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Second Manifeste convivialiste

Sous-titre
Pour un monde post-néolibéral


Rien n’est plus urgent que d’élaborer une pensée et une intelligibilité du monde alternatives à celles que le néolibéralisme a su imposer à toute la planète. Et c’est d’une philosophie politique (au sens large du terme) que nous avons besoin, mais qui ne pourra pas consister en un simple retour au socialisme, au communisme, à l’anarchisme ou au libéralisme classiques ; ni résulter de la simple addition des analyses développées par tel ou tel philosophe, économiste, sociologue, aussi justes soient-elles. Parce qu’il ne suffira pas que ces analyses soient justes. Si elles le sont, encore faudra-t-il qu’elles soient largement crues et partagées, et si possible à l’échelle du monde.

Il est grand temps d’esquisser une avancée collective décisive dans le champ des idées. Tel est le pari de ce manifeste, résultat d’un travail qui réunit des intellectuels, mais aussi des activistes, des écrivains et des artistes, quelque 300 personnalités de 33 pays différents qui ont toutes accepté de privilégier les idées qu’elles partagent. Sans trop forcer le trait, on pourrait dire que ce Second manifeste convivialiste est le manifeste d’une Internationale informelle naissante. Une Internationale qui ne demande qu’à s’étendre pour devenir l’affaire de tous.

février, 2020
12.50 x 19.00 cm
144 pages


ISBN : 978-2-330-13092-3
Prix indicatif : 9.80€



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Un essai salutaire et indispensable pour celles et ceux qui aspirent à se connecter et se reconnaître en un idéal commun susceptible de transformer la marche du monde néolibérale destructrice.

IMAGINE DEMAIN LE MONDE

Ce programme pour une société vraiment humaine reprend et complète, en particulier sur le plan du rapport à la nature, le premier Manifeste convivialiste paru en 2013, avec pour ambition de donner naissance à une « Internationale convivialiste ».

Hervé Nathan, ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES

Le convivialisme ? Mais qu’est-ce ? Pensé comme une alternative au néolibéralisme, le convivialisme est une nouvelle philosophie politique concoctée il y a une dizaine d’années par des intellectuels, dont le sociologue Alain Caillé, l’économiste théoricien de la décroissance Serge Latouche et le philosophe altermondialiste Patrick Viveret. Elle a ses manifestes - le premier publié en 2013, le second quelques jours avant le confinement début mars - et son internationale, regroupant quelque 300 intellectuels dans une trentaine de pays. 

Selon eux, il faut repartir d’un sentiment humain théorisé depuis la Grèce antique : l’hubris, soit la démesure ou l’excès, « qui est au cœur du désir et est plus difficile à réguler que le besoin », explique Alain Caillé. Autrement dit, l’homme en veut toujours plus. Et c’est précisément sur cette idée qu’est fondé le libéralisme. « L’individu est conçu comme un calculateur dont le seul objectif est de maximiser sa richesse. Au nom de ça, on peut tout détruire. L’idée fondamentale pour sortir de cette vision, c’est de prendre en compte les rapports sociaux », développe le sociologue. Pas seulement parce que les conséquences du libéralisme sont un brin fâcheuses, mais parce qu’en réalité, « pour les humains, les liens sociaux sont plus importants que les biens matériels ». D’où le principe de convivialité, ou de bien vivre ensemble

Charlotte Belaïch, LIBÉRATION

Son but est de rassembler clairement des idées simples et justes sur les enjeux actuels de façon à générer une mutation radicale.

SANS TRANSITION !

Le 1er mai dernier, Libération demandait à Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts (EELV), si l’on devait considérer « convivialiste » comme « le nouveau terme pour dire gauche ». Depuis la sortie d’un premier manifeste en 2013, le convivialisme fait son chemin » 

« Mais au-delà d’un travail conceptuel qui se propose de faire un rapide bilan et de tirer le meilleur des grandes idéologies du XIXe et du XXe siècle, le Second Manifeste convivialiste en appelle à l’imagination. Car sortir du néolibéralisme ne suppose pas seulement des idées ; cela suppose aussi un imaginaire et des affects nouveaux.

Florent Trocquenet-Lopez, SOCIALTER

L’Internationale convivialiste, fondée par le sociologue Alain Caillé, revient près de sept ans après son premier manifeste. Après avoir déclaré « l’interdépendance » des hommes, le groupe d’intellectuels s’attaque au néolibéralisme.

MARIANNE

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