Un juif en cavale | Actes Sud
Actes Sud Littérature
Domaine français

Février, 2013 / 11,5 x 21,7 / 272 pages


ISBN 978-2-330-01419-3
prix indicatif : 19, 80€


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Un juif en cavale

Laurent SAGALOVITSCH

Temporairement revenu des angoisses d’un exil complètement à l’Ouest sous le ciel mauve de Vancouver (Loin de quoi ?) et miraculeusement réchappé d’une rocambolesque prise d’otages parisienne (La Métaphysique du horsjeu), le “juif impossible” Simon Sagalovitsch atterrit à Tel-Aviv où l’attend sa pire épreuve : vivre parmi les siens.
Pessimisme et mauvaise foi en bandoulière, Monika (sa sémillante Batave) au bras, notre sombre héros aborde les rivages de la maturité en se confrontant aux contradictions de la Terre promise – qui valent bien les siennes. Trimballant son atavique mélancolie, son single malt et ses anxiolytiques sur les plages alanguies de Jaffa, le voilà qui contre toute attente cède aux charmes de l’improbable dolce vita israélienne, bon voisinage et honnête football amateur, et renoue le dialogue, non seulement avec son prochain, mais aussi avec l’Autre Empoté dont l’assourdissant silence pendant la Shoah n’a pourtant jamais cessé de le hanter.
Dernier round bravache et doux-amer où Sagalovitsch (auteur et personnage) laisse affleurer sa récalcitrante tendresse pour ses frères humains, Un juif en cavale a le goût unique des adieux annoncés, des joies tristes et des blessures apprivoisées. Et l’élégance des comédies désinvoltes. Drôle et fatal.

«Avec le recul, il me semble que la rencontre, la confrontation entre Simon et Israël était inévitable. Peut-être était-elle déjà présente dès les prémices de Loin de quoi ? Peut-être bien que j’en suis arrivé à créer ce personnage impossible de Simon pour précisément me confronter à ce pays qui devait, dans les tréfonds de ma conscience, me fasciner depuis toujours. Un pays que pourtant je ne connaissais pas. N’étais pas désireux de connaître. Si bien que pour rendre crédible le dernier tome des aventures de Simon, j’ai dû l’accompagner en Israël. L’accompagner physiquement. Tout comme Simon, un beau matin, j’ai atterri à Tel-Aviv. Je ne savais rien de cette ville. J’avais pris soin dès lors que j’avais arrêté l’idée de ce voyage d’éviter de me documenter. Je voulais être très exactement comme Simon : totalement ingénu. Sans repères.
Le choc a été rude. Autant pour lui que pour moi. Se retrouver dans la posture d’un “simple juif ” égaré au coeur d’une foule composée d’autres “simples juifs” s’est avéré une expérience des plus déconcertantes, des plus déstabilisantes et des plus inattendues. C’est que ces gens ne se distinguaient en rien de moi. Qu’ils me ressemblaient atrocement. Je m’attendais à être entouré de juifs religieux affublés de tout leur attirail traditionnel, en perpétuelle conversation avec Dieu, et je me suis retrouvé propulsé au coeur d’une ville dévorée par la folie consumériste, hantée par une jeunesse avide de vivre une existence échappant à toute forme de spiritualité. Cette spiritualité, nous avons fini par la trouver Simon et moi à Jérusalem. Mais tellement outrancière qu’elle nous a rebutés.
C’est de tout cela qu’il s’agit dans Un juif en cavale.
Du moins je le crois…»

Laurent Sagalovitsch

Un juif en cavale

Un juif en cavale

Anne Berthod, La Vie

« Simon Sagalovitsch ? Un drôle d’avatar, une sorte de Woody Allen mâtiné de Jean-Pierre Bacri, qui nous fait un Lost in Translation entre Paris, Vancouver et Tel-Aviv Beach. (…) Sous le ton drolatique d’un auteur emporté par sa prose torrentielle, l’amertume affleure, palpable et touchante. Jusqu’à l’épilogue, mystérieux pied de nez à la fatalité.  »


Alain Granat, JewPop

« En lisant Un juif en cavale, on éprouve le sentiment jouissif de naviguer d’un compte-rendu de match de Division d’Honneur dans l’Équipe rédigé par un journaliste sous acides, à un scénario digne d’un film des frères Coen, mis en scène par le roi du mélo hollywoodien Douglas Sirk. Sagalovitsch possède ce talent rare de faire passer son lecteur de l’éclat de rire à l’émotion sans pathos, tout en douceur.  »


Olivier Mony, Livres Hebdo

« Dans une langue comme emballée, ivre d'elle-même, qui dans ses meilleurs moments rappelle la démesure d'un Mordecai Richler, le romancier offre en contrebande une  réflexion âpre et douloureuse sur la fortune et l'infortune qu'il y aurait à être né juif. La difficulté, aussi, de le rester.  »


Pierre Maury, Le soir

« Il s'agit du meilleur des trois romans, ce qui fait bien sur regretter qu'il soit le dernier. Sagalovitsch atteint des sommets dans un  délire nourri de tous les événements (…). Tout est dérisoire et le rire fuse à chaque page.    »


Emilie Grangeray, Le Monde des Livres

« Simon, Ce juif errant des temps modernes, qui a couru pendant trois livres derrière il ne savait trop quoi (…), n'aura pas raté sa sortie d'Egypte, ni son échappée, à laquelle ses admirateurs se résoudront difficilement, hors de l'univers irrésistible de Laurent Sagalovitsch.  »


Ariane Singer, Transfuge

« Derrière la drôlerie du récit perce l’obsédante question de l’identité juive et  de l’appartenance, comme chez Philip Roth et Mordecai Richler, auxquels l’humour de Sagalovitsch fait immanquablement penser.  »


Olivier Mony, Livres Hebdo

« Même s’il n’est pas nécessaire d’en avoir lu les deux premier volets pour en apprécier toute la verve comique et désespérée, ce tome tient bien du bouquet final. Dans une langue comme emballée, ivre d’elle-même, qui dans ses meilleurs moments rappelle la démesure d’un Mordechai Richler, le romancier offre en contrebande une réflexion âpre et douloureuse sur la fortune et l’infortune qu’il y aurait à être né juif. La difficulté, aussi, de le rester.  »


Monique Neubourg, Art Travel

« Laurent Sagalovitsch est un écrivain de fond, un portraitiste gouleyant, un feuilletoniste haletant. (…) Il manie l’humour juif ad libitum en tirant tous les partis comiques de sa déprime existentielle, laquelle devient un remède bien senti à la mélancolie du lecteur (si tant est).  »


Marie-Paule Caire, Parution.com

« Laurent Sagalovitsch continue à entraîner son lecteur dans des phrases interminables, tours et détours jubilatoires. On retrouve intact l’humour déjanté des deux livres précédents : un joyeux moment de lecture.  »


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