Hoda Barakat

     

     

    Née à Beyrouth, Hoda Barakat vit à Paris depuis 1989.

    Ses romans sont publiés en France par Actes Sud / Sindbad : La Pierre du rire (1996), Les Illuminés (1999), Le Laboureur des eaux (2001), Mon maître, mon amour (2007), Le Royaume de cette terre (2012) et Courrier de nuit (2018).

    En 2000, elle reçoit le prix Naguib Mahfouz pour l'ensemble de son œuvre qui a été traduite aux États-Unis et dans plusieurs pays européens.

    Courrier de nuit vient de remporter l'IPAF 2019, le Prix international du meilleur roman arabe.

    Le Prix international de fiction arabe (IPAF) est le prix littéraire le plus prestigieux et le plus important du monde arabe. Son objectif est de récompenser l'excellence dans la création littéraire arabe contemporaine et d'encourager la traduction de romans primés dans d'autres langues majeures pour les faire découvrir à un lectorat international. Souvent comparé au Booker Prize pour le monde arabe, l'IPAF est cependant complètement indépendant de la Booker Prize Fondation.

     

    « Le 23 avril, le prix Booker arabe a été octroyé à la Libanaise Hoda Barakat pour son roman Courrier de nuit. C’est la première fois, depuis douze ans que cette prestigieuse récompense littéraire est décernée, qu’une femme en est la seule lauréate. » Courrier international

    « Figure très présente dans le paysage littéraire du monde arabe, elle a à son actif un recueil de nouvelles […]. Bien que chaque roman de Hoda Barakat constitue une expérience singulière, ils abordent tous, d’une manière ou d’une autre, la métaphore de l’existence, ici celle des migrants en butte à la misère sociale, avec les nuances et la vérité des sentiments, les certitudes et les rancœurs. » Leaders

     

     

    Bibliographie chez Actes Sud

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    Courrier de nuit

    Prix international du meilleur roman arabe - 2019

    Un réfugié aux abois, poursuivi par un tueur, écrit à la femme qu’il a aimée une lettre restée inachevée. Une étrangère de passage la trouve par hasard et, terrifiée, elle écrit à son tour à son ancien amant qu’elle attend dans sa chambre d’hôtel sans trop d’espoir. Jamais postée, sa lettre tombe dans les mains d’un autre étranger, l’incitant à raconter à sa mère des épisodes scabreux de son passé. Mais cette missive, qu’il cache en cherchant à échapper à la police, est découverte par une femme désemparée qui se décide à écrire à son frère condamné à une longue peine pour lui rapporter ce qu’il ne sait pas de l’histoire sordide de leur famille. Et ainsi de suite dans une cinquième, puis une sixième lettre, qui constituent avec les précédentes une chaîne de confessions dont aucune ne parvient à son destinataire. Pour n’être finalement lues que par les lecteurs anonymes de ce roman…

    En une centaine de pages troublantes de bout en bout, Hoda Barakat campe des migrants en butte à la misère sociale et à leurs propres démons, et pointe l’incommunicabilité humaine dans un monde surchargé de moyens de communication.

     

    Dans la presse

    « La Libanaise Hoda Barakat […] donne voix au chapitre à des personnages imaginaires, hommes et femmes, sans port d’attache, errants planétaires, victimes de la misère sociale et des conflits qui lézardent le monde. En une centaine de pages, ces récits brefs, qui valent bien un gros livre, captent sur le vif des existences saisies au moment d’une odyssée sans retour. » L'Humanité

    « Dans Courrier de nuit, son dernier-né, roman polyphonique peuplé de voix sans visages, Hoda Barakat met en scène des voyageurs anonymes, des naufragés, chacun saisi à un instant précis de sa vie. [...] En presque trente ans, au fil de ses livres, […] Hoda Barakat […] explore inlassablement les thèmes de la métamorphose, de la folie, du pays perdu, du départ sans retour. Et de la guerre, bien sûr […]. » Le Matricule des Anges

    « Tout est flou mais s’anime de vies anonymes et très présentes. » Le Soir

    « Une écrivaine de son temps, au verbe pesé et à la réflexion précieuse. Sérieuse, fiable, réfléchie, pratiquant une écriture tendue, gorgée d’émotions contenues, telle est Hoda Barakat. » Antoine Perraud et Faïza Zerouala, Mediapart

    « Court texte très intense. Un livre de traces. Une somme de tout ce qui a fracassé le monde arabe. » Tewfik Hakem, France Culture

    « L'immense romancière libanaise Hoda Barakat sait que l'art de la correspondance est un acte métaphysique. Une série de lettres, sans lien direct les unes avec les autres, se succèdent ainsi comme autant de variations sur la douleur exquise du manque. En vraie romancière, elle sait que la forme peut autant, sinon plus que l'histoire… Comme un passage de relais : ces correspondances ne restent pas lettres mortes. Quelqu'un, quelque parties lit, entend leur appel. Vox clamantis, mais pas in deserto. » Vincent Aubel , Transfuge

    « Le nouveau livre de Hoda Barakat, Courrier de nuit, est composé de lettres jamais arrivées à leur destinataire, tombées entre les mains d'un tiers, lui-même épistolier, et qui tissent une communauté de destins dans le chagrin et l'exil. Femmes et hommes secouant le joug de l'oppression sociale, héros contre un mektoub de violence ou d'amours contrariées. Les voix vibrent d’un timbre plein d’une sincérité singulière, exprimant colère, désespoir, passion avec un juste lyrisme. » Sean James Rose, Livres Hebdo

     

     


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