Rois d'Alexandrie | Actes Sud
Jacqueline Chambon
Hors collection

Février, 2018 / 12,5 x 19,5 / 208 pages

traduit de l'espagnol par : Edmond RAILLARD
ISBN 978-2-330-09257-3
prix indicatif : 20, 80€


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Rois d'Alexandrie

José Carlos LLOP

Au début des années 1970, le narrateur de ce roman dé­couvre à Majorque une contre-culture nourrie des prémisses de la révolution sexuelle et du rock’n’roll. C’est l’avènement d’un monde où la poésie serait reine, où vivre sans entraves dans l’exaltation des sens conduirait à la liberté. Devenu étudiant à Barcelone, il prend conscience qu’elle se déploie aussi dans une révolte politique qui peut s’avérer dangereuse. De ce temps de l’insouciance et de la ferveur, de la camara­derie et de l’amour, Llop fait un chant porté par les poèmes d’Ezra Pound, scandé par les tubes des sixties et des seventies, de Neil Young et de Bob Dylan en passant par les Stones, Leonard Cohen et bien d’autres, magnifié par la découverte du sexe et des paradis artificiels. Mais les rois d’Alexandrie sont des rois qui jamais ne régnèrent et, avec le désenchan­tement marqué par la fin d’un monde où tout semblait possible et l’apparition du sida, cet éther doré va se ternir et disparaître. Certains mourront, la plupart rentreront dans le rang, seule demeurera une nostalgie lumineuse dont se nour­rira l’oeuvre naissante de Llop.
D’un lyrisme sublimé jusqu’au désespoir, cette magni­fique ode à l’amour et à la liberté nous offre un témoignage bouleversant de cette période où Palma et Barcelone, jalons fondamentaux dans la vie de l’auteur, commençaient à émerger de la longue nuit franquiste.

Rois d'Alexandrie

Rois d'Alexandrie

Olivier Mony, Livres hebdo

« José Carlos Llop, homme des deux rives, d’un ici et ailleurs permanent, sait avec Barthes « qu’il n’est pays que de l’enfance », mais aussi que des rêves incertains et perdus. Il remonte une « memory lane » où résonnent à l’identique les textes de Pound, d’Eliot, de Rilke, de tous ces voyageurs comme dissous dans les brouillards de la mémoire et également les airs rageurs et libérateurs des Stones, de Dylan, de Cohen et des autres. A la fin, que reste-t-il ? Une vie. Et un grand et beau livre pour dire sa progressive disparition.  »


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