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Le Boulevard périphérique


Paris, 1980. Alors qu’il “accompagne” sa belle-fille dans sa lutte contre un cancer, le narrateur se souvient de Stéphane, son ami de jeunesse, qui au début de la guerre l’avait initié à l’escalade et au dépassement de la peur. Entré dans la Résistance, puis capturé par un officier nazi – le colonel Shadow –, il est mort dans des circonstances jamais vraiment élucidées.
Mais Shadow, à la fin de la guerre, s’est fait connaître du narrateur. Son intangible présence demeure en lui, elle laisse affleurer les instants ultimes, la mort courageuse – héroïque, peut-être – de Stéphane. Et la réalité contemporaine (les visites à l’hôpital, l’anxiété des proches, les minuscules désastres de la vie ordinaire) reçoit de ce passé un écho d’incertitude et pourtant d’espérance…

L’ombre portée de la mort en soi, telle est sans doute l’énigme dont Henry Bauchau interroge les manifestations conscientes et inconscientes, dans ce captivant roman qui semble affirmer, jusqu’à sa plus ultime mise à nu, l’amour de la vie mystérieusement éveillée à sa condition mortelle. Né en 1913 en Belgique, Henry Bauchau est poète, dramaturge, romancier et psychanalyste. Son oeuvre, publiée par Actes Sud, est aujourd’hui traduite dans toute l’Europe, aux Etats-Unis, en Chine et au Japon. Le Boulevard périphérique (Actes Sud, 2008) a reçu le Prix du livre Inter.

septembre, 2009
11.00 x 17.60 cm
272 pages


ISBN : 978-2-7427-8493-6
Prix indicatif : 7.70€
Babel n° 972



Où trouver ce livre ?

prix du Livre Inter -

Le récit le plus simple atteint chez Henry Bauchau un paroxysme et une universalité du sensible qui emportent et qui étreignent.

Amélie Dor, Lire

Une œuvre dans les profondeurs poétiques de laquelle mythe personnel, mythes antiques et grandes figures historiques se mêlent. Subtile variation sur le cheminement intime, Le Boulevard périphérique descelle les portes trop étanches de la mémoire tout en scandant le rythme d’une vertigineuse valse à trois temps.

Jérôme Goude, Le Matricule des anges

Henry Bauchau livre ici son texte le plus personnel, le plus tendu vers une vérité personnelle.

Aliette Armel, Le magazine littéraire

Son livre ne console pas, il élève ; et l'on en sort étrangement apaisé.

Elisabeth Barillé, ELLE

Cet écrivain signe un livre de chevet, dans tous les sens du terme. Un ouvrage oxygénant et obsédant, dont on sent qu’il ne vous quittera plus, et délivrera ses messages au compte-gouttes, au fil des épreuves de la vie.

Marine Landrot, Télérama

La vérité de Bauchau est une vérité humaine où luttent constamment, dans une hésitation des destins, les raisons d’espérer et celles de trembler.

Bruno Frappat, La Croix

Les raisons d’éprouver la plus grande affection pour le nouveau roman d’Henry Bauchau surgissent l’une après l’autre en bon ordre. La liberté de ton est sidérante, comme si l’urgence de raconter faisait délibérément trembler les bases de l’écriture. Un roman qui éclaire le royaume des ombres.

Claire Devarrieux, Libération

Une œuvre dans les profondeurs poétiques de laquelle mythe personnel, mythes antiques et grandes figures historiques se mêlent. Subtile variation sur le cheminement intime, Le boulevard périphérique descelle les portes trop étanches de la mémoire tout en scandant le rythme d’une vertigineuse valse à trois temps.

Marine de Tilly, Transfuge