La contre-nature des choses | Actes Sud
Actes Sud Littérature
Exofictions

Février, 2018 / 10,0 x 19,0 / 192 pages

traduit de l'anglais (Canada) par : Hélène FRAPPAT
ISBN 978-2-330-09253-5
prix indicatif : 16, 80€


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La contre-nature des choses

Tony BURGESS

Un homme au bout du rouleau – le narrateur – sil­lonne un paysage de fin du monde sans lever les yeux. Tout là-haut, dans ce qu’il reste de l’ancien ciel et qu’il évite de regarder, l’Orbite charrie un milliard de cadavres. Parce qu’au bout du compte, l’apocalypse zombie aura surtout généré un gigantesque problème de gestion des déchets. Les brûler dans des fours géants ? Trop de mauvais souvenirs. Les enterrer ? On a bien essayé, mais pour se retrouver avec des hectares de boue grouillante. Alors on s’est mis à les envoyer là-haut. Quant à lui, il doit se trouver un fils avant le soir, autrement dit kidnapper un gosse pour qu’il l’aide à accomplir une mystérieuse mission.
Et puis il y a Dixon, son double maléfique, une vieille connaissance devenue vendeur de cadavres et un authentique génie du mal. Dixon pratique des tortures d’une barbarie et d’une sophistication pornographique qui en font l’homme le plus redouté parmi ce qu’il reste de survivants sur cette planète presque totalement in­hospitalière. Entre le narrateur et lui, un duel s’engage. L’occasion, pour Tony Burgess, d’ajouter à l’Enfer de Dante une multiplicité de cercles dont la puissance tient autant à leur imagerie traumatiquement poétique qu’à leur caractère politique de prémonition.

La contre-nature des choses

La contre-nature des choses

François Angelier, Le Monde des Livres

« Un délicieux bijou post-apocalyptique zombie, ciselé par la traduction d’Hélène Frappat. Fort d’un style en coups de cutter, sec et hoquetant, ci-gît une vision atrocement convaincante de nos temps à venir.  »


Élise Lépine, Transfuge

« C’est obscène, cauchemardesque, saisissant, La Contre-nature des choses permet au canadien Tony Burgess de trouver sa voie, celle d’un Sade punk et émotif. À travers ce récit halluciné de fin du monde, qui verra son narrateur passer de la forme physique d’un homme à celle d’un tronc rampant, mordant et vagissant, Burgess se met en quête de toutes les limites qu’il peut trouver, et les dépasse. En élaborant sa poésie bizarre, fait de bric et de broc, parfaitement décomplexée et d’une qualité sidérante, Burgess crame les limites de la forme littéraire. En chroniquant le “no-future” du monde, Tony Burgess sonne le tonitruant et tant attendu réveil du punk en littéraire.  »


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