Lointain souvenir de la peau | Russell Banks

    Lointain souvenir de la peauLe grand roman du nouveau désordre sexuel, à l’ère d’Internet et de la pornographie en ligne, à travers le personnage d’un jeune délinquant sexuel incarnant l’enfer d’une addiction aussi particulière que largement répandue et le supplice de l’exclusion qui peut la sanctionner. Sur la disparition du corps confisqué par le “virtuel” et sur ses nécessaires réémergences pathologiques, une réussite romanesque éblouissante portée par des personnages inoubliables.

    A l’instar de ses pareils, hommes de tous âges et de toutes conditions que leur addiction au sexe a conduits devant les tribunaux puis relégués loin des “zones sensibles”, le Kid, vingt et un ans, bracelet électronique à la cheville, a pour quartier général le viaduc Claybourne qui relie le centre-ville de Calusa, Floride, à son luxueux front de mer.

    Depuis toujours livré à lui-même, n’ayant pour ami qu’un iguane offert par une mère passablement nymphomane, le Kid s’est enivré de sexe virtuel jusqu’au jour où sa naïveté l’a jeté dans un des pièges où la police épingle les putatifs délinquants sexuels.

    Stigmatisé par une société devenue, jusqu’à l’hystérie, adepte du “surveiller et punir”, ce jeune homme en rupture suscite l’intérêt d’un certain “Professeur”, universitaire à la curiosité dévorante, sociologue atypique qui, dans le cadre de ses travaux sur les sans-abri en tous genres, approche le Kid pour s’instruire de son cas et, peu à peu, semble le prendre sous son aile. Mais il apparaît bientôt que le génial Professeur pourrait être un fabuleux menteur, et un expert en identités multiples… Par cette fiction magistrale, Russell Banks met en scène l’enfer de la “déviance” et le supplice de l’exclusion. Il exhausse à la dimension d’un récit aussi mythique que compassionnel l’aveuglement de nos sociétés saturées d’images et qui semblent avoir fait le choix – comme pour mieux s’oublier – de faire disparaître, jusqu’à la pathologie, leur corps collectif dans le rayonnement des écrans de la nuit sexuelle.

     

     

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    Russell Banks | Entretien

     

     

     

    Dans la presse

     

    «Russell Banks signe un roman dénué de jugement moral définitif, un livre dérangeant, ambitieux, profondément humain. L'un de ses plus beaux.» - Florence Noiville, Le Monde

     

    «Lointain souvenir de la peau n'est pas un roman aimable mais admirable dans sa rugosité même et sa puissance. Peu d'écrivains ont aujourd'hui le courage de prendre à bras-le-corps de tels sujets. S'il n'en reste qu'un, Banks sera celui-là.» - Bruno Corty, Le Figaro littéraire

     

    «Une fable puissante. Le romancier est un narrateur hors pair. Ses descriptions de couchers du soleil sur la baie bétonnée, ses va-et-vient dans le temps jusqu'à la préhistoire, sont époustouflants.» - Philippe Chevilley, Les Echos

     

    «Russell Banks réussit ce qui est peut-être le plus beau portrait d'exclu de son œuvre pourtant prodigue en la matière.» - Alexis Brocas, Le Magazine littéraire

     

    «Un talent narratif remarquable.» - Fabrice Gaignault, Marie Claire

     

    «Lointain souvenir de la peau est un grand et beau roman réaliste et poétique. Un nouveau tour de force dans une œuvre de premier plan.» - Alexandre Fillon, Le Journal du dimanche

     

    «La puissance d'écriture ébranle les certitudes, bouscule les préjugés.» - Kéthévane Davrichewy, Libération

     

    « Du grand Banks. Banks impose souverainement sa vision inquiète de notre temps. Au bord de l'affliction, tout contre elle. » - Nathalie Crom, Télérama

     

    « Un roman d'une puissance incroyable. » - Michel Schneider, Le Point

     

    «Russell Banks nous plonge dans les bas-fonds de l’Amérique à travers la vie d’un jeune délinquant sexuel. Et signe un grand roman sur les nouveaux monstres d’une société rompue au virtuel.» - Nelly Kapriélian, Vogue

     

    «Un sujet difficile auquel Russell Banks s’attaque avec brio et courage. Lointain souvenir de la peau nous entraîne de l’autre côté même de l’obscurité. Un roman cinq étoiles.» - Margaret Atwood, The New York Times

     

    «Si vous n’avez jamais lu Russell Banks, il n’est que temps de commencer.» - Elmore Leonard, The New York Times

     

    «Un roman qui sonde les profondeurs de la désespérance et de la résilience humaines.» - USA Today

     

    « Russell Banks livre un ambitieux et dérangeant roman qui brille tant par son actualité politique que par sa pertinence sociologique et son courage.» - Estelle Lenartowicz, LIRE


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