Chez ACTES SUD, le théâtre est en PAPIERS !

     

    Festival d’Avignon | du 6 au 24 juillet 2016

     

     

    CEUX QUI ERRENT
    NE SE TROMPENT PAS


    Kevin Keiss avec la collaboration de Maëlle Poésy

     

    CEUX QUI ERRENT

     

    «  JOURNALISTE. Mon Dieu mon Dieu mon Dieu mon Dieu c’est incroyable. C’est bon ? Mais regarde tous ces gens. C’est bon, là ? Plus à gauche ? On voit quand même quelque chose avec toute cette pluie ? OK, c’est parti ? Antenne ! Mesdames, messieurs bonjour, un fl ash spécial élection en direct de la capitale où il se passe quelque chose d’incroyable. Incroyable messieurs dames. Alors qu’une pluie diluvienne s’abat sur la capitale de notre pays, la journée était marquée par une abstention que l’on qualifi ait déjà d’abstention record. Personne dans les bureaux de vote, on nous répète que les gens se fi chent de la politique ou bien qu’ils refusent de se mouiller. Or, tout d’un coup, à 17 h 30 alors que la pluie redouble d’intensité, les habitants sortent de chez eux. Ils se répandent comme un fl euve en crue. Mesdames messieurs, vous pouvez les voir autour de moi. Des gens partout qui inondent la capitale. Des gens qui aff rontent la tempête et affl uent vers leurs bureaux de vote respectifs. […] Ce qui est certain, c’est que nous vivons aujourd’hui un moment historique. C’est l’émotion qui prédomine ici dans les rues de la capitale. »

    (in Ceux qui errent ne se trompent pas de Kevin Keiss avec la collaboration de Maëlle Poésy, p. 11)

     

     

    Théâtre Benoît-XII

    Ceux qui errent ne se trompent pas de Kevin Keiss avec la collaboration de Maëlle Poésy, mise en scène de Maëlle Poésy
    Du 6 juillet à 15 h
    Au 10 juillet à 15 h

     

     

    LA TRILOGIE DE LA GUERRE
    suivie de PROMÉTHÉE ENCHAÎNÉ


    Eschyle, textes français d’Olivier Py

     

    LA TRILOGIE DE LA GUERRE

     

    «  HÉPHAÏSTOS.
    Fils intrépide de la sage Thémis,
    C’est malgré moi que je t’attache sur ce roc
    Avec des nœuds d’acier que tu ne peux vaincre.
    Ici plus de regard et plus de voix humaine !
    Rien que les rayons du soleil sur ton visage brûlé.
    La nuit sera ta joie sous son manteau d’étoiles
    Et le jour ta douleur en dégivrant l’aurore.
    Douleurs sans fin, ton sauveur n’est pas né !
    Voilà ce que l’on gagne à trop aimer les hommes !
    Dieu qui n’a pas craint les dieux pour honorer les hommes,
    Tu as brisé la loi, voilà ton châtiment :
    Rester sur ce rocher, sans sommeil, sans repos,
    Là, tu pourras gémir et pleurer pour toujours
    Mais tu ne plieras pas la volonté de Zeus,
    Il a la cruauté de tous les jeunes rois. »

    (in Prométhée enchaîné, p. 77)

     

    Spectacle itinérant

    Prométhée enchaîné, mise en scène d’Olivier Py
    Du 6 juillet
    Au 17 juillet

    Église de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon

    Eschyle, pièces de guerre, mise en scène d’Olivier Py
    Du 20 juillet à 18h
    Au 23 juillet à 18h

     

     

     

    SOLITARITÉ
    suivie de LA TIGRESSE


    Gianina Cãrbunariu

     

    LA TIGRESSE

     

    « ANIMAL 1. Nous sommes un zoo modèle.
    ANIMAL 2. Moi, je veux vraiment savoir quel sera le
    message. Le message !
    ANIMAL 3. En général, tout le monde est calme ici.
    ANIMAL 1. En général, nous nous occupons de nos aff aires.
    ANIMAL 2. En général, nous aimons les touristes.
    ANIMAL 3. En général, nous aimons les hommes.
    ANIMAL 1. En général, nous nous aimons les uns les
    autres ici, nous nous respectons, nous nous aidons.
    ANIMAL 2. En général nous sommes solitaires entre nous.
    Nous sommes très solitaires.
    ANIMAL 1. Solidaires.
    ANIMAL 3. Tu ne cherches vraiment que le scandale,
    toi ? Hein ? Nom de Dieu.
    ANIMAL 2. Donc, en général, nous ne sommes pas solitaires,
    nous sommes très solitaires, nom de Dieu !
    ANIMAL 3. En général, nous allons très bien. Même merveilleusement
    bien. Ce que nous vous souhaitons aussi !
    TOUS. Ça, c’est enregistré ?  »

    (in La Tigresse de Gianina Cãrbunariu, traduction d’Alexandra Lazarescou, p. 92)

     

    Théâtre Benoît-XII

    Tigern, La Tigresse de Gianina Cãrbunariu, mise en scène de Sofia Jupither (spectacle en suédois)
    Du 13 juillet à 18h
    Au 17 juillet à 18h

     

     

    IVO VAN HOVE


    Introduction et entretiens par Frédéric Maurin

     

    IVO VAN HOVE

     

    «  Mais, quel que soit l’auteur ou la pièce, j’examine le texte à la loupe, sous toutes ses coutures. Seul, avec le dramaturge, puis avec les acteurs, j’interroge la moindre réplique, ses nuances, ses allusions, ses eff ets de réverbération sur d’autres répliques. Je cherche vraiment à aller sous la surface, à creuser jusqu’au bout. Cela ne signifie pas un respect aveugle de la lettre, mais un approfondissement de l’esprit. En réalité, je me suis rendu compte que je fais mieux entendre ma voix à travers Shakespeare qu’avec mes propres mots. »

    (in Ivo van Hove, p. 39-40)

     

    Cour d’honneur du palais des Papes

    Les Damnés d’après Luchino Visconti, Nicola Badalucco et Enrico Medioli, mise en scène d’Ivo van Hove, avec la troupe de la Comédie-Française
    Du 6 juillet à 22h
    Au 16 juillet à 22h

     

     

    KRYSTIAN LUPA


    Entretiens réalisés par Jean-Pierre Thibaudat

     

    KRYSTIAN LUPA

     

    « Nous avons créé le concept de « l’acteur sain ». Un acteur sain, c’est quelqu’un qui s’oublie lui-même, et oublie cette question : « Suis-je génial ? » parce qu’il se consacre entièrement à l’individu qu’il porte en lui. Et, à ce moment-là, il est entièrement offert au mystère de ce qui se passe. Nous assistons à l’immense bonheur de l’acteur, à cette joie que l’acteur transmet au spectateur. On peut dire qu’un des mystères de la catharsis, c’est l’existence de cette joie. »

    (in Krystian Lupa, p. 84)

     

     

     

    Autre Scène du Grand Avignon-Vedène

    Place des Héros de Thomas Bernhard, mise en scène de Krystian Lupa (traduction de Claude Porcell, L’Arche éditeur)
    Du 18 juillet à 15h
    Au 24 juillet à 15h

     

     

    ŒUVRES ROMANESQUES 1875-1880
    LES FRÈRES KARAMAZOV


    Fiodor Dostoïevski

     

    ŒUVRES ROMANESQUES 1875-1880

     

    « Et si, ça, c’est vrai, s’ils n’ont pas le droit de pardonner, alors, où est-elle, l’harmonie ? Existe-t-il dans le monde entier un être qui puisse, qui ait le droit de pardonner ? Je ne veux pas de l’harmonie, c’est par amour de l’humanité que je n’en veux pas. Je préfère rester avec les souff rances non vengées. Mieux vaut que je reste avec mes souff rances non vengées et mon indignation insatiable, quand bien même j’aurais tort. Et on l’a estimée trop cher, cette harmonie, c’est au-dessus de nos moyens de payer un droit d’entrée pareil. Et donc, moi, mon billet d’entrée, je le retourne. Et si seulement je suis un homme honnête, c’est mon devoir de le retourner le plus vite possible. C’est ce que je fais. Ce n’est pas Dieu que je n’accepte pas, Aliocha, je Lui rends juste mon billet avec tout le respect qui Lui est dû. »

    (in Œuvres romanesques 1875-1880, coll. “Thesaurus”, p. 1124)

     

    Carrière de Boulbon

    Karamazov d’après Les Frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski, mise en scène de Jean Bellorini
    Du 11 juillet à 21h30
    Au 22 juillet à 21h30

     

     

    DIDIER-GEORGES
    GABILY


    Hommage à Didier-Georges Gabily

     

    Didier-Georges Gabily

     

    Pour (re)découvrir une œuvre romanesque et théâtrale qui a marqué les années 1990 et résonne encore aujourd’hui.

     

    « Et si, ça, c’est vrai, s’ils n’ont pas le droit de pardonner, alors, où est-elle, l’harmonie ? Existe-t-il dans le monde entier un être qui puisse, qui ait le droit de pardonner ? Je ne veux pas de l’harmonie, c’est par amour de l’humanité que je n’en veux pas. Je préfère rester avec les souff rances non vengées. Mieux vaut que je reste avec mes souff rances non vengées et mon indignation insatiable, quand bien même j’aurais tort. Et on l’a estimée trop cher, cette harmonie, c’est au-dessus de nos moyens de payer un droit d’entrée pareil. Et donc, moi, mon billet d’entrée, je le retourne. Et si seulement je suis un homme honnête, c’est mon devoir de le retourner le plus vite possible. C’est ce que je fais. Ce n’est pas Dieu que je n’accepte pas, Aliocha, je Lui rends juste mon billet avec tout le respect qui Lui est dû. »

    (in Notes de travail de Didier-Georges Gabily, p. 112)

     

    Maison Jean-Vilar

    À l'occasion de la vingitème année de la disparition de Didier-Georges Gabily, le Festival d'Avignon propose une lecture dirigée par Jean-François Matignon à partir d'extraits de Physiologie d'un accouplement, Lalla (ou la Terreur) et Mélodrame de Didier-Georges Gabily.
    Du 17 juillet à 17h
    Au 21 juillet à 17h

    Nef des Images

    Matinée "Gabily"
    Le 18 juillet, de 10h à 13h

     

    PORTRAIT D'UNE FEMME ARABE QUI REGARDE LA MER


    Davide Carnevali

     

    PORTRAIT D'UNE FEMME ARABE QUI REGARDE LA MER

     

    « JEUNE FEMME. On dit qu’il marche d’un pas rapide, d’un pas différent de celui des gens de cette ville. On dit qu’il marche et qu’il observe, qu’il s’arrête et parle avec les gens, qu’il regarde le paysage et sort de sa poche un petit carnet en cuir et qu’il dessine. Puis qu’il salue aimablement et recommence à marcher. »

    (in Portrait d’une femme arabe qui regarde la mer de Davide Carnevali, p. 14)

    Lecture à La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon

    Portrait d’une femme arabe qui regarde la mer de Davide Carnevali, traduction de Caroline Michel (Actes Sud-Papiers), mise en lecture de Jean-Pierre Vincent
    Le 17 juillet à 17h30

     

     

     

    Rencontres à la Maison Jean-Vilar

    Lieu de mémoire, centre de ressources sur le Festival d’Avignon au travers notamment de l'antenne de la Bibliothèque nationale de France, la Maison Jean-Vilar accueille des spectacles, des expositions et organise des rencontres, durant le Festival et aussi pendant l’année.

    collection Mettre en scène

    Le 11 juillet à 17 h 30 : Georges Pitoëff et les figures du Cartel des Quatre autour de la question : “Quelles solidarités professionnelles aujourd’hui ?” en compagnie de Macha Makeïeff, Jean-Pierre Vincent, Stéphane Ricordel, animée par Béatrice Picon-Vallin et Joël Huthwohl. (Georges Pitoëff, Gaston Baty, Louis Jouvet, Charles Dullin : quatre livres de la collection “Mettre en scène”.)

     

    Le Cartel des quatre, par Joël Huthwohl, directeur du département des Arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France

     

     

     

    Tous les soirs

    Le 15 juillet à 17 h 30 : Rencontre avec Laure Adler, animée par Blandine Masson, à l’occasion de la parution de Tous les soirs, collection “Le Temps du théâtre”.

     

     

     

     

    Jean-Claude Grumberg

    Le 17 juillet à 17 h 30 : Rencontre avec Jean-Claude, “Traversée d’une œuvre”, animée par Jean-Claude Lallias.
    Toute l’œuvre de Jean-Claude Grumberg est publiée chez Actes Sud.

     

    “Jean-Claude Grumberg est l’auteur tragique le plus drôle de sa génération.”
    (Claude Roy)

     

     

    Festival Off d'Avignon | du 7 au 30 juillet

    De nombreux auteurs publiés aux éditions Actes Sud sont joués dans “Avignon OFF” : Svetlana Alexievitch, Gustave Akakpo, Marion Aubert, Henry Bauchau, Davide Carnevali, Jean-Claude Carrière, Léonore Confino, Rémi De Vos, Eugène Durif, Mathias Enard, Laurent Gaudé, Tiphaine Gentilleau & Les Filles de Simone, Nicolaï Gogol, Witold Gombrowicz, Gilles Granouillet, Jean-Claude Grumberg, Victor Haïm, Mike Kenny, Florence Muller & Éric Verdin, Linda McLean, Wajdi Mouawad, Joël Pommerat, Olivier Py, Jacques Rebotier, Jean-Michel Ribes, Stanislav Stratiev, Anton Tchekhov, Michel Tremblay, Vercors, Matéi Visniec, ...

    • Le Circuit ordinaire de Jean-Claude Carrière | du 7 au 30 juillet à 19h45 à l'Espace Saint Martial

    • Antigone d’Henry Bauchau | du 7 au 30 juillet à 15h (relâche les 11, 18, 25) au Théâtre des Lila's

    • Ingeborg Bachmann : Malina, du 7 au 27 juillet à 14h15 (relâche les 17, 18, 19, 20) et Le Bon Dieu de Manhattan les 18, 19, 20 juillet à 14h15 au Centre européen de poésie

    • Occident de Rémi De Vos | du 6 au 24 juillet à 11h30 (relâche les 11, 18, 25) au Théâtre des Barriques.


    • Toute ma vie j'ai fait des choses que je ne savais pas faire de Rémi De Vos | du 6 au 25 juillet à 13h30 (relâche les 11, 18) à la Manufacture.

    • Rue des voleurs de Mathias Enard | du 9 au 20 juillet à 21h30 (relâche le 14) à Villeneuve en scène

    • Le Révizor de Gogol | du 6 au 30 juillet à 18h44 (relâche les 11, 18, 25) au Théâtre des Lucioles

    • Yvonne de Witold Grombrovicz | du 7 au 30 juillet à 14h25 (relâche le 18) au Théâtre Gilgamesh


    • Les Vitalabri de Jean-Claude Grumberg | du 7 au 30 juillet à 11h (relâche les 12, 19, 26) à la Chapelle des Templiers

    • Moi je crois pas ! de Jean-Claude Grumberg | du 7 au 30 juillet à 18h au Tremplin - salle des baladins

    • La Valse du hasard de Victor Haïm | du 7 au 30 juillet à 18h35 au Théâtre de l'Arrache Cœur

    • Le Jardinier de Mike Kenny | du 7 au 30 juillet à 14h45 (relâche les 13 et 20) au Roseau Teintureries


    • C'est (un peu) compliqué d'être l'origine du monde de Thiphaine Gentilleau et Les filles de Simone | du 7 au 30 juillet à 12h10 (relâche le 20) à la Condition des soies

    • Un obus dans le cœur de Wajdi Mouawad | du 7 au 30 juillet à 10h35 (relâche le 19) au Théâtre des 3 soleils

    • Assoiffés de Wajdi Mouawad | du 7 au 30 juillet à 13h20 (relâche les 13, 20, 27) à l'Alizé

    • Pacambo de Wajdi Mouawad | du 7 au 30 juillet à 14h (relâche les 13, 20, 27) à la Tache d'encre


    • La Queue du Mickey de Florence Muller et Eric Verdin | du 7 au 30 juillet à 20h40 (relâche les 12, 19, 26) au Théâtre des 3 soleils

    • La Vraie Fiancée d'Olivier Py | du 7 au 30 juillet à 17h (relâche les 11, 18, 25) à l'Alizé

    • L'Epître aux jeunes acteurs pour que soit rendue la parole à la parole d'Olivier Py | du 7 au 30 juillet à 22h30 (relâche le 17) au Centre européen de poésie d'Avignon

    • Théâtre en morceaux de Jean-Michel Ribes | du 7 au 30 juillet à 17h30 (relâche les 11, 18, 25) au Célimène


    • La Vie bien qu'elle soit courte de Stanislav Stratiev | du 7 au 31 juillet à 14h55 au Théâtre Buffon

    • Svetlana Alexievitch : La guerre n'a pas un visage de femme, du 7 au 30 juillet à 11h55 (relâche le 25) au Théâtre du Chapeau rouge et Réplique, du 13 au 20 juillet à 14h05 au Péniche Fargo

    • Oncle Vania d'Anton Tchekhov | du 6 au 30 juillet à 12h25 à la Fabrik'Théâtre

    • Les Trois Sœurs d'Anton Tchekhov | du 7 au 17 juillet à 14h (relâche le 13) au Tremplin - salle des baladins


    • Le Silence de la mer de Vercors | du 7 au 30 juillet à 11h (relâche les 11, 18, 25) à L'Espace Alya

    • La Femme comme champ de bataille

      La Femme comme champ de bataille de Matéi Visniec | du 7 au 30 juillet à 14h (relâche les 11, 13, 15, 17, 19, 21, 23, 24, 25, 26) à l'Albatros

    • Petit boulot pour vieux clown de Matéi Visniec | du 7 au 30 juillet à 12h45 (relâche les 12, 19, 26) au Vieux balancier


     

     

    Le catalogue numérique

     

     


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