussole est un livre passionnant, drôle et terriblement triste, mais ce n'est pas un roman. Comme Shéhérazade raconte des histoires pour ne pas mourir, Enard raconte mille et un contes de son Orient de rêve, pour retarder un peu sa disparition. Et tant que le livre n'est pas fini, l'envoûtement continue. »

    Marguerite Baux, Elle

    « Boussole prend très rapidement une envergure sidérante, enchâssant les récits pour mieux provoquer l'ivresse du lecteur.   C'est un roman où le fond a invoqué la forme, jusqu'à devenir une grande œuvre surpuissance et en perpétuel mouvement. »

    Hubert Artus, Marianne

    « Roman total, époustouflant d’érudition mais aussi bouleversant d’humanité […], Boussole fait l’éloge à la fois de la curiosité intellectuelle et des hommes et des femmes à tel point épris de la différence qu’ils se sont immergés corps et âme dans les civilisations qu’ils découvraient. »

    Isabelle Falconnier, L’Hebdo

    « Un roman beau comme un conte arabe. Le livre semble avoir demandé une vie entière de voyages. Avec pour cœur Palmyre. Plus que jamais nécessaire donc. »

    Diane Jacqus, Grazia

    « [Un] style magnifique aux volutes proustiennes. »

    Jean-Marie Gavalda, Midi Libre

    « Un livre qui illumine le temps présent. »

    Robert Guino, La Montagne

    « Un prodigieux exercice d’érudition. Dans ce roman encyclopédique, Enard fait entrer un monde et ouvre quantité de portes à la connaissance. »

    Cédric Petit, Le Soir

    « II faut mériter Boussole mais on reste pantois devant tant de connaissances. Ce n’est pas Wikipedia, c’est une vraie science au service d'une belle et grande écriture classique. (...) Cette grande ode mélancolique à I’Orient et aux liens entre Occident et Orient vient en contrepoint aux horreurs de I’actualité. »

    Guy Duplat, La Libre Belgique

    « Boussole, un roman foisonnant, déroutant, rêveur et encyclopédique. »

    Eléonore Sulzer, Le Temps

    « [un] chef-d’œuvre. [un] livre lumineux. »

    Muriel Fauriat, Le Pèlerin

    « L’un des plus fascinants romans de cette rentrée. L’écriture de Mathias Enard exerce son pouvoir d'attraction, horloge le temps. Résiste à la nuit et oppose à la violence horrifique exercée par l'organisation état islamique « l'exploration avide de l'autre qui ouvre les remparts du soi ». »

    Veneranda Paladino, DNA

    « Un petit chef d'œuvre qui se situe nettement au-dessus du niveau, pourtant honorable, de cette rentrée littéraire. L'érudition de Mathias Enard s'avère illimitée, bluffante sans être condescendante, uniquement tournée vers la beauté, celle qui fait jaillir les larmes ou qui élève l’âme vers des émotions insoupçonnées. Juxtaposée à une langue puissante, fouillée, documentée qui n'exclut pas quelques ruptures grivoises, elle confirme  l'auteur de « Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants » comme l'un des grands écrivains contemporains. »

    Béatrice Arvet, La Semaine

    « Ce récit ressemble a une dérive sur une mer de savoir et de culture, on s’y laisse porter par le plaisir d’apprendre et de découvrir. Et même si, parfois, la direction nous échappe, la traversée reste bien belle. »

    Jérôme Carron, Point de Vue

    « Mathias Enard est sans conteste le plus grand styliste de sa génération. (...) Mathias Enard a mis dans cette histoire sans fin sa vaste culture et sa sensibilité qui en font un des meilleurs connaisseurs d'un Orient qui commence aux portes de Vienne. »

    Antoine de Tarlé, Etudes

    « Hypnotique. Mathias Enard nous enivre des beautés presque disparues. (...) roman fascinant. »

    Laurent Borderie, Le Populaire

    « Impressionnant d'intelligente érudition, de finesse, Mathias Enard transmet sa fascination pour ces pays. »

    Frédérique Bréhault, Le Maine Libre

     

     

    Déjà parus chez Actes Sud


     

    Né en 1972, Mathias Enard a étudié le persan et l’arabe et fait de longs séjours au Moyen-Orient. Il vit à Barcelone.
    Il est notamment l’auteur de six romans parus aux éditions Actes Sud : La perfection du tir (2003, prix des Cinq Continents de la francophonie ; Babel n° 903), Remonter l’Orénoque (2005), Zone (2008, prix Décembre, prix du Livre Inter ; Babel n° 1020), Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants (2010, prix Goncourt des Lycéens, prix du Livre en Poitou-Charentes 2011), Rue des Voleurs (2012) et Boussole (2015).
    Ainsi que Bréviaire des artificiers (Verticales, 2007) et L’alcool et la nostalgie (Inculte, 2011 ; Babel n° 1111).

     

    precedent
    suivant

    Association du méjan

    Actes Sud newsletter

    Inscription à la newsletter :

    newsletter