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Pleine terre



Ce matin-là, Jacques Bonhomme n’est pas dans sa cuisine, pas sur son tracteur, pas auprès de ses vaches. Depuis la veille, le jeune homme est en cavale : il a quitté sa ferme et s’est enfui, pourchassé par les gendarmes comme un criminel. Que s’est-il passé ?
D’autres voix que la sienne – la mère d’un ami, un vieux voisin, une sœur, un fonctionnaire – racontent les épisodes qui ont conduit à sa rébellion. Intelligent, travailleur, engagé pour une approche saine de la terre et des bêtes, l’éleveur a subi l’acharnement d’une administration qui pousse les paysans à la production de masse, à la déshumanisation de leurs pratiques et à la négation de leurs savoir-faire ancestraux. Désormais dépouillé de ses rêves et de sa dignité, Jacques oscille entre le désespoir et la révolte, entre le renoncement et la paradoxale euphorie de la cavale vécue comme une possible liberté, une autre réalité.
Inspiré d’un fait divers dramatique, ce roman aussi psychologique que politique pointe les espérances confisquées et la fragilité des agriculteurs face aux aberrations d’un système dégradant notre rapport au vivant. De sa plume fervente et fraternelle, Corinne Royer célèbre une nature en sursis, témoigne de l’effondrement du monde paysan et interroge le chaos de nos sociétés contemporaines, qui semblent sourdes à la tragédie se jouant dans nos campagnes.

août, 2021
11.50 x 21.70 cm
336 pages


ISBN : 978-2-330-15390-8
Prix indicatif : 21.00€



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La terre ne ment pas, paraît-il. Corinne Royer, dans son dernier roman, non plus, avec ce magnifique portrait de paysan français. 

Le puissant roman de Corinne Royer enchaîne les chapitres courts, alterne les points de vue, porté d’un bout à l’autre par une écriture qui se fait tour à tour poétique ou réaliste.

Dans Pleine terre, chaque voix porte la psychologie de son personnage et fait entendre le chahut des pensées qui l’encombrent. 

La musique lancinante de Pleine terre résonnera longtemps dans la tête de celles et ceux qui iront écouter la souffrance de Jacques Bonhomme. 

Alexandre Fillon, TRANSFUGE

C’est une étrange voix que celle de Corinne Royer, pleine de souffle, capable de vrais morceaux d’anthologie et toujours juste. Dans Pleine terre, son cinquième roman, elle recompose ce qu’elle sait d’un monde qui s’effondre, l’agriculture familiale de petits paysans en voie de disparition, ceux qui se suicident quotidiennement. 

Si nous marchons et avançons dans la lecture, c’est que chaque séquence a sa force, une vraie ferveur portant le tout 

Maïté Bouyssy, EN ATTENDANT NADEAU

Odyssée onirique tout autant qu’échappée tragique 

Portrait kaléidoscopique d’un homme et d’un monde en voie de disparition, ce roman composé d’un style pétri de délicatesse culmine avec la magnifique lettre d’adieu laissée par Jacques Bonhomme, plaidoyer pour le monde paysan et adresse vibrante d’humanité 

Alfred Levy, VALEURS ACTUELLES

Exceptionnel roman qui est tout à la fois un témoignage et une tribune à sauver le soldat paysan pendant qu’il est encore temps 

Un roman décapant, poignant, fascinant et glaçant. Une écriture enlevée, vive et érudite qui nous plonge dans ce monde agricole si particulier où les 39 heures n'existent pas, comme les week-ends, puisque les vaches ne se traient pas toutes seules, et que les robots le font mais mal. L'amour de la terre, l'amour de ses bêtes, des sentiments nobles que les bureaucrates ne comprennent pas car ils ne les connaissent pas. 

François Xavier, L'INTERNAUTE

Il y a des livres qui vous transmettent la rage... Pleine terre est de ceux-là. Ce livre rend hommage à tous les paysans et tous les éleveurs qui aiment leurs bêtes, respectent la nature et ont le courage de refuser le diktat de certains contrôles sanitaires. 

L’écriture de Corinne Royer est à la hauteur de ce drame : tantôt tendre et poétique, tantôt torturée et déchirée, vaste comme le paysage et comme l’humanité des personnages. Elle sait dire les tourments du corps et leur exultation, l’hallucination par la faim pendant la cavale, elle sait dire le chagrin d’une mère qui assèche son cœur.

Nadine Dutier, ENCRES VAGABONDES

Pleine terre est surtout un texte ciselé et poignant, qui au final s’élève au-dessus des questions de vérité ou de fiction, comme un emblème du malaise paysan ancré dans un fait divers tragique.

Eric Médous, BEZINE

Dans les pages prenantes et éblouissantes de Pleine terre, il y a le désarroi d'un homme révolté qui dit non mais ne renonce pas, la perte de la raison de la vie et de l'espérance…

Il y a aussi l’effondrement du monde paysan, l’aveuglement de l'administration, la solitude, les regrets, les souvenirs

Serge Bressan, LE QUOTIDIEN DU LUXEMBOURG

Pleine terre résonne comme un signal d'alarme projetant sa voix bien au-delà du monde paysan. Un cri dont la force de la littérature nous donne avec ce très beau roman un écho puissant, qu'il serait sage d'entendre. 

Laurence Houot, FRANCE INFO CULTURE

Le livre sonne l’alarme et nous raconte le destin d’un homme de la terre aux espérances confisquées et l’aberration d’un système qui dégrade notre rapport au vivant. Il faut lire ce livre pour sa plume et son sujet.

Ariane Bois, SERVICE LITTERAIRE

Un roman percutant sur la tragédie du monde paysan.

Eric Fawcett, Francenewslive.com

Ce roman absolument prenant est aussi en réalité très philosophique. Il s’emploie à nous inculquer les valeurs camusiennes de la révolte et se lit comme un plaidoyer empiriste et épicurien, un écho au De Rerum Natura de Lucrèce. L’auteur révèle un monde tragique tout en apportant des réponses plausibles pour restaurer une humanité à une société étrangement sourde à celle qui la nourrit.

Alice Develey, LE FIGARO LITTERAIRE

Poignant.

Christophe Henning, RCF dans "Au pied de la lettre"

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