L’Ouest, le vrai

    Des romans "Western" choisis et présentés par bertrand tavernier

    “L’histoire de l’Ouest et de sa conquête a suscité la plupart des grands mythes fondateurs de l’imaginaire américain et inspiré des milliers de films d’un genre fameux – le “western” –, qui célèbrent les vastes espaces et la présence de la “Frontière” et font revivre les affrontements entre les Blancs et les Sauvages (avec leurs déclinaisons religieuses, raciales, génocidaires), entre la Loi et l’Ordre, l’Individu et la Collectivité. Ajoutons à cela une guerre civile d’une rare sauvagerie dont l’Amérique paie encore les conséquences... Nombre de ces films qui sont de purs chefs-d’œuvre ont pour origine des romans non moins excellents. Mais la plupart furent ignorés, méprisés par les critiques de cinéma, et rarement publiés en français.
    La série « L’Ouest, le vrai » veut faire redécouvrir ces auteurs aujourd’hui oubliés ou méconnus (du moins en France), dans des traductions la plupart du temps inédites. J’ai choisi ces romans pour l’originalité avec laquelle ils racontent cette époque, pour leur fidélité aux événements historiques, pour leurs personnages attachants, le suspense qu’ils créent... mais aussi pour leur art d’évoquer des paysages si divers dont leurs auteurs sont amoureux : Dakota, Oregon, Texas, Arizona, Utah, Montana... l’Ouest, le vrai, quel irrésistible dépaysement !”

    Bertrand Tavernier

    Nouvelle Parution

    Lune pâle W. R. BURNETT

    Vers 1890, près de la frontière mexicaine, à l’époque où le Far West sauvage se transforme peu à peu en une société démocratique, se joue le destin d’une famille puissante aux origines mêlées – mexicaines, indiennes et américaines –, dont le patriarche, Jake Starr, règne sur la petite ville de San Miguel grâce à un féodalisme autoritaire mais bienveillant. Quand Doan Packer, un Américain au passé trouble et au fort charisme, arrive et s’éprend d’Opal, la fille de Jake, le conflit entre les anciens et les progressistes se trouve exacerbé.
    W. R. Burnett réussit le coup de maître d’imposer un héros loyal, tourmenté et obstiné tout en le faisant évoluer dans la so­ciété équivoque et captivante dirigée par la famille Starr.
    Fable politique, histoire criminelle et roman d’amour, Lune pâle est un western haletant, rythmé par les amitiés fidèles et la passion amoureuse, où l’Ouest américain dévoile ses deux visages – politicien et aventureux
    La traduction française parue dans les années 1950 a été entière­ment révisée et actualisée pour la présente édition.



    William Riley Burnett (1899, Springfield, USA – 1982, Santa Monica) est d’abord journaliste et statisticien. Lecteur assidu, il devient vite un auteur infatigable de romans policiers. Vivant à Chicago, il gagne sa vie comme réceptionniste dans un hôtel, ce qui lui permet d’observer le monde des truands et des trafics en tout genre. Il publie Little Caesar (Le Petit César, Gallimard, 1948), très remarqué. Après le succès de l’adaptation au cinéma de ce roman, réalisée en 1931 par Mervyn LeRoy, il se rend à Hollywood où il travaille sur le scénario ou l’adaptation de près de cinquante films. Il est nommé pour l’Oscar du Meilleur Scénario en 1943 pour La Sentinelle du Pacifique de John Farrow et au trophée de la Writers Guild of America en 1964 pour La Grande Évasion de John Sturges. Il publie en 1949 le roman The Asphalt Jungle, premier tome d’une trilogie, que John Huston adapte l’année suivante (Quand la ville dort, 1950).
    Ses quelques romans western comptaient beaucoup pour lui. Construits comme des polars, ils déploient une galerie de personnages complexes et passionnants.
    Burnett affirmait avoir forgé son style grâce à la lecture régulière d’auteurs français : Balzac, Mérimée, Flaubert, Maupassant. Les Mystery Writers of America lui ont décerné en 1980 leur Grand Prix, “The Edgar”, distinction réservée aux plus grands noms du genre.

    Déjà parus

    Le Vent de la plaine

    « Un formidable roman noir, et un western subtil et plein d’ambiguïté. »

    Philippe Blanchet, Le Figaro Magazine


    « Un western qui décoiffe. Plutôt qu’un affrontement manichéen entre Blancs et “Rouges”, Alan Le May raconte les affres d’un métissage américain, enraciné au plus profond du pays. »

    Frédéric Pagès, Le Canard Enchaîné



    La Captive aux yeux clairs

    « Roman inouï, écologique, lyrique, immense. »

    Bertrand Tavernier dans Marianne


    « Le film est un poème enjoué et mélancolique sur le Nouveau Monde quand le roman, foisonnant, violent et ressassant, est déjà passé de l’autre côté de l’histoire. »

    Cahiers du Cinéma


    « C’est un très grand roman américain. Le style de Guthrie est un appareil optique, aussi puissant que finement réglé. Le western de Guthrie est une oraison funèbre et La captive aux yeux clairs regarde en face la fin d’un monde. »

    Damien Aubel, Transfuge


    « Détails réalistes, amitiés fortes, rudesse de la vie, sont parmi les ferments de l’écriture de Guthrie. »

    Mémoire des Arts


    « Une éblouissante fresque réunissant trappeurs, pionniers et Indiens au milieu du XIXe siècle dans des paysages somptueux. »

    La Dépêche du Midi


    « Ode à la nature et aux grands espaces américains, porté par un véritable souffle épique et peuplé de personnages attachants, ce roman offre une vision humaniste et mélancolique de la conquête de l’Ouest et d’un monde sur le point de disparaître. »

    Le Mensuel

    « Une saga âpre qui vous emporte comme un torrent d’eau glacée. »

    VSD


    « Magnifique parcours, magnifique plongée dans le monde des trappeurs où nous évoluons, lecteurs, comme chez nous, magnifique roman épais, dense, bousculé, d’une écriture obstinée, âpre et rude, d’une texture arrachée aux chairs de ses héros. Voyage dans le temps et l’immensité exaltante des paysages offerts par la nature échevelée. C’est là une belle et bonne littérature d’aventure, à qui trop souvent l’étiquette « western » donne une allure mensongère et restrictive. »

    Pierre Pelot, Transfuge


    « Un roman grandiose, épique, passionnant de bout en bout. Un chef-d’œuvre de la littérature western. »

    Lectures


    « Magnifique parcours, magnifique plongée dans le monde des trappeurs où nous évoluons, lecteurs, comme chez nous. »

    Le Républicain Lorrain


    « Une épopée dramatique et lyrique, aux personnages complexes et aux évocations somptueuses de paysages immenses et sauvages. »

    Télé Z


    Terreur apache

    « Avec un souffle et un lyrisme brillant, Burnett décrit une course-poursuite virevoltante au cœur des grands canyons dans des conditions extrêmement difficiles qui ne sont pas sans rappeler celles décrites par Cormac McCarthy dans son crépusculaire Méridien de sang. »

    Philippe Manche, Le Soir


    « Ce roman est un pur chef d'œuvre, grinçant, décalé, politiquement incorrect. »

    Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo


    « Assurément l’un des plus beaux et des plus impitoyables romans de l’Ouest. C’est comme lire en Technicolor ! »

    VSD


    « W.R. Burnett décrit avec génie les paysages de l’Ouest. Il nous fait voyager sans peine jusque dans les canyons aux ombres inquiétantes, dans les déserts infinis et sur les chemins tortueux. Dur, dépaysant, plein de tension, de suspens et de l’esprit authentique de l’Ouest sauvage. Ce roman n’a rien perdu de sa puissance évocatrice et de sa force narrative depuis sa parution. »

    La Semaine de l’Île-de-France

    « C'est un magnifique personnage de western, à la fois taciturne et éloquent, qui ne se trompe pas sur la valeur des hommes. »

    Eric Chevillard, Le Monde des Livres


    « Ce roman signé d’un as du polar vaut davantage par ses dialogues aussi crépitants qu’une rafale de mitraillette que par ses scènes d’action. »

    Les Inrockuptibles


    « Tout le monde a intégré que les grands films noirs sont tirés de grands livres. C’est vrai aussi pour les westerns, mais personne ne le savait. »

    Marianne


    « Si la trame est classique, le récit brille par sa sécheresse, comme par le sentiment de vérité crue et de beauté qui s’en dégage. »

    Focus Vif


    « On voit à quel point le roman de Haycox - qui est un formidable auteur : c'est prenant, c'est un livre plein d'odeurs de nuages, de bruits, de végétations, et le temps qui passe... le travail irrésistiblement lent et lentement irrésistible de l'amour - a toute l'efficacité d'un vrai grand film de cinéma. »

    Jean-Louis Bourlanges, L'Esprit public, France Culture


    « L’auteur, Ernest Haycox, a parmi ses admirateurs Gertrude Stein ou Hemingway, qui disait : "Je ne lis The Post que s’il publie du Ernest Haycox" »

    Bertrand Tavernier dans Le Magazine littéraire


    « Altérations chromatiques des moments de la journée et gradations lumineuses ; force d’évocation de la puissance brute des éléments, Des clairons dans l’après-midi est une leçon de “nature writing“.  »

    Transfuge


    « Surprise : de la vraie et bonne littérature. (…) L’écriture cinématographique et lyrique excelle dans le traitement des grands espaces, la restitution de la vie quotidienne des soldats et la psychologie torturée, tout en arêtes et en à-pics, des protagonistes. »

    DNA

    « L'écriture de Haycox possède elle aussi un souffle sans nom (les deux romans sont remarquablement traduits) qui ne laissera pas le lecteur indemne. Une belle claque ! »

    Philippe Manche, Le Soir


    « Une intrigue captivante dont le secret et la revanche sont les principaux ingrédients. »

    Le Monde


    « Cette grande histoire sombre et lyrique mêle à tous les codes du genre des sentiments extrêmes dignes d’une tragédie grecque : amour, haine et désir de vengeance. »

    Télé Z


    « Cette irrésistible, savoureuse et épique histoire d’amour et de vengeance sur fond de la bataille de Little Big Horn justifie à elle seule la création de la collection. »

    L’Hebdo (Suisse)


    « Adapté au cinéma par Mann, Tourneur, Ford ou De Toth (…) La langue est superbe, soufflant la vie sur les paysages et les hommes. »

    Réfléchir et agir Magazine

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