Festival d'Avignon et le OFF

     

    Festival d’Avignon | du 6 au 24 juillet 2018

     

     

    OLIVIER PY


    Pur présent

     

    Pur présent

     

    « Ô les vipères argentées et l’ivresse des premières fois La fureur de sa danse le remplissait d’orgueil
    Quand il faisait sa loi sur des motos volées
    Quand il était le roi d’un quartier misérable
    Quand il était le juge d’une foule insoumise
    Quand il était le maître d’un monde sans devoir
    La nuit il aimait marcher dans le cimetière en ruine Il contemplait les corps dans la chambre des morts Au jour crépusculaire il admirait son sexe
    Dur comme une prophétie et beau comme un serment Le vol et le trafic, tout ça n’était qu’un jeu
    Il a écrit en lettres d’or sur les murs de la ville
    Son nom ou des insultes, la liberté, la mort. »

    (in Pur présent, Actes Sud-Papiers, p. 33)

     

    La Scierie

    Texte et mise en scène d’Olivier Py
    Plus d'informations sur le site Internet du festival
    Du 7 juillet à 18 h
    Au 22 juillet à 18 h

     

     

     

     

    TIMOTHÉE PICARD


    Olivier Py, Planches de salut

     

    Pur présent

     

    « Que peut le théâtre ? Qu’est-ce que l’individu et la communauté sont en droit d’en attendre ? Rien moins que sauver des êtres, des âmes, des vies, répond, au-delà de tout prosélytisme, l’actuel directeur du Festival d’Avignon, le dramaturge et metteur en scène Olivier Py.

    Cet essai, à la fois biographique et analytique, se propose donc de voir comment le théâtre, au sens le plus extensif que peut prendre ce terme – une façon d’être au monde répondant à une manière d’être du monde lui-même –, a pu tirer le poète d’une angoisse mortifère procurée par le spectre de l’insignifiance en lui donnant un destin ; et comment il peut à son tour l’offrir comme viatique aux hommes et femmes d’aujourd’hui, confrontés à une spectaculaire absence de sens qui semble avoir pris des traits d’apocalypse.
    Ce dont il retourne alors n’est pas tout à fait une religion, encore moins une politique – tout en ayant éminemment à voir avec elles –, il s’agit plutôt d’une éthique de vie tout entière consacrée à la scène et à l’art, fondée sur l’éblouissement esthétique et les assurances qu’il donne, et mise en œuvre au moyen d’une poétique faisant du théâtre total, somme et synthèse de tous les théâtres, un rempart contre le sentiment de déréliction – au risque assumé de la démesure. »

    T. P.

     

     

     

    ALAIN BADIOU


    Ahmed revient

     

    Ahmed revient

     

    «  AHMED. À la scène 1, je devais vous raconter que j’avais vu, je le redis sans hésiter quelque chose de transcendant. Oui, oui, trans-scen-dant. (Écoutant une objection) Qu’est-ce que ça veut dire “transcendant” ? Pour vous le rappeler, dites-vous que c’est une chose qui est comme une transe, hein, une danse de Mexicains ou de Papous, une transe, quoi. Mais, mais ! Une danse de danseur qui a oublié son dentier dans sa loge. Le gars en transe sans dents. C’est ça le transcendant : une chose formidable, mais ça ne mord pas. C’est trans, mais c’est sans dents. OK ? C’est comme Dieu, là-haut. Il est trans, Dieu, mais il n’a pas de dentier, il est tout gentil et bon et plein de miséricorde, parce qu’il ne mord pas, vu qu’il est sans dents, Dieu. Le typique trans sans dents. »

    (in Ahmed revient, Actes Sud-Papiers, p. 19-20

     

     

    Spectacle itinérant

    Mise en scène de Didier Galas
    Plus d'informations sur le site Internet du festival
    Du 6 juillet à 20 h
    Au 23 juillet à 20 h

     

     

    DON DELILLO


    Le Mot pour dire neige

     

    DON DELILLO

     

     

    « LE PÈLERIN. Je me fais appeler « le Pèlerin », le voyageur des lieux sacrés. Nous sommes plus nombreux ces temps-ci et d’autres sont en train de se mettre en marche. Qu’espérons-nous découvrir ? L’inspiration à partir de l’immobilité d’autrui. La piqûre vivifiante d’une pensée claire. Jamais nous ne trouverons ces qualités en nous-mêmes. Jamais nous n’atteindrons la pure existence de ceux qui se sont rendus maîtres du monde et d’eux-mêmes. Le monde. Tel est notre écrasant sujet. Me voici donc arrivé là, après des mois de pénible voyage. Là, sur une montagne sans nom, dans un coin perdu de l’Asie du Centre-Ouest. Devant une hutte de terre rudimentaire, aujourd’hui sublimée par la présence d’un lettré de renom. Un théologien des choses dernières, de la vie in extremis. Un homme confronté aux rigueurs d’un exil ascétique. Un homme qui s’exprime dans une langue médiévale, le vieux-slave, quand il daigne parler. Je suis venu ici balbutier des phrases enfantines et écouter, du profond de mon âme, tout ce qu’il choisira de formuler en guise de réponse, par l’intermédiaire de son interprète. »

    (in Le Mot pour dire neige suivi de La salle de jour, Actes Sud-Papiers, p. 7

     

     

     

    Mao II Joueurs Les Noms

     

     

    La FabricA

    Joueurs, Mao II, Les Noms, romans dans la traduction de Marianne Véron (Babel)
    Le Mot pour dire neige, pièce de théâtre dans la traduction d'Adélaïde Pralon
    Mise en scène de Julien Gosselin

    Plus d'informations sur le site Internet du festival
    Du 7 juillet à 15 h
    Au 13 juillet à 15 h

     

     

     

    SÉNÈQUE


    Thyeste
    Traduction de Florence Dupont

     

    Théâtre complet

     

    « ATRÉE. Ce palais où je règne aujourd’hui
    Cette puissante demeure de l’illustre Pélops
    Peut bien s’effondrer et s’écrouler sur moi
    Pourvu que dans sa ruine il écrase mon frère.
    Allez, courage, agis !
    L’avenir te regardera avec horreur
    Mais l’avenir parlera de toi
    Il faut oser
    Un crime affreux
    Un crime sanglant
    Un crime contre l’humanité
    Pour tout dire un crime dont mon frère sera jaloux. »

    (in Théâtre complet, Actes Sud-Papiers, p. 126)

     

    Cour d'honneur du Palais des papes

    Traduction de Florence Dupont
    Mise en scène de Thomas Jolly
    Plus d'informations sur le site Internet du festival
    Du 6 juillet à 21 h 30
    Au 15 juillet à 21 h 30

     

     

     

    Rencontres au festival

     

    Librairie du Festival d’Avignon à La Maison Jean Vilar Le spectacle, des auteurs et des livres

    Du 6 au 24 juillet de 11 h à 20 h (et tous les jours du 13 au 16 juillet à 11 h 30 et 17 h30, rencontres animées par Raphaël Baptiste de L’Echo des planches)

    Retrouvez les auteurs publiés par Actes Sud :

    • 13 juillet à 11 h 30, Corps en scène : pouvoirs, vertiges et secrets Guy Freixe, Le Corps. Ses dimensions cachées, Corps de pierre, corps de chair, Krystian Lupa (éd. Deuxième époque) Claire Heggen, Théâtre du Mouvement (éd. Deuxième époque) Pierre Longuenesse, Jouer avec la musique, Jean-Jacques Lemêtre et le Théâtre du Soleil (Actes Sud-Papiers) en présence de Jean-Jacques Lemêtre, Jean-Claude Lallias
    •  

    • 13 juillet à 17 h 30, Théâtre politique / théâtre social ?
      Alexandra Badea, Pulvérisés et Europe connexion (L’Arche) Alain Badiou, Ahmed revient (Actes Sud-Papiers) Samuel Gallet, La Bataille d’Eskandar (Espaces 34) Arnaud Maïsetti, État de la scène actuelle (Théâtre/Public) Christophe Tostain, Happés (Color Gang)
    •  

    • 16 juillet à 11 h 30, Théâtres et prisons
      Catherine Anne, J’ai rêvé la révolution (Actes Sud-Papiers), David Lescot et Olivier Py, avec Enzo Verdet, metteur en scène
    •  

    • 16 juillet à 17 h 30, Théâtre et féminisme
      Magali Mougel, Suzy Stock (Espaces 34) et Elle pas princesse, lui pas héros (Actes Sud-Papiers) Claire Rengade, Et maintenant, posez-moi des questions (Espaces 34)

    Musée Calvet, le 18 juillet à 20 h

    Aslı Erdoğan “Voix d’auteurs : Soirée Aslı Erdoğan”, organisée par France Culture et la SACD, Cour du musée Calvet

     

    Conservatoire d’Avignon, le 19 juillet à 11 h 30

    Mise en lecture de Ça sera comme ça de et par Claire Lasne Darcueil (Actes Sud-Papiers), Salle Gabily

     

    Le catalogue numérique

     

     


    Association du méjan

    Actes Sud newsletter

    Inscription à la newsletter :

    newsletter