L’Ouest, le vrai

    Des romans "Western" choisis et présentés par bertrand tavernier

    “L’histoire de l’Ouest et de sa conquête a suscité la plupart des grands mythes fondateurs de l’imaginaire américain et inspiré des milliers de films d’un genre fameux – le “western” –, qui célèbrent les vastes espaces et la présence de la “Frontière” et font revivre les affrontements entre les Blancs et les Sauvages (avec leurs déclinaisons religieuses, raciales, génocidaires), entre la Loi et l’Ordre, l’Individu et la Collectivité. Ajoutons à cela une guerre civile d’une rare sauvagerie dont l’Amérique paie encore les conséquences... Nombre de ces films qui sont de purs chefs-d’œuvre ont pour origine des romans non moins excellents. Mais la plupart furent ignorés, méprisés par les critiques de cinéma, et rarement publiés en français.
    La série « L’Ouest, le vrai » veut faire redécouvrir ces auteurs aujourd’hui oubliés ou méconnus (du moins en France), dans des traductions la plupart du temps inédites. J’ai choisi ces romans pour l’originalité avec laquelle ils racontent cette époque, pour leur fidélité aux événements historiques, pour leurs person-nages attachants, le suspense qu’ils créent... mais aussi pour leur art d’évo-quer des paysages si divers dont leurs auteurs sont amoureux : Dakota, Oregon, Texas, Arizona, Utah, Montana... l’Ouest, le vrai, quel irrésistible dépaysement !”

    Bertrand Tavernier

    Nouvelle Parution

    Le Vent de la plaine Alan LE MAY

    Alan Le May, l’auteur de La Prisonnière du désert, raconte dans ce western puissant et violent l’histoire des Zachary, une famille de ranchers du Texas. En 1874, alors que les habitants de la région et les Indiens s’affrontent pour les terres, un vieil ennemi des Zachary répand la rumeur selon laquelle leur fille ne serait pas leur enfant biologique mais une Kiowa volée à sa tribu. Bientôt, les Zachary sont rejetés par leur propre communauté et doivent se préparer à une âpre bataille contre les Kiowas, venus réclamer leur enfant… Grâce à sa connaissance de la culture indienne, l’auteur nous immerge dans une situation extrême tout en évitant les clichés.
    Un roman noir et haletant, porté à l’écran en 1960 par John Huston et dans lequel Burt Lancaster et Audrey Hepburn incarnent Ben et Rachel Zachary. La mise en scène remarquable et les thèmes abordés – la famille, le racisme, l’intolérance – ont fait de ce western un film très apprécié.



    Alan Le May (1899-1964), est un auteur américain prolifique : il a écrit plus d'une dizaine de romans et de scénarios. Deux de ses œuvres sont devenues célèbres grâce à leur adaptation cinématographique : La Prisonnière du désert, réalité par John Ford en 1956, et Le Vent de la plaine. Il a lui-même écrit et co-écrit de nombreux scénarios de films, dont Les Naufrageurs des mers du Sud (1942), avec John Wayne, et Barbe-Noire le pirate (1952), avec Robert Newton.

    Déjà parus

    La Captive aux yeux clairs

    « Roman inouï, écologique, lyrique, immense. »

    Bertrand Tavernier dans Marianne


    « Le film est un poème enjoué et mélancolique sur le Nouveau Monde quand le roman, foisonnant, violent et ressassant, est déjà passé de l’autre côté de l’histoire. »

    Cahiers du Cinéma


    « C’est un très grand roman américain. Le style de Guthrie est un appareil optique, aussi puissant que finement réglé. Le western de Guthrie est une oraison funèbre et La captive aux yeux clairs regarde en face la fin d’un monde. »

    Damien Aubel, Transfuge


    « Détails réalistes, amitiés fortes, rudesse de la vie, sont parmi les ferments de l’écriture de Guthrie. »

    Mémoire des Arts


    « Une éblouissante fresque réunissant trappeurs, pionniers et Indiens au milieu du XIXe siècle dans des paysages somptueux. »

    La Dépêche du Midi


    « Ode à la nature et aux grands espaces américains, porté par un véritable souffle épique et peuplé de personnages attachants, ce roman offre une vision humaniste et mélancolique de la conquête de l’Ouest et d’un monde sur le point de disparaître. »

    Le Mensuel

    « Une saga âpre qui vous emporte comme un torrent d’eau glacée. »

    VSD


    « Magnifique parcours, magnifique plongée dans le monde des trappeurs où nous évoluons, lecteurs, comme chez nous, magnifique roman épais, dense, bousculé, d’une écriture obstinée, âpre et rude, d’une texture arrachée aux chairs de ses héros. Voyage dans le temps et l’immensité exaltante des paysages offerts par la nature échevelée. C’est là une belle et bonne littérature d’aventure, à qui trop souvent l’étiquette « western » donne une allure mensongère et restrictive. »

    Pierre Pelot, Transfuge


    « Un roman grandiose, épique, passionnant de bout en bout. Un chef-d’œuvre de la littérature western. »

    Lectures


    « Magnifique parcours, magnifique plongée dans le monde des trappeurs où nous évoluons, lecteurs, comme chez nous. »

    Le Républicain Lorrain


    « Une épopée dramatique et lyrique, aux personnages complexes et aux évocations somptueuses de paysages immenses et sauvages. »

    Télé Z


    Terreur apache

    « Avec un souffle et un lyrisme brillant, Burnett décrit une course-poursuite virevoltante au cœur des grands canyons dans des conditions extrêmement difficiles qui ne sont pas sans rappeler celles décrites par Cormac McCarthy dans son crépusculaire Méridien de sang. »

    Philippe Manche, Le Soir


    « Ce roman est un pur chef d'œuvre, grinçant, décalé, politiquement incorrect. »

    Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo


    « Assurément l’un des plus beaux et des plus impitoyables romans de l’Ouest. C’est comme lire en Technicolor ! »

    VSD


    « W.R. Burnett décrit avec génie les paysages de l’Ouest. Il nous fait voyager sans peine jusque dans les canyons aux ombres inquiétantes, dans les déserts infinis et sur les chemins tortueux. Dur, dépaysant, plein de tension, de suspens et de l’esprit authentique de l’Ouest sauvage. Ce roman n’a rien perdu de sa puissance évocatrice et de sa force narrative depuis sa parution. »

    La Semaine de l’Île-de-France

    « C'est un magnifique personnage de western, à la fois taciturne et éloquent, qui ne se trompe pas sur la valeur des hommes. »

    Eric Chevillard, Le Monde des Livres


    « Ce roman signé d’un as du polar vaut davantage par ses dialogues aussi crépitants qu’une rafale de mitraillette que par ses scènes d’action. »

    Les Inrockuptibles


    « Tout le monde a intégré que les grands films noirs sont tirés de grands livres. C’est vrai aussi pour les westerns, mais personne ne le savait. »

    Marianne


    « Si la trame est classique, le récit brille par sa sécheresse, comme par le sentiment de vérité crue et de beauté qui s’en dégage. »

    Focus Vif


    « On voit à quel point le roman de Haycox - qui est un formidable auteur : c'est prenant, c'est un livre plein d'odeurs de nuages, de bruits, de végétations, et le temps qui passe... le travail irrésistiblement lent et lentement irrésistible de l'amour - a toute l'efficacité d'un vrai grand film de cinéma. »

    Jean-Louis Bourlanges, L'Esprit public, France Culture


    « L’auteur, Ernest Haycox, a parmi ses admirateurs Gertrude Stein ou Hemingway, qui disait : "Je ne lis The Post que s’il publie du Ernest Haycox" »

    Bertrand Tavernier dans Le Magazine littéraire


    « Altérations chromatiques des moments de la journée et gradations lumineuses ; force d’évocation de la puissance brute des éléments, Des clairons dans l’après-midi est une leçon de “nature writing“.  »

    Transfuge


    « Surprise : de la vraie et bonne littérature. (…) L’écriture cinématographique et lyrique excelle dans le traitement des grands espaces, la restitution de la vie quotidienne des soldats et la psychologie torturée, tout en arêtes et en à-pics, des protagonistes. »

    DNA

    « L'écriture de Haycox possède elle aussi un souffle sans nom (les deux romans sont remarquablement traduits) qui ne laissera pas le lecteur indemne. Une belle claque ! »

    Philippe Manche, Le Soir


    « Une intrigue captivante dont le secret et la revanche sont les principaux ingrédients. »

    Le Monde


    « Cette grande histoire sombre et lyrique mêle à tous les codes du genre des sentiments extrêmes dignes d’une tragédie grecque : amour, haine et désir de vengeance. »

    Télé Z


    « Cette irrésistible, savoureuse et épique histoire d’amour et de vengeance sur fond de la bataille de Little Big Horn justifie à elle seule la création de la collection. »

    L’Hebdo (Suisse)


    « Adapté au cinéma par Mann, Tourneur, Ford ou De Toth (…) La langue est superbe, soufflant la vie sur les paysages et les hommes. »

    Réfléchir et agir Magazine

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